dimanche 16 dcembre 2018 12:47:50

Le président du comité de solidarité avec le peuple Sahraoui : « Un nouvel espoir de voir cesser le calvaire des populations »

Pour la première fois depuis l’échec des négociations de Manhasset aux États-Unis, en 2012, le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Nasser Bourita, est face à face avec le chef de la délégation sahraouie, M. Khatri Addouh, pour des négociations à Genève.

PUBLIE LE : 06-12-2018 | 0:00
D.R

Pour la première fois depuis l’échec des négociations de Manhasset aux États-Unis, en 2012, le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Nasser Bourita, est face à face avec le chef de la délégation sahraouie, M. Khatri Addouh, pour des négociations à Genève.

Convié à s’exprimer, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui a de prime abord émis le  vœu  que ces négociations puissent être «couronnées de succès». Le Dr Said Ayachi a également souligné que cette rencontre représente, en fait, « un nouvel espoir de voir cesser le calvaire du peuple sahraoui confiné, a-t-dit, depuis 45 années dans des camps de réfugiés et dont le reste de la population est confronté, dans son pays occupé, à la répression des forces marocaines ». Aussi, et après avoir rappelé que nombre de résolutions des Nations Unies n’ont cessé de réclamer l’organisation d’un référendum d’autodétermination au bénéfice du peuple sahraoui, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui a affirmé que le statu quo avantage le Maroc. « Une situation que ce pays voudrait voir perdurer le plus longtemps possible, du fait qu’il occupe un pays dont il pille les ressources, sans qu’il lui soit demandé des comptes», a-t-il dit, avant de souligner que  « le Maroc refuse, depuis plus de dix ans, de s’asseoir à la table de négociations, en y poursuivant ses violations contre sa population en toute impunité».  
Poursuivant ses propos, M. Ayachi fera remarquer que si le Maroc a finalement accepté de revenir à des pourparlers, c’est par suite des exigences de la nouvelle administration américaine, laquelle administration s’est clairement opposée à un nouveau mandat d’une année à la Mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso), mais de six mois, et ce, afin de le pousser à «des négociations directes et officielles». L’intervenant a également signalé que « grâce aux Etats-Unis qui donnent désormais le la  pour traiter de ce sujet, on sent, depuis avril 2018, que les lignes de ce dossier ont bougé  et que les choses ont changé». Cependant, selon M. Ayachi, « il n’est pas exclu que, dès demain (aujourd’hui NDLR), « Rabat fasse tout  pour faire déraper les négociations afin, une fois encore, de gagner du temps». Sauf que,  ajoute-t-il, « ce serait sans compter sur Washington qui considère que le conflit n’a que trop duré ».
Réitérant le soutien du Cnasps au Front Polisario quant à sa demande majeure d’organiser le référendum d’autodétermination en faveur du peuple sahraoui, Ayachi a affirmé que le Comité algérien «accompagnera le peuple sahraoui dans cette trajectoire de négociation et continuera de le faire à travers un programme qui est établi depuis un certain temps déjà, pour pouvoir, dans tous les espaces et domaines, apporter notre soutien au peuple sahraoui».
Soraya Guemmouri

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