mercredi 19 septembre 2018 22:35:17

Archives nationales : Un pays sans mémoire, un pays sans avenir

Un pays sans mémoire est un pays sans avenir a-t-on l’habitude de dire. La question de l’écriture de l’histoire mérite une nouvelle fois d’être posée à partir d’un tel constat.

PUBLIE LE : 11-06-2011 | 19:24
D.R

Un pays sans mémoire est un pays sans avenir a-t-on l’habitude de dire. La question de l’écriture de l’histoire mérite une nouvelle fois d’être posée à partir d’un tel constat.
Nous assistons depuis la période post-indépendance à un débat sans fin à ce sujet où est rappelée de façon incessante, la nécessité de l’écriture de l’histoire qu’il faut restituer avec fidélité aux générations futures.
Force est de constater qu’il y a une  certaine inertie émanant des milieux intellectuels nationaux à s’investir dans une telle mission, et lorsque cela se produit cela n’est jamais dénué de polémiques comme des exemples récents viennent le démontrer, là où la sérénité et le débat critique auraient dû prévaloir. La non disponibilité des archives est souvent mise en avant, pour justifier les manquements en la matière et l’indigence de la production nationale. C’est une question particulièrement épineuse à régler. On sait qu’une partie assez vaste de ces archives nationales gît dans des institutions et autres officines françaises une autre partie se retrouve dans un certain nombre d’autres pays qui ont partie liée avec l’histoire de notre pays, la Turquie notamment. Il y a enfin celles qui existent en Algérie même et  qui pour des raisons diverses, ne sont pas rendues accessibles à toutes celles ou ceux souhaitant s’investir dans la recherche. Le Centre national des archives, institution qui ouvre ses portes au public est loin de répondre aux attentes, sans que ceux qui président aux destinées de cette institution n’y soient pour quelque chose dans cette situation.
Leur mérite est de se dire mobilisés pour que la situation évolue dans le bon sens. C’est dans cet esprit que vient de se tenir à Alger, un colloque africain sur les archives où a été posée et souvent rappelée, la difficulté d’accès pour les pays africains aux archives qui concernent l’histoire des pays respectifs et détenues par les puissances ex-coloniales.
Ce fut l’occasion pour un appel à la mobilisation et l’encouragement à la coopération et à la collaboration entre pays africains pour la récupération des archives, une action concertée qui n’exclut pas une projection sur l’avenir à travers l’utilisation des moyens de communication modernes pour une utilisation  profitable pour tous.
Tahar Mohamed Al Anouar

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