jeudi 17 janvier 2019 21:19:58

Célébration aujourd’hui de Yennayer 2969 : cohésion et convivialité

Renouer avec les traditions, Des fêtes dans l’ensemble des écoles : 233 enseignants d’amazigh en 1996, contre 2.557 cette année.

PUBLIE LE : 12-01-2019 | 0:00
D.R

C’est dans une ambiance festive, que la ministre de l’Éducation nationale a partagé la joie des élèves de l’école primaire  El-Ghazali d’El-Mouradia (Alger), a l’occasion de la célébration de la fête séculaire de nouvel an Amazigh.

Cette louable initiative de la première responsable du secteur de l’Éducation renseigne on ne peut mieux sur la «volonté» de l’Algérie, peuple et gouvernement, à se réconcilier avec ses us et coutumes, ses traditions et sa culture, qui ont forgé, à travers des siècles, la personnalité algérienne. «Yennayer fait partie de notre patrimoine. Le fait que cette journée soit une journée chômée et payée est une grande reconnaissance de la profondeur de notre patrimoine et de nos traditions ancestrales», a déclaré, à cette occasion, Nouria Benghabrit.
Entourée de nombreux bambins vêtus de tenues traditionnelles, elle a fait savoir que cette célébration officielle de Yennayer dans les écoles de la République découle du statut officiel accordé à la dimension amazighe de l’identité algérienne dans la nouvelle Constitution, et rendu hommage à cette occasion au Président de la République pour sa décision «courageuse» de consacrer l’an amazigh, Yennayer, fête nationale et officielle, considérant dans la foulée l’officialisation de cette journée comme un saut «qualitatif pour la « consolidation de la cohésion de la société algérienne».
Il faut dire que comme l’année dernière, Mme Benghabrit a instruit les 48 directeurs de l’éducation des wilayas pour demander aux chefs des établissements scolaires de célébrer en classe le nouvel an Amazigh. Les enseignants sont ainsi chargés de donner un cours sur les valeurs sociales et économiques de cet héritage patrimonial.
Ceci sans oublier le fait que le secteur de l’Éducation s’attelle à faire de l’amazigh, une langue à part entière du paysage éducatif national. D’ailleurs, depuis 2014, l’enseignement de cette langue nationale connaît une dynamique «soutenue» pour sa généralisation et son élargissement, comme cela est clairement stipulé dans la circulaire-cadre de cette année scolaire 2018-2019. Parmi les réalisations dans ce domaine, l’élargissement de l’enseignement de l’amazigh de 11 wilayas en 2014 à 44 wilayas, cette année, l’élaboration de manuels d’amazigh en caractères arabes, tifinagh et latins, ainsi que des anthologies littéraires scolaires de l’amazigh, affirmant que toutes les demandes pour l’ouverture de classes d’enseignement d’amazigh ont été satisfaites. Il est à rappeler que durant l’année scolaire 1995-1996, le nombre d’enseignants d’amazigh au niveau national était d’environ 233, pour passer à 1.902 en 2014-2015 et atteindre 2.757 durant l’année scolaire 2017-2018, outre 300 nouveaux postes budgétaires ouverts cette année, pour atteindre un effectif global de 3.057 enseignants.
Sarah A. Benali Cherif

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