dimanche 16 dcembre 2018 15:39:53

Fenêtre sur le court métrage au 9e FICA : Born in battle ou les troubles des enfants soldats

Une autre douleur de l’Afrique

PUBLIE LE : 06-12-2018 | 0:00
D.R

Dans la fenêtre sur le court-métrage que le FICA a ouvert pour sa neuvième édition, les cinéphiles algérois ont plongé, mardi après-midi, dans les violents dédales de l’enfant soldat à travers un poignant film intitulé «Born in battle» de la cinéaste Yangzom Brauen. Le film commence d’une manière poétique avec notamment une voix off enfantine qui fait l’éloge de la paix et dénonce la guerre et la violence. Comparant la famille à un arbre comme dit l’adage africain, l’atrocité de la guerre attrape le petit Oneka, jeune garçon de douze ans, dont les seuls préoccupations sont de jouer au football et de collectionner les pierres. Comme à son accoutumée, il part hebdomadairement au marché avec sa grande mère, mais un beau jour, il écoute pour la première fois le son d’une arme, hélas sa grand-mère est la victime de cette balle fatidique qui tue également son innocence et le fait basculer dans l’univers violent des rebelles. Il cache ses larmes par crainte des ravisseurs qui l’ont obligé à commettre les pires atrocités. Il parvient à s’échapper pour retrouver son foyer et ses parents. La hutte familiale fut attaquée une nouvelle fois par d’autres rebelles, toujours à la recherche d’enfants soldats. Le film explore la névralgique problématique des enfants soldats qui sévit en Afrique. Il démontre avec une esthétique irréprochable les atrocités des troubles psychologiques causés par la guerre aux enfants. Lors du débat qui a suivi la projection, le producteur du film, Wonster Gerold, a souligné que le film a fait le tour du monde où il a eu un grand succès. Sur la question de la possibilité d’en faire un film documentaire afin de relater ce fléau avec plus de réalisme, le producteur a précisé que la fiction touche plus de cinéphiles à travers l’émotion et l’empathie. Il a, par ailleurs, affirmé que le tournage aurait coûté plus cher en Afrique.

Une autre douleur de l’Afrique

Dans le volet film documentaire, qui met en compétition huit œuvres pour décrocher des sacres lors de la soirée de clôture du 9e FICA, prévue samedi, un film bouleversant intitulé « Les silences de Lydie» qui porte à l’écran la crise multidimensionnelle d’une adolescente burkinabé. Dans une société déchirée par la famine et la pauvreté, dans une ville où les fléaux atteignent des proportions alarmantes, Lydie, âgée de dix-sept ans, ressent encore la douleur de la séparation de ses parents. Elle fugue du foyer de son père avant d’être rattrapée par sa mère qui l’oblige à rester près d’elle. Forte de caractère et turbulente, Lydie finit toujours par s’en fuir à la recherche d’un bonheur enfoui ailleurs. Sous-titré «Permis d’exister», le film se concentre sur la quête d’identité de Lydie dans les relations conflictuelles avec sa génitrice, ses conflits intérieurs, ses absences, ainsi que ses tentatives de mener une vie simple en apprenant le métier de couturière.
Kader Bentounès

 

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