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Médiation sociale : 280 personnes âgées réintégrées dans leur famille

Les efforts de rétablissement des liens familiaux salués

PUBLIE LE : 16-12-2018 | 23:00
D.R

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a indiqué, hier à Alger, que 280 personnes âgées ont été réintégrées dans leur famille,  durant 2017 et 2018, grâce à la médiation sociale.

La médiation sociale a permis la réintégration dans la cellule familiale de 280 personnes âgées, entre 2017 et 2018, sur un total de 1.700 résidents recensés au niveau des centres pour personnes âgées, a précisé la ministre, dans une déclaration à la presse, en marge d'une session de formation sur «Le rétablissement des liens familiaux», organisée par le Croissant-Rouge algérien (CRA). L'activation de la médiation sociale s'inscrit dans le cadre d'une série de mécanismes et de programmes visant à préserver la cohésion familiale, en tant que l'un des piliers de la politique de l'État social auquel a appelé le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui accorde «un intérêt crucial au dossier de la famille», a-t-elle ajouté.
À ce propos, la ministre a rappelé l'arsenal juridique visant la protection de la famille dans toute sa composante, soulignant, dans ce sens, l'amendement du Code de la famille en 2005, la promulgation de la loi relative au fonds de pension alimentaire, de la loi sur la protection de l'enfant et de la loi sur la protection des personnes âgées. La protection et la promotion de la famille algérienne sont une «mission noble» qui incombe à tout un chacun (établissements, institutions et individus), car elle est, a-t-elle dit, le garant de la pérennité de la cohésion sociale et de la lutte contre les fléaux sociaux. Par ailleurs, et s'agissant de la migration clandestine, Mme Eddalia a estimé que la lutte contre ce phénomène était «une responsabilité collective» nécessitant «la conjugaison des efforts de tous, en vue de contenir ses causes et de trouver les voies idoines pour son traitement, dans le cadre d'une approche globale». Mettant en avant la nécessaire «lutte contre les idéologies du désespoir prospérant dans les milieux de jeunes», Mme Eddalia a exhorté ces derniers à mettre à profit les opportunités offertes, à l'instar des dispositifs de l'emploi des jeunes.
Elle a tenu, à cette occasion, à exprimer «sa solidarité à toutes les familles des migrants illégaux». Pour sa part, la présidente du CRA, Saïda Benhabylès, a mis l'accent sur la nécessité d'organiser une journée d'étude sur la migration clandestine, la mendicité et le vagabondage, vu «la corrélation» entre ces fléaux sociaux à combattre, à travers l'élaboration d'une stratégie nationale multidimensionnelle. «L'adoption d'un discours d'espoir et le renforcement de la cohésion sociale, à travers le renouement des liens familiaux sont les principaux mécanismes à adopter pour combattre les différents fléaux sociaux, qui touchent, en premier lieu, la stabilité de la famille, noyau principal de l'édification d'une société stable et sereine», a-t-elle conclu.

Les efforts de rétablissement des liens familiaux salués

La cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICIR) en Algérie, Catherine Gendre, a salué hier les efforts du Croissant-Rouge algérien (CRA) pour le rétablissement des liens familiaux entre personnes séparées de leurs proches, lors de circonstances extrêmes, soulignant que le CRA assume son rôle avec «dynamisme» et «engagement» dans ce domaine. S’exprimant, à l’occasion de l'ouverture des travaux d’une session de formation annuelle des coordinateurs en «Rétablissement des liens familiaux» (RLF), Catherine Gendre a salué le travail de la présidente du CRA, Saïda Benhabylès, les représentants des différentes directions et structures du CRA, ainsi que tous les volontaires et les représentants des comités de wilaya qui contribuent au rétablissement des liens familiaux entre personnes séparées, lors des conflits et de situations extrêmes.
Organisée par le Croissant-Rouge algérien, l'ouverture de cette session de formation a été rehaussée par la présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia. Affirmant que, chaque année, des centaines de milliers de personnes sont séparées de leurs proches, du fait de la guerre ou d’une catastrophe naturelle, la responsable du CICR a expliqué que «l’impossible doit être tenté pour rétablir les liens entre ces personnes et les réunir». «Cette tâche est essentielle et les défis sont de taille. Rétablir le contact entre les membres de familles séparées par des situations de crise est l’une des activités au cœur de l’identité du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge», a expliqué Mme Gendre, précisant que «toute personne a le droit de connaître le sort des membres de sa famille qui ont disparu, ainsi que de correspondre et de communiquer avec ses proches desquels elle a été séparée».
À ce propos, elle a cité l’expérience du fondateur du CICR, Henry Dunant, qui avait écrit dans son livre, un Souvenir de Solférino, avoir transmis un message du soldat, Claudius Mazuet, agonisant sur le champ de bataille, à ses parents. Grâce à l’expérience acquise dans ce domaine, le Mouvement international du CICR est bien placé, selon l’intervenante, pour faire face aux besoins des personnes qui sont sans nouvelles de leur famille. Dans ce contexte, le CICR fait appel aux évolutions technologiques, en développant le site «familylinks.org» et d'autres outils de communication digitale, notamment le service «Google Finder» ou l’application «Facebook I am safe app’».
Pour mieux connaître le sort de ses proches en cas de catastrophes, le CICR a déployé également d'autres technologies de communication, dont l'usage de téléphones satellites, permettant aux détenus de rester en contact avec leurs familles, et des bornes de recharges solaires pour téléphones mobiles dans les camps de réfugiés. Saluant la tenue de cette session de formation, à Alger, au profit des coordinateurs en Rétablissement des liens familiaux, la cheffe de la délégation du CICR a indiqué que «les services de RLF requièrent dévouement et professionnalisme», et que «les compétences développées au sein du CRA» serviront le Comité de la Croix-Rouge dans le «monde entier».
 

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