jeudi 20 juin 2019 13:22:42

Nouvelles des Bibans, Production agricole : L’huile d’olive, cette autre richesse

Investissement privé : 14 unités vont entrer en production en de mars

PUBLIE LE : 09-01-2019 | 0:00
D.R

Page animée par Fouad Daoud

L’évolution de la campagne de cueillette des olives indique une augmentation de la production de cette matière qui peut apporter beaucoup pour le développement des régions ou elle est plantée.

Les vacances scolaires ont coïncidé cette année avec la campagne de cueillette des olives. Le soleil qui brillait en cette période sur toute la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj a encouragé beaucoup de propriétaires d’oliviers à prendre avec eux leurs enfants dans les champs pour les aider dans cette opération.
Cette décision a été non seulement bénéfique pour les enfants qui ont changé de cadre et d’activité, mais elle a été salutaire pour la campagne qui a bien avancé grâce à cet apport.

Même la production  était au rendez-vous

En effet les services de la direction des services agricoles tablent sur un doublement des quantités récoltées. Même si la campagne de cueillette n’est pas encore terminée, 300 mille quintaux d’olives sont déjà dans les sacs prêts à être transformés. Certaines huileries ont déjà commencé à travailler. L’huile d’olive, dont les vertus nutritifs et même thérapeutiques ne sont plus à démontrer, devrait être disponible en abondance dans la wilaya. La quantité prévue pour cette matière est de 140 mille hectolitres. Durant la campagne 2017-2018, la production qui a été jugée pourtant bonne n’a pas dépassé les 148 mille quintaux. Celle de l’huile était quant à elle de 21.563 hectolitres. Avec le bond de cette année la participation de cette activité au chiffre d’affaires du secteur agricole devra augmenter sensiblement.

En 2018, cette participation a été de l’ordre de 5,33%

Les résultats du secteur avaient été réalisés principalement grâce à la filière des viandes rouges avec plus de 26%, les viandes blanches 17% et à un degré moindre les céréales avec 13%.
Cette filière qui prend l’essentiel de la surface agricole utile avec 80 mille hectares reste la principale déception. Pourtant les céréales qui ont fait la réputation de la wilaya bénéficient par la même occasion du plus grand nombre d’agriculteurs et même d’investissements financiers.
Celle de la culture des olives qui fait partie des arbres fruitiers est toute aussi ancienne. Au nord et à l’ouest de la wilaya, elle fait partie des traditions. Ce qui explique l’engouement qu’elle suscite auprès de la population.
Les sorties pour effectuer la cueillette ont transformé les champs des oliviers en lieux de fête puisque des familles entières, pas seulement les enfants, participent à l’opération.
En plus de chants qui l’accompagnent, les femmes s’évertuent à préparer des repas qui augmentent la joie des habitants.
La campagne qui se fait de la même manière depuis des millénaires compte d’ailleurs comme un élément essentiel de notre patrimoine immatériel.

Quand le sud concurrence  le nord

À propos de patrimoine, la wilaya de Bordj Bou Arreridj a connu ces dernières années un changement profond dans les sources d’approvisionnement de cette matière.
L’huile qui venait essentiellement du nord est produite également au sud.
Le changement est culturel puisque cette région était réputée pour l’élevage à coté de la culture maraichère. Il est aussi économique avec le redéploiement des centaines d’hectares qui n’étaient plus productifs à cause de la sécheresse.
La plantation des oliviers leur a donné une seconde vie, leurs propriétaires aussi. Grace à cette décision de l’Etat, accompagnée du soutien nécessaire financier mais aussi technique, la surface qui était destinée à cette culture a pratiquement doublé.
La wilaya qui dispose désormais de plus de 26 mille hectares consacrée aux oliviers est devenue l’un des pôles de cette matière.
Le renouvellement a permis de régler un problème dont souffrait l’activité, à savoir le vieillissement des arbres.

Même la variété des huiles  produites a été enrichie

Le prix du litre dépassent les 800 dinars, presque inaccessibles pour beaucoup de bourses. Mais les spécialistes assurent qu’une augmentation de la production pourrait offrir la possibilité de le baisser suivant la loi de l’offre et de la demande.
Justement, la wilaya qui a engagé également des actions de formation des agriculteurs pour améliorer la production et la transformation, en plus de l’ouverture de pistes dans les montagnes à coté des mesures d’accompagnement comme le développement de l’habitat rural, veut arriver surtout à maintenir un niveau acceptable de la production actuellement instable à cause de sa dépendance des conditions climatiques .
Avec une exploitation optimale de cette activité, la wilaya gagnerait une nouvelle ressource financière et même un nouveau pôle économique qui permettrait une stabilité de la population, tant du nord que du sud.
Les 17 milliards 400 millions de centimes réalisés par les vendeurs d’huile d’olive à Bordj Bou Arreridj pourraient être largement dépassés. Leurs effets aussi.
Une autre richesse pointe du nez dans la wilaya...

--------------------------

Investissement privé
14 unités vont entrer en production en de mars

Le wali de Bordj Bou Arreridj, M. Benamar Bekouche, qui a précisé que la rencontre d’il y a quelques jours avec les investisseurs a été bénéfique, a annoncé que 14 unités industrielles vont entrer en production dans la wilaya au mois de mars. Ce qui devra, selon lui, renforcer l’appareil de production de cette dernière puisque ces unités sont spécialisées dans les matériaux de construction, dans l’agro-alimentaire et le montage des appareils électroniques qui ont fait la réputation de la wilaya.
Le wali de Bordj Bou Arreridj, qui a indiqué que plusieurs opérateurs ont lancé les travaux de réalisation après la rencontre, a rappelé sa nouvelle vision de l’investissement à savoir que les terrains qui ont été octroyés dans ce cadre doivent se traduire par des projets effectifs. Les habitants de la wilaya attendent leur entrée en production pour avoir droit aux emplois annoncés, a-t-il noté. M. Bekouche, qui a tenu à rassurer les investisseurs qu’aucune décision de ses prédécesseurs ne sera annulée puisqu’ils se sont engagés au nom de l’Etat algérien, a indiqué que la seule condition posée est la mobilisation des moyens nécessaires pour la concrétisation de l’intention d’investir au plus tard au milieu de ce mpois de janvier. Il a affirmé que les problèmes d’aménagement dont souffraient les nouvelles zones industrielles ont été pris en charge par l’Etat.  400 milliards de centimes ont été déjà débloqués pour combler les lacunes en matière de gaz, d’électricité, d’AEP, d’assainissement et meme de voirie.
Autant dire que ces zones seront opérationnelles dans un proche avenir, a-t-il jugé.
Celui qui n’a pas les ressources nécessaires ou n’a pas maturé son projet doit se désister du terrain qui sera octroyé à un industriel plus sérieux a-t-il dit également.
Le wali de Bordj Bou Arreridj n’a pas manqué d’insister sur l’attrait que la wilaya suscite auprès des investisseurs de tous le pays eu égard à la dynamique qu’elle a connu dans ce domaine et les avantages qu’elle leur offre.
Pas moins de 200 dossiers dont certains proviennent des wilayas limitrophes attendent un accord pour étre concrétisés a-t-il annoncé dans ce sens.

----------------------------

Quand les places publiques servent...  aux consultations

La place publique du village de Sidi Idir qui se trouve dans la commune  d’El Main au nord de Bordj Bou Arreridj a changé de nature l’espace d’une journée, jeudi passé.
La place qui a servi depuis des lustres au regroupement des habitants, à leur divertissement et même au règlement de leurs problèmes à la faveur de la réunion de «thadjmaat» s’est transformée en quelques heures en salle de consultation à ciel ouvert, grace à l’initiative du mouvement associatif local qui a invité des médecins et des spécialistes pour juguler le phénomène du diabète qui prend de l’ampleur dans la région.
Cette initiative a attiré beaucoup d’habitants du village ainsi que des localités environnantes qui étaient obligés de se déplacer jusqu’à Bordj Bou Arreridj à plus de 50 kilomètres ou même Akbou dans la wilaya de Bejaia. Outre la sensibilisation de la population sur les dangers d’un tel phénomène et les moyens de le prévenir, les praticiens présents ont examiné les habitants suspectant une augmentation de leur glycémie.
Des médicaments ont été distribués gracieusement aux patients qui souffrent du diabète. Quant aux autres personnes elles ont été fixées sur leur cas.

L’utilité de la manifestation  n’est plus à démontrer

La place publique du village de Sidi Idir a encore été utilisée à bon escient,  quelle que soit l’activité qui s’y déroule, puisque la baraka des sages du village la couvre.

-------------------------

Baisse  de pression sur le butane

Le malheur des uns fait le  bonheur des autres. C’est ainsi que l’amélioration de la couverture de la wilaya de Bordj Bou Arreridj en gaz naturel a provoqué une diminution de la demande du gaz butane.
En effet, la wilaya qui a enregistré un taux de couverture de 92 pour cent selon les chiffres officiels pourrait passer à 96 pour cent si les programmes inscrits pour toucher les zones non pourvues, sont réalisés.
Ce qui n’empêche pas la direction locale de la NAFTAL qui compte un centre d’enfouissement situé au chef lieu d’augmenter sa production au début de chaque saison hivernale.
Cette production permet de répondre à la demande accrue des habitants des villages dépendant encore de cette matière.
Les producteurs de viande blanche qui utilisent une quantité importante de gaz butane pour chauffer leurs poulaillers s’accaparent eux aussi un nombre élevé de bouteilles.
Rappelons que la wilaya de Bordj-Bou-Arreridj est pionnière pour ce genre de production.

-------------------------

102 milliards  pour la réhabilitation des écoles

Durant les vacances d’hiver, les établissements scolaires de la wilaya de Bordj Bou Arreridj ont connu des travaux intenses de réhabilitation. Loin des regards des enfants qui ont cherché à profiter de cette période pour se reposer ou se divertir, ces travaux ont donné une peau neuve à ces établissements. 
Ils ont offert la possibilité également de combler les lacunes dont ces derniers souffraient que ce soit en matière d’étanchéité , de peinture, d’aménagement des cours ou même des murs de clôture qui sont repris avec les portails pour assurer une plus grande sécurité. Les services de la wilaya de Bordj Bou Arreridj ont annoncé qu’une enveloppe de 102 milliards de centimes a été réservée à cette opération qui devra toucher un nombre important situés à travers les 34 communes de celle-ci.
Même l’équipement a été revu dans ces écoles dont certaines n’offraient pas les conditions normales de scolarisation aux élèves. Beaucoup de parents d’élèves se sont plaints en effet des manques dont souffraient les établissements ou sont inscrits leurs enfants. Ce qui avait même retardé la rentrée dans quelques structures éducatives.
Notons qu’une opération similaire a été menée durant les vacances d’été.
F. D.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions