jeudi 20 juin 2019 13:24:56

Dans la LUCARNE : Quand la VAR fait des siennes

Le « sport roi » vit ces derniers temps des situations pour le moins uniques dans les annales. Il faut dire que les spécialistes sont en train déjà de remettre en cause l’utilisation de la « surveillance vidéo ».

PUBLIE LE : 12-01-2019 | 0:00
D.R

Le « sport roi » vit ces derniers temps des situations pour le moins uniques dans les annales. Il faut dire que les spécialistes sont en train déjà de remettre en cause l’utilisation de la « surveillance vidéo ». Il y a lieu de dire qu’elle recèle énormément de  défauts comme celui de se substituer à l’arbitre directeur qui doit être le « maître à bord ». C'est-à-dire, qu’il doit être le vrai décideur et non pas des techniciens en informatique qui ne sont pas, le plus souvent, « clean ». C'est-à-dire qu’ils peuvent travestir la vérité des images que l’on voit sur un terrain. De plus, ils sollicitent parfois l’arbitre pour des fautes non apparentes, alors qu’ils ferment les yeux pour d’autres. On avait vu cela lors du dernier mondial qui a eu lieu en Russie où il y avait eu plusieurs erreurs d’arbitrage. Quelques pays, par contre, ont bénéficié des faveurs de cette nouveauté en dépit du fait que les buts validés n’en étaient pas réellement. C’est cette façon subjective dans la prise de décision que nombreux sont les sportifs qui estiment, même avec du retard, que l’officialisation de la VAR est une grave erreur. C’était un peu l’appréciation de Michel Platini, l’ex-président de l’UEFA avant qu’il ne soit « destitué» pour les raisons liées à l’affaire Blatter et les « deux millions d’euros pour un service rendu ». Il avait vu juste en affirmant que la VAR « enlève tout charme au football ». L’improvisation et la spontanéïté doivent rester à jamais la force tranquille du football. Malheureusement, les chantres du technique et de la mécanisation des règles du jeu ont pris le «pouvoir». La VAR est vraiment un leurre. Dans la Ligua espagnole, on avait remarqué ouvertement ce qui s’était  passé dans les « coulisses » de  l’endroit réservé à la prise de décision pour valider ou non un but. L’arbitre, lors du match Eibar-Real, avait refusé un but à Eibar. Puis les responsables de la VAR l’ont sollicité pour l’informer qu’il n’y avait pas hors jeu. Ce dernier scrute la phase de jeu et valide le but, en se congratulant presque d’avoir biaisé et trompé les Madrilènes (celui qui était radieux d’avoir accepté le but d’Eibar n’était que l’arbitre Moreno lors du match Real Madrid Real Sociedad). La supercherie est nette et la VAR s’est transformée en tribune pour fausser les résultats du match à la tête du client). D’où le fait que les Méringués «crient au complot ». La scène enregistrée par les caméras de surveillance dépasse l’entendement. Chargés de donner une juste « appréciation », ils se transforment en « arbitres-magouilleurs » pris en flagrant délai. Le coach du Real Madrid, Solari, en avait gros sur le cœur pour critiquer la vidéo surveillance. C’est ce qui s’est passé. « La polémique engendrée autour d'un penalty refusé au Real Madrid, dimanche face au Real Sociedad (0-2), en Championnat, a suscité la réaction de l’entraîneur de l'équipe madrilène, Santiago Solari qui a exigé une clarification des règles régissant l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR). «Les règles doivent être claires, car, si on sait comment elles s'appliquent, cela facilitera la compréhension de tous, pas seulement celles des joueurs mais aussi des supporters", a déclaré Solari lors d'une conférence de presse, admettant avoir lui-même parfois du mal à comprendre e fonctionnement. Avant d'admettre que "cela m'arrive aussi en tant que spectateur de ne pas comprendre le fonctionnement du VAR". Le Real Madrid a été battu (2-0) dimanche à domicile par la Real Sociedad, match au cours duquel l'équipe madrilène s'est vue refuser un penalty en deuxième mi-temps alors qu'elle n'était menée que d'un but.  Santiago Solari s'est montré furieux après la décision de l'arbitre de ne pas siffler de penalty suite à un contact apparent entre le gardien de la Real Sociedad et l'attaquant madrilène Vinicius Jr alors que celui-ci   filait au but. Suite à cette action, l'arbitre n'a pas consulté l'équipe chargée du VAR, qui ne lui a pas non plus signalé la faute».  
On sollicite la «VAR» quand  on le veut, même s’il s’agit de fautes flagrantes. Cette utilisation, à la tête du client, est en train d’avoir des effets négatifs sur les résultats finaux des matches et cela n’est pas fait pour sécuriser et rassurer les uns et les autres. Le football, depuis l’introduction du VAR, est dans tous ses états. Et ce n’est qu’un début.

Hamid Gharbi

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