vendredi 03 avril 2020 21:27:48

Attelage remorque de véhicules : Une mode ou une arme ?

Signe des temps, de plus en plus de véhicules automobiles sont équipés, à l’arrière, de cet unique modèle de crochet d’attelage avec boule destiné, à priori, à tracter des remorques «bagagères», voire des jet-ski, des caravanes, etc.

PUBLIE LE : 18-12-2018 | 0:00
D.R

Signe des temps, de plus en plus de véhicules automobiles sont équipés, à l’arrière, de cet unique modèle de crochet d’attelage avec boule destiné, à priori, à tracter des remorques «bagagères»,  voire des jet-ski, des caravanes, etc.

Mais face à ce phénomène observé depuis belle lurette, une interrogation vient immanquablement  à l’esprit : la législation en vigueur dans ce domaine est-elle respectée par les automobilistes qui ont doté leur véhicule d’un tel équipement ? Pas évident dans la mesure où cette première interrogation en appelle d’autres, dont au moins une d’entre elles semble sonner comme une réponse : peut-on vraiment considérer le «fameux» crochet d’attelage avec sa boule comme un indice de mobilité dans le sens où ceux qui en ont équipé leur véhicule posséderaient une remorque bagagère ou une caravane, peut-être seulement un jet-ski qu’ils étrenneraient lors de la belle saison ? Là aussi pas évident dans cette mesure bien simple où l’on en vient à se demander aussi si le -ou les- modèle(s) utilisé(s) sont compatibles avec les normes en vigueur dans le monde entier.
Et là, tombe un autre et néanmoins énorme point d’interrogation : dans la mesure où le crochet d’attelage -ou de remorquage, c’est selon la réponse au besoin- dans cette mesure donc, où cet objet tant usité s’impose davantage, pourquoi ne le descellerait-on pas du véhicule ; ou, pour faire plus simple, pourquoi ne le dévisserait-on pas lorsqu’on n’a pas besoin de s’en servir pour le remorquage ?
Autrement dit, pourquoi continue-t-on de le maintenir là où il a été fixé, à l’arrière du véhicule, tout au long de l’année, alors qu’on a besoin seulement, soit pour se déplacer en remorquant une caravane, ce qui n’est pas toujours le cas, soit pour déplacer beaucoup de bagages, ce qui n’est pas toujours le cas aussi, soit pour tracter seulement un jet ski en saison estivale ?
La réponse à une telle interrogation multiple s’est trouvée, tout compte fait, chez un vieux chauffeur de taxi, pour ne pas dire un vieux taxieur ; et -tenez-vous bien-  au moment même où, un jour, il avait du freiner brusquement pour ne pas laisser, dans un embouteillage, son véhicule approcher de trop près celui qui se trouvait juste devant  le sien, d’autant que ce véhicule-là était doté de ce «fameux» crochet d’attelage avec boule.
 Une fois le moment de «frayeur» passé, notre taxieur nous expliquera que cette «mode» qui, en fait, n’en est pas une, a surgi brusquement dans les mœurs en matière d’équipement de véhicules et ce, sans qu’on ne sache pourquoi ni comment.
Toujours est-il, toujours selon notre taxieur, que ce «mode» d’équipement des véhicules est en train de prendre de l’ampleur, tel un virus, dans la mesure où -malheureusement toujours sous l’angle de la relation d’affrontement-  le message qui en émane signifierait  à peu près ceci : «Ne t’approche pas trop de mon véhicule, sans quoi mon crochet arrière s’enfoncera dans le pare-chocs avant du tien».
Moralité du phénomène : tandis que ce crochet d’attelage avec boule est initialement destiné, sous d’autres cieux, à une utilité notoire, en l’occurrence tracter soit une remorque bagagère, soit une caravane, soit un jet ski, son «utilité» chez nous a malheureusement été réduite à sa plus simple expression ; pour ne pas dire a carrément été détournée, sciemment ou non, à d’autres fins.
Au point d’en faire à présent un objet dissuasif, pour ne pas dire carrément une arme éventuelle.  Pour tout dire, nous avons interrogé à ce propos  Mr. Mohamed Lazouni, président de l’Association « Tarik Essalama », spécialiste, formateur  et consultant en sécurité routière, lequel a répondu sans équivoque en ces termes : «La loi n’interdit pas expressément la fameuse boule d’attelage mais elle ne n’encourage pas non plus les conducteurs à en doter leur véhicule, surtout si les crochets d’attelage sont acérés, ce qui représenterait un grand danger pour les autres véhicules ; en fait tout est fonction du type de véhicule et de la nature de la remorque à tracter.
Dans tous les cas de figure, une distance de sécurité doit absolument être respectée par le véhicule qui se trouve derrière celui qui est doté de ce crochet d’attelage ».
Kamel Bouslama

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