dimanche 18 novembre 2018 03:43:49

Assemblée populaire nationale : Séance plénière consacrée aux questions orales

Bientôt une nouvelle réglementation en faveur des enfants autistes

PUBLIE LE : 10-11-2018 | 0:00
D.R

L’Assemblée populaire nationale a repris, jeudi, ses travaux en séance plénière consacrée aux questions orales concernant plusieurs secteurs ministériels. Lors de cette session présidée par M. Mouad Bouchareb, président de cette institution, seize questions ont été adressées au Premier ministre et aux ministres de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, des Moudjahidine, de l’Éducation nationale, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ces questions ont concerné, en outre, les ministres de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, des Travaux publics et des Transports, et des Ressources en eau.

Le Premier ministre
Bientôt une nouvelle réglementation en faveur des enfants autistes

Parmi les préoccupations soulevées par les députés, figure celles en rapport avec les prise en charge des enfants autistes à laquelle le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia a tenu lui même à apporter des clarifications nécessaires dans sa réponse lue par le ministre des Relations avec le Parlement, M. Mahdjoub Bedda. En la matière, l’on apprendra que l’effort consenti par les pouvoirs publics en faveur des personnes aux besoins spécifiques, y compris les enfants autistes, fait l’objet d’une dynamique perpétuelle en vertu des orientations du Chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika. En effet, le Premier ministre a tenu à préciser que le gouvernement s’attelle à l’élaboration «d’un nouveau texte réglementaire définissant les conditions de création, d'organisation et de contrôle des établissements d’éducation et de formation dispensant un enseignement spécialisé aux enfants autistes». Il s’agit d’une nouvelle législation qui viendra optimiser, à coup sûr, les mécanismes déjà mis en place en faveurs de ladite catégorie de la société au profit de laquelle l’Etat ne ménage aucun effort, faut il le rappeler pour leur offrir un mode de vie décent et en constante amélioration. En atteste, indique en outre le Premier ministre, «la création d'une commission nationale multisectorielle, chargée de l'élaboration d'une stratégie nationale visant à améliorer les conditions d'examen et de diagnostic médicales de la maladie et l'accompagnement social de cette tranche». Cette commission matérialise, a-t-il expliqué, les efforts consentis par l'Etat dans le cadre du principe d'entraide et de solidarité sociale pour «assurer une meilleure prise en charge des personnes aux besoins spécifiques, y compris les enfants autistes». M. Ouyahia ne manquera pas d’ailleurs de préciser qu’en application de cette stratégie, il a été procédé à la création de centres pédagogiques relevant du secteur de la solidarité pour accompagner la formation et la qualification des enfants autistes. «Un nouvel espace a été créé lors de la précédente année scolaire, portant à 134 le nombre global de centres à travers le pays, et ce, parallèlement aux efforts visant à insérer cette catégorie dans les établissements éducatifs, sous différentes formules, en fonction du degré de la maladie», a encore rappelé le Premier ministre. Ce dernier rappelle aussi l’inscription de «991enfants autistes dans des classes spéciales au niveau d'établissements éducatifs, aux cycles primaire et moyen».
Autre précision de taille dans sa réponse, celle relative à la création et la gestion des nouveaux centres spécialisés dans la formation d'encadreurs à Alger, Constantine et Blida, dont ont été chargées les collectivités locales.
    Karim Aoudia

 Transports : 27 routes de wilaya et nationales
reclassées dans 14 wilayas en 2018

À la faveur d'un décret exécutif promulgué en octobre 2018, plusieurs routes de wilaya ont été érigées en routes nationales alors que d'autres routes nationales ont été reclassées en routes de wilaya, a notamment souligné le ministre des Travaux publics et des Transports, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales. Le ministre a précisé que cette opération de classement et de reclassement a concerné 27 routes de wilaya et nationales, et ce, au niveau de 14 wilayas en 2018, à savoir Adrar, El-Bayadh, Naâma, Oran, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, Tissemssilt, Djelfa, Tiaret, Ain Témouchent, El-Oued, Souk Ahras, Mascara et Biskra. À une question de la députée Zidane Halima (Front El-Moustakbel) concernant la route de wilaya n°02 reliant quatre wilayas (Chlef, Tiaret, Tissemsilet et Relizane), demandant par là sa réhabilitation et son classement en route nationale «au vu de son extrême importance», M. Zaalane a rappelé que «le classement des routes communales, de wilaya et nationales est soumis à certaines conditions et normes définies par la réglementation. Clair, net et précis, le ministre souligne que cette route, dont la largeur ne dépasse pas 6 mètres, ne répond pas aux conditions de classement des routes nationales prévoyant une largeur d'au moins 7 mètres. Poursuivant ses propos, ce dernier annonce que les services de son département s'attellent actuellement à «relancer l'opération de réhabilitation et d'extension de cette route comme première étape pour qu'elle réponde aux normes techniques des routes nationales». D’autre part, répondant à  un autre député sur le dédoublement de la route nationale N 1, en particulier le tronçon reliant Lakhchem et Boughzoul sur 7 km, le ministre a qualifié ce tronçon de stratégique dans le réseau routier national, reliant le Nord du pays au Sud et revêtant une importance particulière pour le développement économique.
M. Zaalane a affirmé, à ce propos, que le projet de dédoublement, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d’orientation des routes et autoroutes 2005-2025, s’étendait sur 840 km et permettra de réduire le nombre d’accidents, ajoutant qu’il contribuera, à l’avenir, à la promotion des échanges entre l’Afrique et l’Europe, notamment pour les pays du Sahel qui ne disposent pas de littoral, via le port de Djendjen et le port centre d’El-Hamdania.
À ce titre, le ministre a rappelé l'intérêt particulier dans le programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la réalisation du dédoublement de ladite route, à partir de Blida jusqu’à Ghardaïa sur 588 km. Il a fait savoir que 495 km de cette route avaient été réceptionné à ce jour, reliant Blida, Médéa, Djelfa, Laghouat, et Ghardaïa, tandis que 14 km seront réceptionnés avant fin 2018. Revenant sur le tronçon reliant Lakhchem à Boughzoul, le ministre a indiqué qu’il est «une des priorités pour assurer le relais direct à l’autoroute», notant la réalisation du dédoublement qui avait été bloquée en raison du gel des programmes destinés aux Hauts-plateaux.
Le ministre est formel, «l'étude relative à ce projet ainsi que son enveloppe financière, fixée à 2 milliards de dinars sont prêtes». Aussi et eu égard à l’importance particulière de ce projet, le ministre fera part de sa conviction sur son inscription qui interviendra «sous peu».

 ressources en eau : Un programme d’urgence pour approvisionner Souk Ahras

Le ministre des Ressources en eau, M. Hocine Necib a indiqué que la wilaya de Souk-Ahras a connu dernièrement des perturbations dans la distribution en eau potable, dues au recul de la capacité des barrages qui l'approvisionnent, précisant que «cette situation s'améliorera prochainement» avec le parachèvement des projets lancés en 2017 pour venir à bout du problème dans la région, notamment en ce qui concerne la réalisation des puits. La wilaya de Souk Ahras a enregistré de fortes perturbations dans l'approvisionnement en eau potable durant l'été 2017 en raison d'une faible pluviométrie et d'une augmentation de la demande, nonobstant que la région a enregistré plusieurs incendies durant cette période. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a décidé de lancer un programme d'urgence pour améliorer l'approvisionnement en eau potable. Une enveloppe de 192 milliards DA a été dégagée pour le financement de plusieurs projets dans la wilaya visant à garantir 17.000 M3/jour à travers la réalisation de 24 puits, dont 18 ont déjà été réalisés jusqu'à présent. Il a également fait savoir que 1.600 M3/jour ont été récupérés grâce à la réhabilitation des réseaux des eaux dans plusieurs communes et la réhabilitation de la station de traitement des eaux dans la région industrielle de Skikda. Des appels d'offres sont actuellement en cours de préparation portant sur la réalisation d'un transfert d'eau sur une distance de 30 km, 6 réservoirs et 6 stations de pompage, selon les explications de M. Necib. Ce programme d'urgence sera accompagné d'un programme de développement sectoriel à moyen terme pour subvenir aux besoins des habitants de la région, prévoyant la réalisation de grands transferts et des barrages. À une question concernant le rendement du barrage de Bouzegza dans la wilaya de Tissemsilt, le ministre a souligné que cette infrastructure, mise en service en 2015 avec une capacité de 3,6 m3, approvisionne actuellement près de 3.000 habitants répartis sur quatre centres ruraux avec une capacité de 4.000 m3/jour. Le barrage sera doté de deux réservoirs d'une capacité de
3.000 m3 chacun au profit d'un autre groupe de centres ruraux. Le ministre a indiqué, dans le même cadre, que le système de distribution des eaux de ce barrage sera revu pour qu'il réponde aux besoins de la région. L'augmentation de la capacité du barrage est en cours d'étude, a t-il fait savoir.
K. A.
 

M. BEDOUI :
« Lancement d’une administration virtuelle »

 
L’Algérie se dotera, prochainement, d'une administration virtuelle offrant des services 24/24H. L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui.

En effet, le ministre a fait savoir que l'objectif de cet ambitieux projet est de mieux répondre aux besoins du citoyen et d’amorcer une administration de proximité et en temps réel. Elle tend, selon lui, à améliorer le service public et à rapprocher davantage l'Administration du citoyen. Il s’agit d'un projet très ambitieux, pour lequel toutes les conditions ont été réunies, à commencer par la mise en place du numéro d'identité nationale figurant sur la carte d'identité nationale biométrique. «Toutes les conditions de mise en œuvre de ce projet ont été déjà réunies», a noté le ministre de l’Intérieur.
Poursuivant ses propos, il a révélé que le nombre de cartes d'identité biométrique délivrées, à ce jour, s’élève à 11,4 millions, chose qui permettra la concrétisation de la «e-administration» à l'horizon 2020. «L’acquisition d’une carte d'identité biométrique offre de nombreuses facilitations et applications, dont la plus importante en termes de priorité sera le livret de famille électronique», a-t-il précisé, évoquant dans les reformes structurelles initiées par son département, en application des instructions du Président de la République. «Ces réformes ont pour objectif de convenir à de nouveaux modes de gestion, caractérisés par la célérité, l'efficacité et la transparence, à travers l'introduction de moyens modernes dans le Service public et la prise d'autres mesures pour l'assouplissement des procédures administratives et l'amélioration des conditions d'accueil des citoyens», a expliqué M. Bedoui.

Accès de la femme aux postes à responsabilités :
un taux de parité jamais atteint depuis l’indépendance


Dans cette optique, il a affirmé que «le mouvement important des cadres supérieurs» au niveau de l'administration régionale, décidé et opéré récemment par le Président de la République, «a consolidé» à la fois le principe de l'implication continu des jeunes cadres et leur «encouragement» à aller de l’avant pour assurer des postes d'encadrement, et la «promotion du rôle de la femme», à travers leur accès aux postes à responsabilités.

La mention « Bis » dans certains actes de naissance ne représente aucun problème

En réponse à une autre question portant sur la préoccupation de certains citoyens, dont les actes de naissance portent la mention «Bis», M. Bedoui a précisé que «la numérotation bis des actes d'état civil est utilisée par plusieurs communes à l'échelle nationale, ajoutant que 553.875 actes de naissance inscrits dans les registres d'état civil portaient la numérotation (Bis), dont 417.592 à Oran seulement, et 332.577 de ces actes de naissance ont été inscrits entre 1962 et 2017».
«Généralement, cette numérotation est utilisée quand il y a erreur dans le numéro de série des actes de naissance», a-t-il expliqué, ajoutant que la mention de numérotation «Bis» est utilisée pour différencier deux personnes portant le même numéro d'acte de naissance.
Selon le ministre, il existe, également, d'autres cas liés aux citoyens algériens nés durant la colonisation française qui sont entrés au pays après l'indépendance et ont inscrit leurs informations dans les registres des actes de naissance, actes de mariage et certificats de décès des communes d'Alger, d’Oran et de Constantine.
«Ce genre de documents ont toujours été délivrés pour des dossiers à fournir aux autorités étrangères, notamment françaises, dans les procédures relatives au mariage, au mariage mixte ou à la résidence légale, et n'ont jamais fait l’objet de refus, et ce jusqu'aux dernières années où l'on constate des cas de refus de ces documents au niveau de certaines administrations pour non-conformité à l'article 47 du code civil français», a-t-il précisé, soulignant que ses services, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, sont intervenus auprès des services homologues français, pour établir l'authenticité des documents de l'état civil portant la mention «Bis», et ce conformément aux dispositions règlementaires nationales.
À ce sujet, le premier responsable du secteur a fait savoir que les autorités algériennes ont même notifié ces informations aux autorités françaises, précisant que la mention «Bis»ne soulève aucun problème d'ordre juridique ou organisationnel dans le code de l'état civil algérien.
M. Bedoui ajoute qu’en réponse aux dispositions prises par la partie algérienne, le ministère français des Affaires étrangères a publié une note, en date du 11 juin 2018, «reconnaissant» l'authenticité des documents de l'état civil délivrés par les autorités algériennes portant la numérotation «Bis», précisant que ces documents sont «rédigés correctement», et que nos citoyens ont été informés via le site officiel du ministère.
    Kamélia Hadjib
 


Statut de moudjahid et de chahid  : Un dossier définitivement clos depuis 2002
   
«Le dossier de reconnaissance des statuts de moudjahid et de chahid a été définitivement clos depuis 2002.» Le propos est du ministre des Moudjahidine, M. Tayeb Zitouni, qui s’est exprimé, ainsi, jeudi à l’APN.

Dans sa réponse à une question relative à l’existence de chouhada non reconnus, alors que leurs noms figurent sur des stèles commémoratives dans la wilaya de Tizi Ouzou, il a surtout mis en relief le fait, selon lui, «inconcevable» de voir ce dossier de reconnaissance demeurer encore ouvert, 50 ans après l’indépendance. Il fait part toutefois de la disponibilité de ses services «à examiner, de concert avec l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), les dossiers encore en suspens». Le ministre rappelle en outre que l’État algérien avait fait le nécessaire, depuis l’indépendance, pour recenser les moudjahidine et chouhada, en mettant en place des commissions à travers le territoire national et à l’étranger, ainsi qu’une commission de recours. Ce travail sans doute colossal de recensement a abouti à terme, fait-il comprendre, et la décision de clore définitivement le dossier de reconnaissance des statuts des moudjahid et chahid a été inscrite parmi les recommandations de la 9e conférence de l’ONM. Cet instance est la seule habilitée à se prononcer sur le dossier, dit encore M. Zitouni, ajoutant qu’en vertu des recommandations citées plus haut, «toutes les instances de reconnaissance avaient été dissoutes».
D’autre part, dans une réponse à une question relative à la réalisation d'œuvres audiovisuelles sur les résistances populaires durant la période coloniale, le ministre des Moudjahidine a affirmé que de telles œuvres obéissaient à des exigences juridiques, à commencer par la présentation, devant le jury, du scénario, jusqu’à la facilitation de l’accès aux ressources matérielles et financières.
Après avoir rappelé la réalisation de plusieurs œuvres cinématographiques sur les hauts faits des dirigeants de la Révolution, à l’instar de Mustapha Ben Boulaïd, du colonel Lotfi et de Krim Belkacem, le ministre a affirmé qu’il sera procédé à la mise en place de nouveaux mécanismes et au soutien du champ audiovisuel, par des moyens à même de faciliter la réalisation d'œuvres sur l'histoire de l’Algérie.
     K. A.

éducation : L’amélioration des conditions de travail, une priorité

«L'État s'attelle à améliorer la situation socioprofessionnelle des fonctionnaires relavant des corps communs, ainsi que les ouvriers professionnels», a affirmé la ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, précisant que cette catégorie a connu «une nette amélioration au cours des dernières années», tout en a rappelant, dans ce cadre, que «les fonctionnaires appartenant aux corps communs sont régis par le décret exécutif 08-04 du 19 janvier 2008 modifié et complété».
Pour ce qui est de la prime de rendement, la première responsable du secteur a rappelé l’abrogation du décret 90-194 datant du 23 juin 1990 (modifié et complété) fixant la prime de rendement pour cette catégorie à 5% du salaire de base, en le replaçant par le décret 10-134 du 13 mai 2010 instituant le régime indemnitaire de cette catégorie. Ainsi, il a été décidé d'attribuer une prime de rendement trimestrielle de 30% du salaire de base à cette catégorie. La ministre a, en outre, indiqué que l'indemnité de soutien aux activités de l'administration a été fixée à 10% du salaire de base, précisant que l'indemnité mensuelle des services administratifs communs variait de 25% à 40%, selon les catégories des fonctionnaires. Mme Benghabrit a, également, fait savoir que l'indemnité mensuelle des services techniques communs a été fixée à 25%, pour les techniciens, et à 40%, pour les ingénieurs.
Évoquant la situation des ouvriers professionnels du secteur et des contractuels, la ministre a souligné que ces derniers sont régis par l'article 19 du statut général de la Fonction publique. «C’est le cadre juridique qui régit les emplois d'entretien, de maintenance ou de service dans les institutions et administrations publiques, ainsi que le régime de contractualisation», a-t-elle précisé.

28 instituts de formation au titre de l’année scolaire 2018/2019

Par ailleurs, la ministre a indiqué que son secteur s'est attelé à récupérer les instituts mis, auparavant, à la disposition d'autres départements ministériels, pour atteindre 28 instituts au titre de l'année scolaire 2018/2019.
Dans ce sillage, Mme Benghabrit a souligné l’intérêt qu’accorde son département à la formation qui constitue une des composantes essentielles dans la réforme du système éducatif, chose qui permet, selon elle, d'acquérir plus de professionnalisme.
Elle a en outre rappelé les principaux axes du plan stratégique de formation élaboré par son département. 
«Le plan stratégique d'une durée de 3 ans vise, notamment, le développement des aptitudes professionnelles et des compétences des employés du secteur», a-t-elle expliqué.
    K. H

Logement rural : De nouvelles mesures de facilitation

«L’acquisition de logements ruraux connaîtra des facilitations supplémentaires à l'avenir, pour encourager cette formule qui s'inscrit dans le cadre du développement des régions rurales.» C’est ce qu’a annoncé, jeudi, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville. Abdelwahid Temmar a évoqué en effet les nouvelles facilitations qui seront accordées aux bénéficiaires du logement rural, et indiqué qu’elle ont pour objectif d'alléger les mesures d'acquisition d'un logement rural. Elles consistent à réduire le nombre des tranches de paiement qui feront l'objet d'une révision. Selon le ministre, ces facilités permettront l’octroi d’une aide aux bénéficiaires de cette formule de logement, en deux tranches. «La première tranche d'un taux de 60% du montant global de l'aide, qui sera remis après le constat du lancement des fondations du logement, tandis que la deuxième tranche (40%) sera payée, lors de la réalisation des travaux de construction des piliers», a-t-il précisé. Pour M. Temmar, cette mesure vise à rationaliser les dépenses de l'État, et à assurer une meilleure maîtrise dans l'utilisation de l'aide à l'habitat rural. Il a, dans ce contexte, souligné que la principale exigence pour bénéficier de cette aide, c’est la validation de la propriété d'un terrain qui constitue une condition pour éviter tout éventuel contentieux. «Cette mesure s'inscrit dans le cadre des prérogatives des Assemblées populaires communales (APC) et de l'administration locale», a-t-il noté, tout en précisant que le logement rural connaît, ces dernières années, un véritable engouement.
 K. H.

Agriculture :
439 foggaras réhabilitées depuis 2000

«Au total 439 foggaras, utilisées dans l'irrigation agricole, ont bénéficié d'opérations de maintenance et de réhabilitation depuis 2000», a indiqué le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Abdelkader Bouazghi a évoqué les différents programmes qui ont été mis en place, depuis 2000, en coordination avec plusieurs départements ministériels, les ministères de l'Intérieur, et des Ressources en eau, notamment, en vue de préserver les foggaras, et qui constitue un véritable patrimoine hydraulique.
En réponse à une question sur ce système d’irrigation ancestral, il dit que la réhabilitation des foggaras a mobilisé un grand nombre de programmes de soutien à l'agriculture saharienne, et mis en exergue la nature des opérations lancées dans le cadre de ces programmes, tout en faisant état de la maintenance et de la réhabilitation de 439 foggaras, la réalisation de 5 puits destinés à leur soutien, l'équipement de 23 autres avec éoliennes de pompage et la réalisation de 10 canaux pour raccorder les dites foggaras.
 Dans son intervention, le ministre a annoncé la mise en place d'un programme de développement spécial destiné aux zones sahariennes et les Hauts-Plateaux, qui prévoient la réalisation de 8 forages, 20 points d'eau pour renforcer les foggaras, en plus de doter ces régions en énergie solaire.
«La réalisation de 8 canaux de drainage et des réseaux d'assainissement sur une surface de 800 hectares a été, également, proposée, dans le cadre de ce programme, qui se fait sous la supervision du ministère de l'Intérieur, en coordination avec les walis», a-t-il souligné, relevant la nécessité de sauvegarder ces sources. On dénombre aujourd’hui 1.620 foggaras, dont 1.400 situées dans la wilaya d'Adrar. «Il existe actuellement 676 foggaras actives qui assurent l'irrigation de 16.785 hectares appartenant à plus de 15.000 fellahs», a expliqué le premier responsable du secteur. M. Bouazghi a, par ailleurs, indiqué qu'une enveloppe de 476 millions DA avait été dégagée pour la préservation et le développement des palmerais et les agricultures oasiennes, et ce dans le cadre de l'application du programme de développement agricole durable pour la création de postes d'emploi pour la période 2012-2014.
Le ministre a, également, indiqué qu’une enveloppe de 334 millions de DA a été débloquée par le Commissariat au développement de l'agriculture dans les régions sahariennes (CDARS), dans le cadre de l'opération de réhabilitation des palmerais et de développement du système de production oasien. Ceci, dit M. Bouazghi, a permis la réalisation de 260 mètres linéaires entre forages et puits, la construction de 36 km de voies agricoles abritant des foggaras, outre la réhabilitation de 7 autres et plusieurs canalisations destinées à l'irrigation sur un champ de 12 km. En réponse a une question relative à la chasse illégale du mouflon, le ministre a souligné les efforts consentis par la Direction générale des forêts (DGF) et le commandement de la Gendarmerie nationale dans lutte contre le braconnage de cet animal en voie de disparition.
Il a, dans ce sens, relevé que plus de 30 contraventions ont été enregistrées, cette année, au niveau de la wilaya de Guelma, outre la saisie d'armes de chasse et la présentation des mis en cause devant la justice. Selon le ministre, des mesures ont été prises pour protéger cette espèce en voie d’extinction.
Il s’agit, notamment, du projet qui a été lancé portant réalisation des stations de reproduction du mouflon dans la forêt de l'Akfadou (Béjaïa), Tlemcen et Oran.
Kamelia H.


Enseignement supérieur : fermeture de plusieurs laboratoires faute de rentabilité

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait part de la fermeture de certains laboratoires, pour défaut de rentabilité. Le ministre a, en effet, précisé que «les laboratoires sont soumis à un contrôle permanent, contrôle financier effectué par la Cour des comptes, outre les mécanismes de contrôle scientifique effectué par le ministère», précisant que «la fermeture de certains laboratoires est due à leur manque de rentabilité».
M. Tahar Hadjar, qui rappelle l'existence d'un «contrat entre le ministère et les laboratoires, en vertu duquel la fermeture intervient en cas de constat d'infructuosité», souligne que son département «donne un délai d'une année à tout laboratoire menacé de fermeture. Après expiration de ce délai, le ministère procède à un contrôle, explique le ministre, notant que dans le cas où ce laboratoire fait preuve de productivité, il poursuit ses activités mais dans le cas contraire le laboratoire en question sera fermé. M. Hadjar qui a révélé que son département compte installer d'autres laboratoires, a vivement salué l'existence de «laboratoires et de chercheurs au niveau de certaines entreprises économiques».
Remarque à retenir, par ailleurs, «pas moins de 4.000 projets ont été réalisés et choisis, après examen des appels d'offres et des propositions soumises», a indiqué le ministre en évoquant les réalisations de son secteur. Poursuivant ses propos, il fera savoir que «l'évaluation de ces projets a relevé l'existence de 1.100 projets valorisables, dont 112 à caractère multisectoriel». Le ministre a soutenu que «le rendement des recherches réalisées au niveau économique et social ne pourrait être réalisé qu'à travers un véritable partenariat entre le système de recherche et de développement, d'une part, et le système socioéconomique, d'autre part, via la contribution des chercheurs, des industriels, des professionnels et des opérateurs économiques à la démarche nationale de développement».
En réponse à une question sur la promotion d'ingénieurs relevant des laboratoires universitaires à des postes supérieurs, M. Hadjar a expliqué que «la nomination d'ingénieurs d'Etat au sein des laboratoires universitaires et les autres grades, requiert la révision de l'arrêté interministériel daté du 4 janvier 2004 portant classification de l'Office national des œuvres universitaires et de la Direction des œuvres et résidences universitaires, la mise à jour des conditions de nomination à ces postes, à même de servir la prise en charge de l'ensemble des grades des travailleurs désignés et à même de promouvoir la promotion de la structure publique et son fonctionnement». A noter, aussi, le grade d'ingénieur d'Etat au sein des laboratoires universitaires dans les postes supérieurs, renferme plusieurs spécialisations contenues dans l'arrêté interministériel de l'année 2012. Il sera mis en exergue également que les spécialités contenues dans l'arrêté interministériel sus cité ne concordent pas dans leur majorité, avec les exigences de nominations aux postes supérieurs et contenues dans l'organisation structurelle actuelle, mais il convient davantage aux postes supérieurs inclus dans les établissements d'enseignement et de recherches. Selon le ministre, les services relevant de l'Office national des œuvres universitaires se sont employés à la nomination des personnels répondant aux conditions juridiques en termes de grade et d'ancienneté, en vue de bénéficier de la nomination aux postes supérieurs, à l'instar des ingénieurs dans les laboratoires universitaires, des ingénieurs d'Etat dans le recensement, des ingénieurs d'Etat en informatique, des ingénieurs d'Etat dans l'habitat et l'urbanisme à des postes supérieurs, en accord avec ces spécialisations, étant des grades équivalents aux grades d'administrateurs consultants ou administrateurs principaux. Cependant, «ces démarches n'ont pas abouti, en raison du refus catégorique affiché par les autorités de contrôle, à savoir la Direction générale de la Fonction publique (DGPF) et les services compétents du ministère des Finances». Actuellement, le secteur s'emploie à la mise à jour de l'arrêté interministériel sus cité. «Son amendement sera soumis aux autorités compétences chargées du contrôle en vue de son adoption dans les meilleurs délais», assure M. Hadjar
    S. G.

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