lundi 15 juillet 2019 21:48:10

Production agricole : Une valeur annuelle de plus de 3.200 milliards DA

Le ministre de l’Agriculture, M. Abdelkader Bouazghi, a indiqué, hier à l’APN, lors d’une journée parlementaire sur le foncier agricole, que les services des wilayas poursuivent leurs efforts dans la lutte contre toute forme d’atteinte dont il est la cible.

PUBLIE LE : 18-12-2018 | 0:00
Ph. : Nesrine

Le ministre de l’Agriculture, M. Abdelkader Bouazghi, a indiqué, hier à l’APN, lors d’une journée parlementaire sur le foncier agricole, que les services des wilayas poursuivent leurs efforts dans la lutte contre toute forme d’atteinte dont il est la cible.
Le ministre a évoqué les terres agricoles au niveau des Hauts Plateaux et du Sahara et qui sont cultivées par des fellahs n’ayant aucun document administratif ou légal, ce qui les prive de nombreuses facilitations. «Le gouvernement a chargé les commissions de wilaya de recenser cette catégorie d’investisseurs et de les régler au cas par cas», annonce M. Bouazghi. Le ministre signale, parmi les réalisations, la création de conseils interprofessionnels qui seront une véritable force de proposition aux plans local et national. Le secteur agricole a atteint une valeur de production annuelle de plus de 3.200 milliards DA, représentant ainsi plus de 12% du produit intérieur brut du pays, indique le ministre. Il affirme que la production agricole couvre actuellement la majorité des besoins alimentaires de la population et du marché local de « manière régulière et abondante en produits de base agricoles et alimentaires ». Mieux encore, notre pays exporte les excédents de certains types de produits vers les marchés mondiaux, met en avant le ministre.
Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que le secteur a connu une croissance de 3,25% grâce à l’augmentation des taux de production agricole de 200 à 500%.
Lors de cette journée parlementaire, le ministre a souligné également les efforts du secteur dans le cadre de la conversion du droit de jouissance permanent, dont bénéficient les investisseurs paysans depuis 1987, en droit de concession, en réponse à la loi 10/03, qui définit les conditions d’exploitation des terres agricoles au profit de plus de 200.000 investisseurs agricoles de 2,26 millions d’hectares. À cet égard, le ministre a souligné que « le foncier agricole est considéré comme une ligne rouge qui ne peut être négociée », conformément à l’article 19 de la Constitution. Selon les chiffres présentés lors de cette rencontre, il a été procédé à la régularisation de 180.000 agriculteurs, ce qui représente un taux de 96%. A ce rythme, l’opération devrait être achevée à la fin de l’année en cours. Autre remarque importante, le secteur cherche à étendre les zones agricoles propices à l’agriculture par l’acquisition de biens immobiliers agricoles, par leur remise en état et l’encouragement à la création de nouveaux investisseurs agricoles par le biais de la concession. L’on apprendra dans ce cadre qu’environ 200.000 agriculteurs ont déjà bénéficié de 2,5 millions d’hectares. Aussi et outre la concrétisation du principe de «la terre à celui qui la travaille », à travers la redistribution des terres à ceux qui les exploitent, le secteur œuvre également à valoriser les propriétés agricoles privées représentant 5,7 millions d’hectares, afin de gagner le pari de l’efficacité économique et d’accroître les capacités de production nationales. Il faut dire aussi que le secteur bénéficie de tout le soutien financier nécessaire pour atteindre l’objectif de la sécurité alimentaire. Il a bénéficié depuis 2000 à ce jour d’une importante somme financière dépassant les 3.000 milliards de dollars qui sont destinés à la mise en œuvre des programmes de développement tracés. Les chiffres indiquent également que les terres arables représentent 8,5 millions d’hectares (5,7 millions d’hectares de propriétés privées et 2,8 millions d’hectares de biens appartenant à l’État) et ce, sur une superficie agricole globale de 48,1 millions d’hectares. Le ministre assure que le secteur continue de protéger le foncier immobilier agricole de toute spéculation ou détournement de son rôle, et ce, dans le cadre de la loi 10/03, qui définit les conditions d’exploitation des terres agricoles. 
Soraya Guemmouri
 

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