dimanche 16 dcembre 2018 12:48:27

Dans la lucarne : Des sports collectifs dans le « flou »

L’Algérie est un pays de sport et possède également de grands champions.

PUBLIE LE : 06-12-2018 | 0:00
D.R

L’Algérie est un pays de sport et possède également de grands champions. Aussi loin que l’on s’en souvienne, lorsque nos athlètes participaient, il y avait pratiquement le succès au bout et on montait généralement sur la plus haute marche du podium. Ce n’est pas un «conte» à narrer aux enfants. Bien au contraire, on s’est illustré aux
J. Méditerranéens, aussi bien ceux d’Alger en 1975, de Split en 1979 (Yougoslavie), de Casablanca en 1987, Athènes en 1991, Bari (Italie) 1997, Tunis en 2001 et bien d’autres manifestations sportives majeures de par le monde. Il faut dire qu’à côté du football,
«sport-roi» par excellence, qui avait fait sensation en faisant à plusieurs reprises  plaisir aux supporters algériens, les
«sports-co» comme le hand-ball, la boxe, le basket ball, l’athlétisme, le karaté… avaient donné bien des satisfactions aussi bien sur les plans arabe, africain et européen. Là, il faut remarquer que nos sports collectifs étaient vraiment respectés, notamment après l’application de la réforme sportive en 1977. Ce fut l’essor véritable de notre sport aussi bien à l’échelle des clubs que de nos différentes équipes nationales. Il faut dire que ce fut une belle époque où notre sport, toutes disciplines sportives, était respecté par ses pairs. Il faut dire qu’aujourd’hui, et malgré certaines disciplines qui essayent de se frayer un chemin parmi les grands, on ne peut pas dire que tout baigne dans l’huile.
Il y a lieu de mettre en exergue le volet financier qui fait défaut dans les sports collectifs ; le manque d’argent est vraiment un obstacle. De plus, ce qui accentue les difficultés et rend la besogne encore plus pénible, c’est le fait que les athlètes de ces disciplines «dites mineurs» sont payés. Ce sont des salairés et doivent être payer. Par conséquent, le fait que des disciplines comme le volley-ball, le basket ( qui vient de reprendre), mais on ne sait pas pour combien de temps. Concernant le volley ball, ses animateurs ont tout simplement prônés le «boycott». Une attitude qui fait que ce sport, très prisé, n’a pas encore démarré la compétition, faute de finances et surtout de garanties. Ces clubs ont tout simplement voulu lancer la balle dans le camp du MJS. Mais ce dernier ne veut pas s’embarrasser de leur gestion. C'est-à-dire que les clubs sont contraints de s’autofinancer en s’aidant de sponsors, chacun doit essayer de se débrouiller pour gérer ses finances. Il faut dire que les clubs qui veulent que le MJS leur apporte son aide sont très nombreux.
À travers, ce que le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Hattab, a affirmé à la presse qui l’avait sollicité, il semble que ce dernier n’est pas d’accord. «Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, a indiqué lundi à Alger que son département n'allait pas financer les clubs de volley-ball qui boycottent les Championnats d'Algérie de Super-Division (messieurs) et de Nationale- Une (dames) pour des raisons «financières».  En toute franchise, l'Etat ou le ministère ne peut pas financer toutes les disciplines sportives. Les clubs doivent trouver des moyens de financement, dont les fonds de wilaya et les entreprises économiques susceptibles de sponsoriser ces équipes. Le ministère est là pour accompagner le sport selon les lois de la République», a déclaré Hattab. Il faut dire que le financement du sport est de nos jours problématique, surtout que nos clubs sont devenus «budgétivores». Ce n’est plus facile de répondre aux attentes des uns et des autres. La réponse du Ministre de la Jeunesse et des Sports est on ne peut plus claire. Certes, le football actuellement prend tout. Là, il risque, d’une certaine façon, d’être attaqué de toute part pour que certaines entreprises prennent en charge notre sport comme l’est Sonatrach avec le MCA et le GSP. Ce qu’il faudra retenir, c’est que la situation n’est pas aisée. Elle nécessite des décisions audacieuses pour enrayer les difficultés et aussi dépasser les « suspicions » et l’absence de confiance entre les uns et les autres. Il faudra un nouveau mode aussi bien de financement que de gestion. Ce n’est plus possible de continuer dans cette voie qui est pratiquement sans issue.
  Hamid Gharbi

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions