dimanche 16 dcembre 2018 12:48:32

20e semaine nationale du Saint Coran à Oran : Des valeurs pérennes

Dans un message adressé aux participants à la 20e Semaine nationale du Saint Coran, dont les travaux ont débuté, hier, au centre des Conventions d’Oran, lu en son nom par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, le Chef de l’État a exhorté l'ensemble des organisations de la société, notamment les établissements éducatifs, culturels, scientifiques et médiatiques, ainsi que les secteurs en charge de la sensibilisation de l'opinion publique, à assumer leurs missions et à œuvrer à la conjugaison des efforts au service de l'intérêt général.

PUBLIE LE : 04-12-2018 | 0:00
D.R

Dans un message adressé aux participants à la 20e Semaine nationale du Saint Coran, dont les travaux ont débuté, hier, au centre des Conventions d’Oran, lu en son nom par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, le Chef de l’État a exhorté l'ensemble des organisations de la société, notamment les établissements éducatifs, culturels, scientifiques et médiatiques, ainsi que les secteurs en charge de la sensibilisation de l'opinion publique, à assumer leurs missions et à œuvrer à la conjugaison des efforts au service de l'intérêt général. Il a estimé, dans ce même registre, que «la force d’une nation se mesure à sa fidélité à son passé, à son patrimoine et à son histoire, et sa faiblesse réside dans le reniement de son passé, la négation de son patrimoine, l'oubli de son histoire et le mépris de son enseignement». Ainsi, le Président a salué le choix du thème retenu pour cette 20e édition, le qualifiant d’«une importance majeure, un thème que la Oumma gagnerait à méditer pour en emprunter toute la signification et les vertus.
La fidélité en tant que valeur coranique et principe moral et civilisationnel mérite véritablement d'être un sujet de débat par cette élite des universités, des instituts, des mosquées et des Zaouïas». Pour le Chef de l’État, «l’identité de l’Algérie est sous-tendue par son passé amazigh ancestral, son histoire arabe séculaire et son patrimoine arabo-musulman authentique, et la fidélité à ces constantes est la fidélité à la patrie même». Il a ajouté, à ce propos, qu’«une nation dont l’histoire foisonne de grands ancêtres comme Ibn Maâti Zouaoui et Ibn Adjerroum, de philosophes et de théologiens comme le premier fondateur du roman Apuleius, du penseur Malek Bennabi, et de savants en astronomie comme Ibn Quenfed El-Qacentini ou l'érudit Ahmed Tifassi ou encore l’encyclopédiste Abderrahmane Ben El-Haffaf, et bien d’autres, n’a pas à s’inquiéter ni à se laisser gagner par le désespoir ou renoncer à son glorieux passé». Il a rappelé, ainsi, que «durant la Glorieuse guerre de Libération, c'est la fidélité à la patrie qui a amené les valeureux jeunes de l'Algérie à sacrifier leur vie pour sa libération. Un sacrifice qui leur vaut l'évocation respectueuse par les enfants de leur pays et l'inscription de leurs noms au Registre des immortels. La mémoire nationale ne peut occulter les vagues de Chouhada qui ont versé leur sang pour l'Algérie, et la fidélité à cette génération implique de ne jamais oublier ces sacrifices et de respecter le serment fait aux Chouhada de poursuivre leur œuvre pour la défense de l'Algérie, de son territoire et de son unité, et le développement de son économie», a soutenu le Chef de l’État.
Dans une déclaration à la presse, M. Mohamed Aïssa a indiqué que l’hommage qui sera rendu aux imams, tombés en martyrs pendant la décennie noire, est une reconnaissance de l’État algérien de tous leurs sacrifices consentis pour sauver l’État algérien et son peuple, «leurs efforts à l’intérieur des mosquées et sur le Mihrab sont égaux à ceux déployés par les forces de sécurité sur le terrain et les citoyens qui ont porté bénévolement les armes pour défendre l’Algérie», a déclaré le responsable, avant de souligner que cette démarche est la première du genre, depuis l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
À une question sur les revendications du Syndicat des imams, le ministre a fait savoir qu’il a déjà expliqué la position du gouvernement algérien par rapport à cette question, précisant que la révision du statut particulier n’est pas à l’ordre du jour, que ce soit au profit de son secteur ou ceux des autres. Il a ajouté que «ce n’est pas le moment pour débattre de l’augmentation des salaires, à cause de la crise financière que connaît le pays». Mohamed Aïssa a toutefois souligné que la porte du dialogue est ouverte, pour discuter les autres revendications à caractère social. Évoquant la béatification des sept moines de Tibhirine, assassinés en 1996 pendant la décennie noire, et 12 autres figures du christianisme, le ministre a fait savoir que le Pape François a délégué un cardinal de rang de ministre afin de le représenter dans la béatification des 19 religieux.  Il précisé que le représentant du Vatican se rendra en Algérie, le 6 décembre, avant de se rendre à Oran, le 7 décembre, où il dirigera la cérémonie de béatification des religieux, le 8 décembre. Le représentant du Pape François et la délégation qui l’accompagne seront reçus par le Premier ministre, le 9 décembre, a annoncé Mohamed Aïssa.
Amel Saher

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