jeudi 20 juin 2019 13:24:44

M. Messahel, depuis Copenhague : «L’Algérie, un cas d’école en matière de déradicalisation et de lutte contre le terrorisme»

«L'Algérie, qui est aujourd’hui un pays sécurisé, vit en paix et jouit d’une grande stabilité dans une zone marquée par de grandes turbulences», a affirmé, jeudi à Copenhague, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

PUBLIE LE : 12-01-2019 | 0:00
D.R

«L'Algérie, qui est aujourd’hui un pays sécurisé, vit en paix et jouit d’une grande stabilité dans une zone marquée par de grandes turbulences», a affirmé, jeudi à Copenhague, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Le chef de la diplomatie algérienne, qui effectue une visite officielle au Danemark, a souligné que «ce résultat est l'aboutissement d'une vision de paix, de réconciliation, de dialogue et de développement à long terme préconisée par le Président Abdelaziz Bouteflika dès son élection à la magistrature suprême, en 1999, et traduite dans les faits par des politiques, une stratégie et des programmes dans les différents domaines.  Lors de son intervention dans une conférence sur l’apport de l’Algérie à la stabilisation de la région et dans le monde arabe et son expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la déradicalisation, M. Messahel a tenu à mettre en exergue «le rôle joué par l'ANP et les forces de sécurité dans la préservation de sa sécurité et sa stabilité». Il a ajouté que «la stabilité dont jouit l'Algérie, malgré les multiples défis sécuritaires qui marquent la région, lui a valu son classement, en 2016 et 2017, au septième rang des pays les plus sûrs au monde par l’institut Gallup de Washington». Abordant la situation en Libye, M. Messahel a affirmé que «l'Algérie, en tant que pays voisin, soutient pleinement les efforts et la feuille de route des Nations Unies pour une solution politique entre toutes les parties libyennes, sans interférence ou ingérence étrangère, respectant la souveraineté, l'indépendance, l'intégrité territoriale, l'unité et la cohésion nationales de ce pays».  Sur la situation au Mali, M. Messahel a indiqué que «l'Algérie reste pleinement engagée dans la mise en œuvre de l'Accord de paix d'Alger par toutes les parties signataires de ce document, en dépit de la multiplication des actes de violence et de terrorisme». S'agissant de la situation au Sahara occidental, le ministre des Affaires étrangères a souligné que «l'Algérie appuie les efforts des Nations Unies en faveur de l'exercice par le peuple de ce territoire non autonome de son droit inaliénable à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et à la légalité internationale».   Abordant les politiques de déradicalisation, le ministre des affaires étrangères a souligné que «parmi les principes sur lesquels reposent ces politiques en Algérie, l'on retrouve la lutte contre les facteurs de marginalisation et d'exclusion, la promotion de la justice sociale et de l'égalité de chances, la réconciliation nationale, la promotion de la démocratie, de l'Etat de droit, de la bonne gouvernance, des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'indépendance de la justice qui occupent une place centrale». M. Messahel a également indiqué que la justice et la bonne gouvernance «renforcent la confiance du citoyen dans ses institutions publiques, et que la démocratie consolide la liberté d'expression, dévoile par là-même le discours extrémiste et toute la violence qu’il véhicule en contribuant à sa marginalisation et à son rejet par la population et expose ses tenants à la rigueur de la loi». «A la vérité, la démocratie s’affirme comme le meilleur antidote à l’extrémisme violent et au terrorisme» a-t-il conclu. Un «cas d’école» en matière de réconciliation nationale, a souligné aussi M. Messahel lors d’une conférence qu’il a animée au Collège royal de défense du Danemark. «C’est dans cette voie que l’Algérie s’est engagée depuis l’accession du Président Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême du pays en 1999. Et c’est grâce à cette politique que le pays a rapidement refermé, par des voies pacifiques et en partant de la conviction que la voie de la répression légale a nécessairement ses limites, les plaies de la décennie noire », a-t-il souligné. Rappelant l’initiative de l’Algérie que l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies avait adoptée et faisant du 16 mai de chaque année la Journée internationale du vivre ensemble en paix, M. Messahel a indiqué que l’Algérie «s’emploie, aujourd’hui, à promouvoir et à ancrer dans les esprits et le comportement des citoyens et des institutions, les valeurs et vertus du vivre ensemble en paix.

Algérie - Danemark : promouvoir la coopération

Au cours de sa visite, le ministre des Affaires étrangères a eu un entretien, jeudi à Copenhague, avec son homologue danois, Anders Samuelsen, portant sur les relations bilatérales et les voies et moyens de leur renforcement. M. Messahel a évoqué avec son homologue danois «les relations bilatérales et les voies et moyens de leur renforcement, notamment dans le domaine économique, à travers l’accroissement des échanges commerciaux et la promotion des investissements dans les deux pays». Les deux ministres se sont félicités «des avancées enregistrées» dans ce cadre et ont exprimé leur engagement à poursuivre leurs efforts pour explorer de nouveaux domaines de coopération. Les relations entre l’Algérie et l’Union européenne ont également fait l’objet d’échanges lors de cet entretien. Les deux ministres ont, par ailleurs, procédé à un échange de vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, ainsi que les questions liées à la lutte contre le terrorisme, les politiques de déradicalisation et le phénomène de la migration clandestine.  Lors de sa rencontre avec le vice-président du Parlement danois, Kristensen Henrik Dam, M. Messahel a souligné «le rôle très important que jouent les parlementaires et les parlements dans le développement des relations et la promotion des échanges économiques et humains entre les deux pays ».
M. Kristensen a «salué l’expérience algérienne en matière de renforcement de l’Etat de droit et de la promotion de la bonne gouvernance et de l’ancrage démocratique», réitérant également «l’attachement de son pays au développement de la coopération bilatérale avec l’Algérie, y compris dans le domaine parlementaire, pour la rehausser au niveau des potentialités des deux pays». La visite du ministre des Affaires étrangères au Danemark a été l’occasion d’une rencontre avec une délégation de la Commission des affaires étrangères du Parlement danois, présidée par Espersen Soren. Les échanges ont porté sur l’apport des Parlements des deux pays à l'effet de renforcer davantage les relations entre les deux pays. Les membres de la Commission des affaires étrangères ont remercié M. Messahel pour les informations échangées et ont exprimé leur admiration pour les efforts entrepris par l'Algérie en vue de contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité dans la région. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères s’est entretenu avec Mme Grete Faremo, sous-secrétaire général des Nations Unies et directrice exécutive du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets.  L’entretien a porté sur les relations de coopération entre l’Algérie et les Nations Unies. Mme Faremo a réitéré les remerciements des Nations Unies pour le rôle actif de l’Algérie dans le cadre du système des Nations Unies, notamment la cofacilitation réussie avec le Danemark de l’adoption récemment de la résolution sur le financement du développement.
    Synthèse Tahar Kaidi
 

  la communauté algérienne fête Yennayer

Dans le cadre de sa visite en Finlande, qui coïncide avec la célébration de la fête nationale de Yennayer, M. Messahel a partagé cette fête avec les membres de la communauté nationale établie en Finlande. Lors de cette rencontre, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la célébration de la fête de Yennayer «intervient dans le cadre de la réappropriation de l’identité nationale dans toutes ses composantes islamique, arabe et amazighe», rappelant, à cet égard, la décision du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de faire de la fête de l’an amazigh, Yennayer, journée chômée et payée. Le ministre a ajouté que cette décision «conforte l’unité et la stabilité nationales, alors que des défis multiples interpellent notre pays».
Il a également indiqué que «la réappropriation de l’amazighité en Algérie est venue dans le cadre de réformes plus globales qui ont fait de l’Algérie le pays stable qu’il est aujourd’hui, malgré son environnement immédiat marqué par de grandes turbulences, et le pays ayant réalisé de grandes avancées dans son développement socioéconomique, la consolidation de ses institutions et la promotion de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance». Les membres de la communauté nationale présents ont «hautement apprécié» cette initiative du ministre des Affaires étrangères et ont réitéré leur «attachement au pays d’origine». Ils ont également mis en avant leur «volonté de contribuer à son développement».
Le ministre a souligné que l’Algérie est un pays stable grâce au leadership clairvoyant du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’engagement de son peuple qui a toujours su surmonter les moments les plus difficiles de son histoire et à la force et à la performance des institutions de l’Etat. «Les réalisations de l’Algérie sont le fruit du leadership clairvoyant du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a su mettre un terme à la tragédie nationale, renforcer la cohésion nationale à travers la réconciliation, relancer l’économie algérienne et redonner à l’Algérie la place qui doit être la sienne au sein du concert des nations», a ajouté Abdelkader Messahel.

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