mardi 18 juin 2019 02:59:01

Conjoncture : croissance durable

La chute des prix du pétrole, amorcée au second semestre de l’année 2014, «continue d’affecter nos équilibres externes et internes».

PUBLIE LE : 10-01-2019 | 0:00
D.R

La chute des prix du pétrole, amorcée au second semestre de l’année 2014, «continue d’affecter nos équilibres externes et internes». Une situation, a souligné le ministre des Finances, qui «s’est traduite par une baisse sévère des recettes budgétaires», mais qui risque aussi d’impacter davantage les équilibres financiers du pays, d’autant plus que la reprise des cours du pétrole au niveau qui nous «convient» n’est pas certaine, selon les experts. Le premier argentier du pays a avoué, à ce propos, que l’année 2019 sera difficile au plan financier, ce qui confirme les craintes des experts qui appellent à plus de prudence et à une réelle volonté politique pour concrétiser les engagements du gouvernement portant sur la diversification économique et la promotion des exportations, dans le cadre d’une croissance durable et inclusive. Et si l’économie nationale «fait preuve de résilience, en maintenant durant cette période des niveaux de croissance positifs», il n’en demeure pas moins que  les incertitudes persistent quant à pouvoir maintenir cette cadence, si le marché pétrolier ne réagit pas positivement et à temps. Aussi, de telles perspectives en appellent à la poursuite des efforts en matière de maîtrise des effets de la contraction de ses ressources. Une orientation qui sera consacrée dans la loi de finances pour 2019 qui d’ailleurs anticipe des tensions supplémentaires sévères sur les réserves de changes du pays. La démarche de rationalisation de la dépense publique et de préservation des avoirs externes, qui guident les cadrages macroéconomiques de la loi de finances pour 2019, vont justement dans le sens du rééquilibrage des comptes, mais aussi d’allègement de la pression sur nos ressources externes, par la rationalisation et la maîtrise du niveau des importations, notamment de biens et services dont la facture est très lourde et très coûteuse. Des actions dictées par l’urgence qui consiste à amorcer le choc sur les finances du pays et à maintenir le fonctionnement de l’économie dans de bonnes conditions. La loi de finances pour 2019, qui reprend les lignes directrices de la politique budgétaire du gouvernement, «s’inscrit dans la poursuite des actions visant à atténuer les effets négatifs de la contraction des ressources sur le comportement des agents économiques», a affirmé M. Abderrahmane Raouya. Une orientation traduite à travers les choix de politiques publiques permettant la poursuite de l’exécution du programme économique et social, par l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources de l’État. C’est ce contexte, encore difficile pour l’Algérie, qui véhicule les projections de la loi de finances pour l’exercice en cours, en ce sens qu’elle vient «renforcer l’arsenal légal existant, qui vise à stimuler une croissance durable et inclusive», un objectif pour lequel «la contribution des entreprises productives est décisive».    
D. Akila

 

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