mercredi 16 janvier 2019 14:23:02

Nouvelles de Béjaia, Curage des oueds : Une opération de grande envergure

Tunnel de Kherrata : Réhabilitation du système de sécurité

PUBLIE LE : 10-01-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Mustapha Laouer

Une opération de grande envergure de curage des oueds de la commune de Béjaïa a été lancée depuis plusieurs jours,  sous l’égide du wali, Ahmed Maabed, qui suit l’opération, et ce à l’approche de la période hivernale, pour prévenir  des débordements de ces oueds qui déversent dans l’oued Soummam.

Cette opération a touché une dizaine de oueds qui traverse la ville de Bejaia et qui reçoivent les eaux usées venant des quartiers périphériques. Ces oueds, à ciel ouvert, constituent un véritable calvaire pour les riverains qui sont confrontés aux odeurs nauséabondes et à la prolifération des moustiques durant toute l’année. A cet effet, une enveloppe financière de 10 milliards de centimes a été débloquée par la wilaya de Bejaïa pour une meilleure la prise en charge de l’opération avant l’arrivée des intempéries avec le curage, le désherbage et l’enlèvement des terres envasées sur le courant des oueds pollués. Parmi eux, on citera celui d’Ihaddadène ou les eaux usées des habitants de Boukhiama, l’université et Dar Djebel se déversent chaque jour, ainsi que l’oued Edimco, à proximité du marché hebdomadaire des lundis et jeudis, où les commerçants indélicats jettent leurs produits et marchandises périssables et autres déchets des fruits et légumes. Pour atteindre l’objectif tracé, le wali qui supervise chaque samedi l’opération a mis en place des moyens humains et matériels en plus de la mobilisation des engins de travaux publics de plusieurs entreprises et sociétés de la wilaya. Cette opération a touché les deux communes de la daïra de Bejaia, à savoir le chef-lieu de la wilaya et la commune d’Oued Ghir. Le président de l’APC de Oued Ghir, Yacine Ramtani, est conscient du danger que présente les petits oueds longeant la route nationale N° 12 et la voie ferrée. À cet effet, une opération de nettoyage et de désherbages des oueds a été entamée depuis plusieurs semaines pour prévenir le débordement des eaux pluviales de ces oueds sur la route nationale.

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Tunnel de Kherrata :
Réhabilitation du système de sécurité

Le tunnel de Kherrata qui relie la wilaya de Bejaia aux wilayas de l’Est du pays a été fermée à la circulation durant la journée du mardi 8 janvier pour des travaux de réhabilitation de l’éclairage publique et de la ventilation, le système de sécurité et également pour le nettoyage des accotements pour éradiquer tous les points noirs susceptible de créer des accidents.
L’année 2018 a été une véritable hécatombe, de nombreux accidents enregistrés dans ce tunnel ou l’imprudence des chauffards, l’excès de vitesse et le dépassement dans des endroits sombre ont enregistrés plusieurs morts. Les tunnels de Kherrata qui connaissent depuis quatre années des travaux de réhabilitation ainsi que l’aménagement des gorges est le tronçon le plus important pour les véhicules de la route nationale N° 9 qui relie Bejaia a Sétif. Nonobstant que les travaux effectués par l’entreprise turque Ouzgun enregistrent un grand retard, vu les difficultés du relief et les fréquentes chutes de pierres sur la voie publique.
Selon la cellule de communication de la wilaya, le secteur des travaux publics à bénéficié d’une enveloppe financière de l’ordre de 200 milliards de centimes, destinée à la réhabilitation du tunnel de Kherrata. Cette enveloppe est induite dans le nouveau budget alloué, qui avoisine les 200 milliards de centimes. Ainsi, un montant de près de 450 milliards de centimes est prévu pour l’achèvement des travaux et la mise à niveau de ces tunnel qui date des années 1980 et qui sont dans un état de délabrement avancés avec des infiltrations d’eaux  et surtout par l’exiguïté des tunnels qui sont conçus pour 3000 véhicules jour alors que plus de 30.000 véhicules transitent quotidiennement par cet ouvrage. Ainsi, avec ces sommes colossales, l’entreprise qui a rencontré d’énormes difficultés financières dans le passé aura à récupérer le grand retard et livré ce tronçon routière avant la période estivale 2019.

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Station de dessalement
Le projet en phase de concrétisation

Le projet de la station de dessalement de l’eau de mer, inscrit au profit de la wilaya de Bejaïa, verra prochainement le jour suite aux assurances données par le directeur
général de l’Algérienne des eaux (ADE) lors de sa dernière visite de travail dans la wilaya en compagnie de quatre directeurs centraux du ministère des Ressources en Eau.
Ce projet plus que bénéfique pour la wilaya fera l’objet d’un avis appel d’offre pour engager des études techniques et sa réalisation sur la côte ouest reliant la RN24 a Tigheremt sur une superficie de 7 ha et pour un montant global de 12 milliards de dinars. Cette station, d’une capacité de 50 000 m3/j, extensible à 100 000 m3/j, sera implantée sur une superficie de 7 ha, au niveau de la localité de Tighremt pour un montant financier de 12 milliards de dinars et permettra de régler définitivement l’approvisionnement en eau potable des communes de Beni Ksila,
Adekar, Taourirt Ighil, les deux nouveaux pôles urbains d’Oued Ghir et Sidi Boudraham en voie de réalisation ainsi qu’une partie de la ville de Bejaïa trop perturbée par la desserte du barrage de Tichi Haff. Un autre projet concerne l’aménagement d’Oued Agrioun dans la localité de Darguinah sur la côte est et qui fera l’objet d’une attention particulière par le lancement des travaux de reprofilage et de calibrage et l’endiguement pour protéger les habitations à proximité du oued en période de pluie. Ce projet réglera le problème de l’alimentation en eau potable des communes côtières est.

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ENVIRONNEMENT  
Nécessité de mesures urgentes

Le secteur de l’environnement dans la wilaya de Bejaia constitue le point noir, une insalubrité qui affecte les différentes communes en  prenant un tournant irréparable. Ainsi, le chef-lieu de la wilaya, la commune de Bejaia qui recèle des moyens humains et financiers considérables est noyée dans une saleté indescriptible, au point où Bejaia est qualifiée de ville la plus sale du pays. Les services d’hygiène et d’environnement de la commune sont incapables d’y remédier seuls au quotidien.  Le secteur de l’environnement a mis en place le programme de gestion des déchets municipaux (Progdem) lancé en 2001 et la wilaya a bénéficié de 17 opérations sur le PSD. Ce programme s’articule sur la réalisation de centres d’enfouissement techniques (CET), des décharges contrôlées et l’éradication des décharges sauvages. Un incinérateur a été acquis dans ce cadre avec la réalisation d’un parc d’attraction et la réalisation de la maison de l’environnement de la wilaya. Pour le centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudraham, la commune de Bejaia l’a réceptionné provisoirement en juillet 2012 et mis en exploitation en août 2015 pour éradiquer éventuellement la décharge de Boulimat. Ce dernier a été définitivement fermé par la ministre de l’Environnement lors de sa visite à Bejaia suite à l’opposition des habitants de Mellala et d’autres associations (commune de Oued Ghir) qui ont constaté des infiltrations des produits toxiques, le lixiviat, dans leurs robinets. La décharge contrôlée d’El Kseur est à l’arrêt par les dernières intempéries. Rappelons que la maison d’environnement a été réceptionnée provisoirement en attendant le transfert de gestion qui est en cours. Ainsi, la quantité des déchets ménagers produite annuellement sur le territoire de la wilaya est estimée à 713 tonnes/jour. En 2017, les services communaux ont recensés 41 décharges sauvages contre 38 décharges en 2016. Pour les projets d’investissement du privé dans le secteur des déchets, une société Sarl Delta Environnement avec deux centres de traitement de déchets ont été créés à Tazmalt et à Aokas. Cette société est chargée de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets plastiques, de même que 13 entreprises activant dans le domaine de la récupération et du recyclage des déchets. Cependant toutes ces sociétés aux moyens limités n’arrivent pas à accomplir convenablement leurs tâches.
Pour ce qui est de la pollution d’origine industrielle et activités de services, la quantité de déchets générés est de 1.039 tonnes sous forme solide, 613 tonnes sous forme liquide, 1.080 tonnes de forme pâteuse et 236 tonnes de déchets de soins ou 11 unités industrielles ont été taxées pour déstockage de déchets en 2017. Pour les huiles usagées, la quantité globale générée au niveau de la wilaya est de 2.969 tonnes/ an en 2017, alors que les produits phytosanitaires périmés en stock sont estimés à 1465 kg et 7.681 litres. Quant à la présence d’amiante, le recensement effectué par les APC a révélé que les secteurs de l’éducation, de la santé, de la jeunesse et des sports comptent 144 structures et établissements concernés par l’amiante. Le problème des fientes se posent également avec acuité. Le nombre de poulaillers recensés dans la wilaya est estimé à 1.954 unités agréés et illicites, générant une quantité d’environ 24,98 tonnes/jour de fiente. Cette situation nécessite des actions urgentes pour la mise en place des unités de compostage et de neutralisation de ces excréments. Pour palier a cette dégradation de l’environnement, huit unités industrielles sont dotées de stations d’épuration à savoir Cevital, COGB-la belle, Texalg -Kherrata, Alfaditex Remila, Alcovel, Danone, Mac Soummam et General Emballage à Akbou. Par ailleurs, le centre Naftal CLP est doté d’une unité de récupération et de stockage des huiles usagées d’une capacité de 50 M3. 145 entreprises spécialisées sont agréées par le ministère pour la collecte des déchets des activités de soins au niveau de la wilaya avec 16 incinérateurs et banaliseurs fonctionnels au niveau des établissements de soins privés et publics, d’une capacité totale de 580 kg/heure. Dans le cadre de la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, les sites de ressources naturelles recensés pour les espaces verts sont au nombre de 60 d’une superficie totale de 52.927 m2, dont 23 sont classés par arrêtés communaux. Pour les aires protégées, la wilaya renferme un seul site classé à savoir le Parc National de Gouraya (PNG). Par ailleurs, un recensement des sites naturels susceptibles d’être classés en aires protégées a été effectué pour l’aire marine du Gouraya (Bejaia), le Lac Noir (Akfadou) et l’aire marine de Beni Ksila. De ce fait, il est plus qu’urgent que le secteur de l’environnement prenne les choses avec plus de rigueur pour lutter contre la pollution des cités dans la wilaya de Bejaia.
 

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