dimanche 16 dcembre 2018 12:49:33

Premier permis biométrique à points à Laghouat : Bientôt dans toutes les wilayas

Le nouveau permis doté d’un système informatique très développé pour la gestion des contraventions

PUBLIE LE : 06-12-2018 | 0:00
D.R

Le premier permis de conduire biométrique dans la wilaya de Laghouat a été délivré, hier, en présence des autorités locales. «L’opération est la première concernant ce type de document officiel   biométrique personnalisé, parmi 251 permis similaires déjà prêts», a indiqué le directeur de la réglementation et des affaires générales de la wilaya.
Ali Saâdoune a affirmé que cette opération sera suivie par l’établissement, durant le premier semestre 2019, dans le cadre du parachèvement de l’opération d’utilisation des documents biométriques, de la première carte électronique d’immatriculation de véhicules (carte grise).
 De son côté, le wali, Ahmed Meguellati, a indiqué que cette opération s’inscrit dans le cadre du programme du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, visant la modernisation de l’Administration, au titre de la stratégie du gouvernement, actuellement à un stade avancé, le rapprochement de l’Administration du citoyen, en mettant à sa disposition un site   électronique pour l’établissement de ses documents.  
Il faut dire qu’après Alger et Laghouat, retenues comme wilaya-pilotes, le processus de généralisation du permis sera lancé incessamment sur l’ensemble du  territoire national. Lancée en avril 2018,  l’opération se fera de manière graduelle sur cinq années, jusqu’à la suppression totale de l’ancien permis. Le Directeur des titres et des documents sécurisés, M. Hassan Boualem, a précisé que chaque commune avancera à son rythme et ses moyens matériels et humains. «La généralisation effective est, par ailleurs, tributaire de l’acquisition des équipements nécessaires, cette opération nécessitant plusieurs démarches administratives, les appels d’offre notamment», a-t-il précisé.
 
Le nouveau permis doté d’un système informatique très développé pour la gestion des contraventions

 Soulignant que la conception de ce permis est «100% algérienne», le responsable a affirmé que la réussite de cette opération «est le fruit d’un partenariat public-privé avec des compétences locales issues de nos universités  et instituts de formation».
D’après le programme tracé par le département de M. Noureddine Bedoui, un million de permis de conduire devront être délivrés en 2019. 4 millions sont prévus pour l’année suivante, 7 millions en 2021. La fin de l’année 2022 est la date butoir pour la généralisation de ce document à puce électronique.
À noter par ailleurs que le ministre avait déclaré que l’instauration du permis biométrique à points est la première étape d’une stratégie de l’État visant à atténuer le sinistre bilan des morts et blessés sur les routes. «L’Algérie enregistre des chiffres record dans les accidents de la circulation, déplorant pas moins de 4.000 morts par an, soit 11 morts chaque jour et des dizaines de milliers de blessés. À cela, il y a lieu d’inclure 100 milliards de DA de dégâts et indemnisations», précisant, à ce propos, que des réformes sont engagées pour sécuriser davantage les routes. Le nouveau permis est doté d’un système informatique très développé pour la gestion des contraventions, au diapason des nouvelles mesures juridiques, pour garantir leur application sur le terrain, en vue de changer la mentalité du conducteur qui aura à gérer son crédit de points, grâce à des mesures préventives et des sanctions sévères. «Il aura également une incidence certaine sur le travail des agents de sécurité en charge de la sécurité routière qui n’auront plus à dresser par écrit les contraventions, mais utiliseront des moyens électroniques efficaces et rapides qui faciliteront leur tâche quotidienne», a indiqué M. Bedoui, soulignant que les bases de données centrales garantissent la célérité et la transparence, et ouvriront la voie à la mise en place de mécanismes efficaces en matière de recouvrement des contraventions.
Il y a lieu de noter que l’objectif principal de la modernisation de l’Administration est d’aller vers l’administration électronique et d’atteindre progressivement une administration «zéro papier». Les services de ministère de l’Intérieur sont à un taux de 50% dans ce processus de numérisation de l’Administration. Le taux de 100% devrait être atteint dans deux ans, grâce à la mise en service du guichet électronique sécurisé.
Sarah A. Benali Cherif
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions