mercredi 16 janvier 2019 14:21:57

Grand angle : Peu importe

L'envoyé des Nations Unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a demandé à la Jordanie d’abriter les prochains pourparlers entre le gouvernement yéménite et les Houthis du mouvement Ansarullah.

PUBLIE LE : 12-01-2019 | 0:00
D.R

L'envoyé des Nations Unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a demandé à la Jordanie d’abriter les prochains pourparlers entre le gouvernement yéménite et les Houthis du mouvement Ansarullah. Ces nouvelles négociations entre les deux parties avaient été annoncées dès la fin de la rencontre de décembre organisée en Suède. Depuis, Griffiths s’emploie à réunir les conditions pour la tenue de cette nouvelle rencontre qu’il souhaite voir se tenir avant la fin de ce mois de janvier. La date exacte de ces pourparlers pourrait être fixée une fois que les autorités jordaniennes auront répondu à la demande de l’envoyé onusien.
« La Jordanie examinera cette demande dès que possible, conformément à notre position claire qui soutient tous les efforts pouvant contribuer à résoudre la crise yéménite, conformément aux références claires menant à la fin des souffrances des Yéménites », a précisé le chef de la diplomatie jordanienne, qui a ajouté que
« Amman continuerait à ne ménager aucun effort pour aider à résoudre la crise yéménite ». Le conflit, qui a pris une dimension tragique en 2015, suite à l’intervention de la coalition arabe, a déjà fait au moins 10.000 morts et provoqué la pire crise humanitaire au monde. Et quelque 20 millions de personnes sont « en situation d'insécurité alimentaire », indique l’ONU. C’est dire que quel que soit le temps que prendra la Jordanie pour répondre, l’attente ne sera que longue pour l’émissaire onusien, et ce, d’autant qu’il doit gérer les conséquences de la nouvelle escalade de la violence suite à une attaque de drone revendiquée par les Houthis. Du reste, il n’en fallait pas plus pour que la suspicion s’installe de nouveau quant à l’engagement des Houthis à œuvrer pour mettre fin au conflit qui les oppose au gouvernement. Le Britannique Griffiths a réagi en exhortant
« toutes les parties au conflit à exercer de la retenue et à éviter toute escalade supplémentaire ». Il a appelé les belligérants à
« créer une atmosphère propice pour maintenir la dynamique positive générée par les consultations en Suède et la reprise du processus de paix yéménite ». Et pour cause, la situation actuelle ne peut plus durer. La population civile n’est plus à même de supporter les conséquences de cette guerre par procuration que se livrent Houthis et gouvernement yéménite. Dès lors que les prochains pourparlers se tiennent à Amman ou ailleurs importe peu. L’essentiel est qu’ils aient lieu et que le Yémen tourne cette page tragique de son histoire.
Nadia K.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions