mardi 26 mars 2019 00:14:28

Sensibilisation aux risques de consommation de psychotropes : Attention danger !

Classés médicaments à risque, les psychotropes sont mis sous surveillance.

PUBLIE LE : 12-01-2019 | 0:00
D.R

Classés médicaments à risque, les psychotropes sont mis sous surveillance. Malgré le renforcement de la législation sur la vente et la consommation de ces médicaments, la circulation de stupéfiants ne cesse d'augmenter. La sûreté de la wilaya d'Alger estime que seules la sensibilisation et la prévention pourraient réduire la consommation de ces drogues.

Des cadres de la Sûreté de la wilaya d'Alger ont  organisé, jeudi à Zéralda (Alger), une rencontre de sensibilisation aux risques de consommation des psychotropes, en faveur des écoliers et des jeunes, plaidant à cette occasion, pour l'ouverture du dialogue avec les différentes franges de la société.
Intervenant à cette rencontre à laquelle ont pris part des élèves des cycles primaire et secondaire et des apprentis des centres de formation professionnelle et d'apprentissage, le lieutenant de police, Selma Saoudi, cadre dans la cellule de communication et des relations publiques de la Sûreté d'Alger a indiqué que cette rencontre comptait parmi celles qu'organiseront les cellules d'écoute et de suivi, à travers les 13 circonscriptions administratives de la wilaya, dans le cadre de la campagne nationale lancée par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qui s'étalera du 8 au 14 janvier.
Cette campagne touchera les différents cycles d'enseignement, dont des universités et des cybercafés, en vue de "sensibiliser" les différentes  franges de la société aux "risques de consommation des psychotropes et leurs effets sur la santé publique".
Le lieutenant de police a expliqué aux élèves les risques psychologiques et physiques que représente la consommation des différents types de drogue, en leur dévoilant "les ruses" auxquelles recourent les trafiquants de drogue pour piéger les élèves des différents cycles d'enseignement.
Il y a plusieurs raisons qui incitent les jeunes à consommer ces  psychotropes, a-t-elle dit, citant, outre les raisons  socio-psychologiques et la déperdition scolaire, "l'absence du référent  religieux et d'accompagnement".  
S'adressant aux élèves du lycée Saïd Tayeb et aux étudiants du centre  professionnel Saïd Hadjar, le chef de la cellule d'écoute et de communication de la Sûreté de Zeralda, le lieutenant Ben Ziane Omar a mis l'accent, sur "l'importance" des cellules d'écoute au niveau des différentes circonscriptions administratives, appelant les élèves et  les jeunes à "se rapprocher de ces cellules pour obtenir plus d'informations et de conseils. Le rôle de ces cellules est de protéger le jeune et non de le punir, a-t-il poursuivi.
23.000 consommateurs ont moins de 16 ans
Par ailleurs, le chef de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Château-neuf, Ben Kheira Omar a mis en garde contre "la mauvaise  fréquentation", appelant les élèves et les étudiants présents "à refuser  tout médicament qui leur sera proposé ou offert comme calmant ou autre".
Il leur a expliqué, en outre, les différents pièges tendus par les dealers de drogue, soulignant que "le dialogue avec une personne digne de confiance pourrait constituer un échappatoire de ce danger qui guette la santé publique".
La consommation de la drogue est devenue de plus en plus inquiétante surtout dans lee milieu de jeunes. Les statistiques fournies, en 2018 par  le Dr Youcef Terfaoui, médecin spécialiste des maladies non transmissibles, laissent prévoir une augmentation «sensible» du nombre de consommateurs ces dernières années. Ce médecin a révélé que le nombre de jeunes qui fréquentent les centres de prises en charge spécialisées de ce genre d’addiction, a pratiquement doublé en seulement cinq années. Ainsi, le nombre de consommateurs de drogue qui était de 12.000 en 2012, est monté à 23.000. Ce spécialiste a précisé que les jeunes dont l’âge ne dépasse pas les 16 ans sont les plus grands consommateurs de différentes drogues et psychotropes. Il a souligné justement que le cannabis et la drogue la plus consommée suivie des psychotropes et même de la cocaïne. Un constat qui confirme que l’Algérie tend à devenir un pays consommateur et non pas uniquement de transit de la drogue. D’autres  chiffres rendus publics par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie dressent un tableau si sombre de l’amère situation vécue par le pays, plus 17 500 toxicomanes ont bénéficié d’une prise en charge médicale et thérapeutique au titre de l’année 2017. Sur ce nombre, plus du tiers sont des jeunes âgés de 26 à 35 ans. Selon le rapport de l’Office la prise en charge des toxicomanes, pour soins et désintoxications, a concerné 16 218 personnes, bénéficiaires de consultations externes, 1177 autres en hospitalisation volontaire et enfin 172 toxicomanes ont fait l’objet d’injonctions thérapeutiques. Autre chiffre qui mérite attention, sur le total des toxicomanes traités, 1.782 sont des femmes, contre 15.785 hommes (89,86%).
Encadrée et supervisée par l'ensemble des cellules d'écoute et d'officiers de police judiciaire activant dans le domaine, cette campagne nationale, lancée le 8 janvier en cours, a vu également l'organisation d'une opération de proximité au profit des jeunes au niveau des circonscriptions  administratives de Rouiba, El Harrach et Dar El Beida et devra se poursuivre à Hussein Dey puis dans d'autres communes de la wilaya d'Alger.  
R. S.

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