dimanche 16 dcembre 2018 12:46:25

Journées portes ouvertes sur le programme spatial national : Apport dans la résolution des problématiques de développement

Mme Faraoun : « Jeter les bases d’une industrie spatiale nationale. »

PUBLIE LE : 05-12-2018 | 0:00
D.R

«L’expérience accumulée, le savoir-faire des compétences locales, depuis le lancement du programme spatial algérien, est ce qui assure, à notre pays l’appropriation des applications et des nouvelles technologies comme véritables outils de développement durable», a déclaré hier, la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Mme Houda-Imane Faraoun.
Cette déclaration de la ministre a été faite à l’occasion du lancement des journées portes ouvertes sur le programme spatial national organisées par l’Agence spatiale nationale (ASAL) au niveau de la Bibliothèque nationale d’El Hamma. Cette manifestation, qui s’étalera sur deux jours, a vu la participation d’un panel d’experts et spécialistes, et également du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.
Dans son allocution d’ouverture, Mme Faraoun a mis en exergue le fait que, grâce à l’expertise algérienne accumulée, «notre pays a atteint un niveau élevé dans l’exécution et la maîtrise du programme spatial».
 Le constat de la ministre illustre donc les progrès remarquables enregistrés en la matière, «pour concrétiser les Objectifs du développement durable» mais surtout «la consolidation de la souveraineté nationale». La ministre a tenu à signaler avec fierté, que le programme spatial national 2006-2020 s’est concrétisé avec la mise en œuvre de projets opérationnels d’applications spatiales contribuant au développement économique et au bien-être de la population.  La réalisation du programme spatial national n’a pu être faite sans l’investissement dans l’élément humain. A cet effet, la ministre a tenu à rappeler que «le nombre de chercheurs et ingénieurs en techniques spatiales s’est multiplié depuis des années», et c’est ce qui révèle d’abord que «les cerveaux locaux sont capables d’acquérir le savoir-faire nécessaire pour jeter les jalons d’une industrie spatiale forte, et ensuite de permettre au pays de continuer à conquérir l’espace».
La ministre a également souligné le projet d’une «Continuation» en la matière, car «il nous reste un long chemin à parcourir pour atteindre les objectifs». Ambitieusement, ces objectifs concernent «la constitution des pôles d’excellence dans différents domaines», notamment dans l’environnement, dans la gestion des risques majeurs, l’agriculture, de l’urbanisme et les infrastructures de base, les transports, l’énergie, l’éducation et la santé.
L’importance accordée au programme spatial national par les autorités publiques, a porté ses fruits puisque « l’Algérie est aujourd’hui considérée parmi les pays les plus avancés, au moins sur le plan continental, avec l’Afrique du Sud», a signalé Mme Faraoun.
Cette dernière a ainsi tenu à rendre hommage à l’ASAL qui a réussi à mettre en avant le programme national spatial, avec le lancement, depuis 2002, de 5 satellites d’observation de la Terre et du dernier en date (11 décembre 2017) Alcomsat-1, qui est un outil multi-missions ayant pour objectif le renforcement de la souveraineté nationale en matière de télécommunications, à travers la mise en place d’un réseau de transmissions approprié, performant et sécurisé.
Aussi, selon ses concepteurs, l’organisation de ces journées portes-ouvertes vise en premier lieu le grand public dans la perspective de faire de sensibiliser les participants sur l’apport de l’outil spatial dans la résolution des problématiques de développement économique durable national, ce qui est l’un des objectifs esquissés.
 Le public est invité donc à visiter le hall de la Bibliothèque nationale où plusieurs activités sont prévues, dont la projection d’un documentaire sur les réalisations du programme spatial national et l’exposition des produits, études et réalisations des entités opérationnelles de l’ASAL et des institutions partenaires.
Une démonstration de liaison VSAT par Alcomsat-1 entre la Bibliothèque nationale et le Centre d’exploitation de Bouchaoui a été effectuée avec succès. En marge de cette manifestation scientifique, une photo de la Grande Mosquée d’Alger, prise par le satellite algérien Alsat-2, a été présentée. Par la même occasion, un hommage particulier a été rendu au Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en reconnaissance à ses efforts en faveur du développement du programme satellitaire algérien.
Tahar Kaïdi

Projet de réalisation d’Alcomsat-2 par des compétences algériennes

Le directeur général de l’Agence spatial algérienne (ASAL), M. Azzedine Oussedik, a déclaré à la presse que dans les années à venir son organisme «prévoit la réalisation d’un Alcomsat-2, par des compétences algériennes». Il s’agit, explique le DG de l’ASAL, d’un satellite de télécommunication «qui est plus complexe techniquement que celui de l’observation de la Terre». «Réfléchir à la construction d’un nouveau satellite avant la fin de durée de vie du premier — 15 ans — est une bonne chose», estime-t-il. Avant d’envisager la construction d’Alcomsat-2, M. Oussedik pense qu’il faut d’abord «lancer l’exploitation optimal d’Alcomsat-1 à travers les différents programmes de télémédecine, télé-enseignement, et télédiffusion». M. Oussedik a, dans ce sens, fait part de la «volonté politique» de l’Algérie de développer son programme spatial, relevant que la dynamique de la compétence algérienne dont dispose le pays est ce qui permet «de mener à bien ce programme». Une année après son lancement le 11 décembre 2017, le petit bilan d’Alcomsat-1 est des plus ambitieux, explique M. Oussedik, ceci, avec «la mise en opération du satellite, les chaînes de télévision publiques, le fil de l’APS et les 57 chaînes de radio sont captés à 24.8°». Et pas que ça « puisque l’Algérie télécom satellite (ATM) est en train de faire migrer tout ce qui est utilisé via les satellites étrangers vers Alcomsat-1, après la fin des différents contrats». S’agissant des différents projets réalisés avec les différents départements notamment les ressources en eau et l’intérieur, «On va élargir le recours à l’imagerie satellitaire pour plus d’efficacité» et cela « pour fournir des données et des outils d’aide à la décision», a conclu le responsable.   
Tahar K.
 

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