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Doléances des imams : Un dialogue sérieux avec la tutelle

Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa, a affirmé, hier à Bouira, que son département avait ouvert un dialogue «sérieux, franc et civilisé» avec les représentants du Syndicat des imams, afin d’examiner les différentes questions socioprofessionnelles.

PUBLIE LE : 08-01-2019 | 23:00
D.R

Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïssa, a affirmé, hier à Bouira, que son département avait ouvert un dialogue «sérieux, franc et civilisé» avec les représentants du Syndicat des imams, afin d’examiner les différentes questions socioprofessionnelles.

«Le ministère des Affaires religieuses est une institution publique (...) et doit (de ce fait) dialoguer avec le partenaire social pour examiner les doléances des imams», a indiqué M. Aïssa, lors d’un point de presse tenu en marge d'une visite de travail à Bouira où il a donné le coup d’envoi des festivités célébrant Yennayer 2969.
     Il a expliqué que la dernière rencontre qui l’a regroupé avec les représentants du syndicat des imams était un «début» de ce dialogue, tout en se refusant de divulguer le contenu débattu.
«Je ne peux pas vous révéler le contenu de cette rencontre, car nous sommes en train d’aller ensemble et de façon sérieuse, franche et civilisée vers un dialogue avec le partenaire social», a-t-il dit, en marge d'un séminaire national sur «les efforts des oulémas algériens dans la promotion de la culture amazighe» organisé au siège de la bibliothèque principale de la ville en présence du président du Haut conseil de la langue arabe.
Lors du point de presse, le ministre a rappelé que le dialogue avec le syndicat des imams était en cours, signalant que son département pourrait recourir à «l’arbitrage» des institutions de l’Etat ou du secrétariat général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et ce, dans le cas d’existence de «problèmes relatifs aux doléances des imams».
Il a évoqué, à cette occasion, la question des domaines des waqfs qui, a-t-il dit, «deviendront bientôt un secteur productif et créateur d’emploi après l’entrée en vigueur du dernier décret exécutif», un document qui, selon lui, permettra à l’administration des waqfs d’investir dans ces domaines. «Nous avons commencé un travail sur le terrain pour l’identification de toutes les parcelles de terrain utiles à l’investissement. Toutes les parcelles qui n’ont pas été aménagées pour abriter des mosquées et des écoles coraniques seront attribuées aux investisseurs publics ou privés dans le cadre d'un partenariat», a souligné M. Aïssa.
Au sujet de l’annulation du fonds de la Zakat dans le cadre de la numérisation du secteur des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa a expliqué attendre l’avis des commissions de toutes les wilayas du pays afin de pouvoir prendre une décision finale.
«L’année 2019 sera une année de la numérisation pour notre secteur, aussi bien pour le fonds de la zakat comme pour d’autres volets. Ces progrès permettront à tous les usagers du secteur d’en tirer profit», a-t-il dit.
Interrogé sur le dossier des transferts administratifs du personnel des affaires religieuses, à l'instar des imams et des moudarissine (instituteurs), le ministre a tenu à souligner que ce sujet est «très difficile», car, a-t-il relevé, «il est impossible de répondre à toutes les demandes de transfert».
Et d'expliquer : «Nous allons assainir les situations accumulées depuis 20 ans concernant aussi la prise en charge sociale de certains cas, notamment pour ce qui est du logement», a-t-il dit.

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