dimanche 21 juillet 2019 00:14:50

Yémen : Des pourparlers pourraient se tenir à Amman

Un deuxième round de négociations entre le gouvernement du Yémen et le mouvement Ansaraullah (Houthis) pourrait se tenir dans la capitale jordanienne Amman, a indiqué hier, un chef houthi après des entretiens avec l’envoyé spécial de l’ONU.

PUBLIE LE : 07-01-2019 | 0:00
D.R


Un deuxième round de négociations entre le gouvernement du Yémen et le mouvement Ansaraullah (Houthis) pourrait se tenir dans la capitale jordanienne Amman, a indiqué hier, un chef houthi après des entretiens avec l’envoyé spécial de l’ONU. Ces pourparlers, qui devraient porter notamment sur l’effondrement de l’économie yéménite en raison du conflit «pourraient avoir lieu bientôt à Amman ou par (un système de) visioconférence dont j’ai parlé avec l’envoyé spécial», a déclaré Mohammed Ali al-Houthi cité par des médias. Un mois après les pourparlers inter-yéménites en Suède, les premiers depuis 2016, l’ONU peine à faire appliquer une série d’accords sur le terrain, ce qui fragilise le processus de paix. L’envoyé spécial de l’ONU, Martin Griffiths est retourné samedi au Yémen avec l’intention d’accélérer l’application de ces accords, notamment un redéploiement des forces à Hodeida, port de l’ouest du Yémen, essentiel à l’arrivée de l’aide humanitaire et des importations alimentaires. Hodeida, l’un des principaux points de discussion lors des négociations en Suède, avait été pendant des mois le principal front du conflit dévastateur au Yémen. Mais un calme précaire règne dans la ville depuis l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu le 18 décembre. En vertu de l’accord, les Houthis et les forces gouvernementales, appuyées par la coalition sous commandement saoudien, devraient se retirer entièrement de la zone et se redéployer vers d’autres positions agréées. Les Houthis contrôlent toujours Hodeida, ainsi que la capitale Sanaa, depuis la fin 2014. Après Sanaa, M. Griffiths doit se rendre à Ryadh pour s’entretenir avec le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi et des responsables du gouvernement, selon l’ONU. Les combats ont fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et plus de 56.000 blessés, mais des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur. Le conflit a provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l’ONU qui ne cesse de s’inquiéter des risques de famine.

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