lundi 12 novembre 2018 19:49:22

GRAND ANGLE : Espoir

De nouveau, les choses semblent se préciser en Libye.

PUBLIE LE : 10-11-2018 | 0:00
D.R

De nouveau, les choses semblent se préciser en Libye. A moins d’une semaine de la tenue de la conférence de Palerme, organisée par les autorités italiennes et à laquelle prendra part l’Algérie, l'émissaire des Nations unies, Ghassan Salamé, a indiqué jeudi dernier, que le processus électoral dans le pays devrait démarrer au printemps 2019, après la tenue d'une conférence nationale qui devrait se tenir en début d'année. Mais comme à chaque fois qu’il s’est s’agit d’évoquer l’avenir de ce pays, le conditionnel est employé. Cette précaution n’est pas fortuite. Elle est même de mise car, d’ici ces dates annoncées par M. Salamé tout est possible. Le dossier libyen a connu au cours de ces dernières années moult rebondissements. En effet, à chaque fois que l’espoir de voir enfin le conflit amorcer un début de solution a été perçu, sur la base de l’engagement des protagonistes à œuvrer ensemble pour tourner la page de ce conflit meurtrier, les parties qui accompagnent cette recherche d’une solution politique ont été surpris de constater le non respect des engagements souscris. Ainsi l’idée de cette conférence nationale n’est pas nouvelle et un calendrier électoral avait déjà été annoncé après la conférence de mai 2018 organisée à Paris. Il n’a pas été respecté. Aujourd’hui assure le représentant du SG de l’ONU «les conditions sont désormais plus propices». La précision apportée par Salamé signifie que des progrès ont été réalisés et que les protagonistes sont disposés à remiser leurs profondes divergences et permettre à la Libye d’ouvrir une nouvelle page de son histoire. Le processus électoral est censé mettre fin à une interminable et chaotique période de transition en Libye en proie à l'anarchie depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar El Gueddafi. Tous les observateurs sont unanimes à reconnaître que la solution pour ce pays passe par un dialogue inclusif entre les parties libyennes. Il faut n’a-t-on de cesse d’affirmer que les Libyens s’approprient la situation de leur pays et acceptent d’œuvrer ensemble loin des ingérences et interventions étrangères qui ne manquent pas. Car le souci à ce jour sur le dossier libyen est qu’«on n’avance pas avec la même volonté de part et d’autre ». Cet aveu d’un diplomate témoigne de toute la difficulté rencontrée pour concilier les positions des principaux acteurs. C’est aussi à ce niveau que réside tout le défi que doit relever l’émissaire onusien. Un défi qu’il est peut-être en train de relever. A moins que la conférence de Palerme ne lui réserve une nouvelle surprise. Ce qui certain c’est que la délégation algérienne qui participera à cette rencontre œuvrera «pour sa réussite afin d'arriver à une solution politique en Libye» s’est engagé M. Ouyahia lors de sa conférence de presse conjointe avec le président du Conseil des ministres italien, M. Conté lors de sa visite à Alger, le 5 novembre.
Nadia K.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions