mercredi 18 septembre 2019 10:06:03

Certificat de décès : Le nouveau modèle en débat

Le nombre d’erreurs et anomalies médicales est en nette augmentation dans les structures de santé à Annaba, a fait remarquer, avant-hier, le chef de service de la médecine légale au CHU d’Annaba, le Pr Abdelhamid Mira

PUBLIE LE : 09-12-2018 | 23:00
D.R

Le nombre d’erreurs et anomalies médicales est en nette augmentation dans les structures de santé à Annaba, a fait remarquer, avant-hier, le chef de service de la médecine légale au CHU d’Annaba, le Pr Abdelhamid Mira. S’exprimant lors des travaux de la deuxième journée de formation médicale continue, le Pr Mira n’a pas donné d’autres détails ni de chiffres sur ces erreurs et anomalies médicales, se contentant seulement de tirer la sonnette d’alarme à l’adresse principalement des jeunes médecins et des élèves en formation.  
Plus de 150 praticiens généralistes et spécialistes issus de la région est du pays ont pris part aux travaux de la deuxième journée de formation médicale continue qui se sont déroulés à l’auditorium Yahi-Badreeddine de la faculté de médecine de l’université Badji Mokhtar de Annaba.
Cette  rencontre scientifique, consacrée aux thèmes ‘’ le certificat médical de décès’’  et ‘’ les faux documents médicaux’’ , a  permis aux professionnels de la santé d’évoquer le nouveau modèle du certificat médical de décès élaboré en 2016 par le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière conformément aux orientations de l’OMS.
Cette dernière veut uniformiser tous les certificats médicaux à l’échelle mondiale, a-t-on relevé. En ce qui concerne la mise en circulation de ce nouveau modèle de certificat médical de décès, Annaba est en retard par rapport à d’autres wilayas du pays, a estimé le Pr Abdelhamid Mira, indiquant, à ce propos, que la deuxième journée de formation médicale continue vise justement à approfondir la réflexion sur ce nouveau document pour mieux sensibiliser le médecin rédacteur.
De son côté , le Pr  Fateh Kaious, de la médecine légale de l’hopital Ibn-Rochd de Annaba, a estimé qu’il y a des documents pouvant porter préjudice au médecin rédacteur lui-même comme à des organismes telle la CNAS, évoquant dans ce cadre les responsabilités pénales. Il fait état, par ailleurs, de près de 300 cas d’autopsie effectuée sur des cadavres en 2018 à l’échelle de la wilaya.
Quatre communications orales, deux ateliers de travail sur les thèmes retenus et 19 communications affichées ont marqué les travaux de cette rencontre scientifique organisée par le service de médecine légale du CHU de Annaba.
B. Guetmi

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