mercredi 16 janvier 2019 14:30:41

Foire du Miel : Recul de la production

L’urgence de l’organisation en coopérative pour mieux se prendre en charge.

PUBLIE LE : 10-01-2019 | 0:00
D.R

Le miel en baisse et les essaims en hausse.

Vingt trois grands producteurs de miel prennent part à la cinquième édition de la foire du miel ouverte hier au niveau de la placette du musée de la ville (ex-mairie) de Tizi-Ouzou, a-t-on constaté sur place. Organisée par l’association des apiculteurs, en coordination avec la Chambre locale de l’agriculteur et la direction des services agricoles de la wilaya de Tizi-Ouzou, cette édition dont le coup d’envoi a été donné par le wali de Tizi-Ouzou, Abdelhakim Chater, se poursuivra jusqu’au 12 du mois courant. Toutes sortes de miel produit localement et par la transhumance étaient exposées au niveau des stands appartenant aux différents producteurs de ce produit noble, aux effets thérapeutiques indéniables.
Selon les organisateurs, notamment les présidents de l’Association des apiculteurs et la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Tizi-Ouzou, respectivement MM Houali Slimane et Saidani Hamid, les objectifs de l’organisation de cette foire sont entre autres permettre aux producteurs d’écouler leurs produits, l’amélioration de la qualité du miel produit, assurer la traçabilité du miel commercialisé et rapprocher le consommateur du producteur pour instaurer un climat de confiance. Le miel exposé et proposé à la vente aux consommateurs est préalablement contrôlé pour éviter toute tentative de fraude sur la qualité et protéger ainsi le consommateur.
Le secteur de l’apiculture suscite de plus en plus l’engouement de la population de Tizi-Ouzou où le rang des apiculteurs grossit d’année en année. Selon de récentes statistiques de la Direction des services agricoles (DSA), la wilaya comptabilise quelque 115.000 ruches en exploitation par près de 4.700 apiculteurs. La production du miel pour l’année écoulée a été de l’ordre de 2 640 quintaux, soit en nette baisse par rapport aux années précédentes.
Prés de 80% de cette production émanent de la transhumance des ruches appartenant aux apiculteurs de Tizi-Ouzou à travers plusieurs régions du pays, particulièrement le Sahara et les hauts plateaux, selon plusieurs apiculteurs interrogés par nos soins. Contrairement à la production du miel qui a considérable diminué conséquence des intempéries et le recul des surfaces mellifères, la production des essaims a, quant à elle, enregistré une importante augmentation durant cette année 2018 pour atteindre pas moins de 59 mille essaims, une production record jamais atteinte auparavant, selon un cadre de la Conservation des forets présent sur place.

Net recul de la collecte

Cette substantielle augmentation de la production des essaims expliquerait en partie, selon lui, ce net recul de la collecte du miel. La filière de l’apiculture, qui a connu une évolution exponentielle durant ces dernières années, fait toutefois face au problème de commercialisation des produits et le manque de surface nécessaire et adéquate pour le placement des ruches, selon le président de l’association locale des apiculteurs et celui de la Chambre de l’agriculture.
 Ces derniers ont, tous deux, mis en exergue l’urgence de l’organisation des apiculteurs de la wilaya en coopérative pour mieux prendre en charge toutes les difficultés auxquelles est confrontée la filière apicole.
« L’organisation sous forme de coopérative est la meilleure solution aux problèmes de commercialisation du miel et tous les autres problèmes auxquels est confrontée cette filière », nous dira le président de la Chambre locale de l’agriculture, en insistant sur l’urgence de la relance de la coopérative polyvalente des agriculteurs de Tizi-Ouzou (CAPTO) qui dispose de tous les moyens pour aider la filière apicole. Pour débattre de toutes les difficultés auxquelles fait face l’apiculture dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le président de la Chambre de l’agriculture a suggéré l’organisation, au courant de l’année en cours, d’un séminaire nationale sur cette filière. « Ce séminaire sera le deuxième après celui qui s’est déroulé à Tizi-Ouzou sur l’apiculture en 1971 », a-t-il tenu à préciser.
Trois autres séminaires sur l’oléiculture, le lait et la cuniculture sont aussi prévus durant cette année par la même Chambre, a-t-il encore fait savoir.
Il convient de souligner enfin qu’en dépit des investissements colossaux consentis par le département de l’agriculture pour le développement de l’apiculture, le miel n’est  toujours pas à la portée de beaucoup de consommateurs, vu les prix. En effet un kilo de miel est proposé de 3.400 jusqu’à 5000 dinars, selon la qualité du miel. Des prix inaccessibles par la classe  moyenne.
Bel. Adrar

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