dimanche 18 novembre 2018 07:54:14

Grand angle : Rêve torpillé

Malgré l'annonce d'une éventuelle brève et informelle rencontre entre le président russe et son homologue américain, le 11 novembre à Paris, en marge des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, comme annoncé par le Kremlin, les relations entre Moscou et Washington amorcent un nouveau tournant, avec les nouvelles sanctions économiques imposées par la Maison-Blanche suite à l’affaire Skripal à l’origine de cette crise entre les deux capitales, et qui envenime les relations internationales et la stabilité en suscitant manœuvres militaires des deux camps et autres remise en cause de traité sur les armes.

PUBLIE LE : 08-11-2018 | 0:00
D.R

Malgré l'annonce d'une éventuelle brève et informelle rencontre entre le président russe et son homologue américain, le 11 novembre à Paris, en marge des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, comme annoncé par le Kremlin, les relations entre Moscou et Washington amorcent un nouveau tournant, avec les nouvelles sanctions économiques imposées par la Maison-Blanche suite à l’affaire Skripal à l’origine de cette crise entre les deux capitales, et qui envenime les relations internationales et la stabilité en suscitant manœuvres militaires des deux camps et autres remise en cause de traité sur les armes. Ainsi, et sur la base d'une loi américaine de 1991 sur les armes chimiques, Washington avait aussi donné 90 jours à la Russie, jusqu'au 6 novembre, pour déclarer qu'elle n'utilise plus d'armes chimiques ou biologiques, s'engager à ne plus le faire à l'avenir et permettre des inspections pour s'assurer de l'élimination de ces armes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que ces sanctions seraient «illégales», et prévenu que Moscou réagira avec «des mesures similaires» si elles étaient mises en œuvre. «Nous n'observons à l'horizon aucune perspective radieuse de normalisation dans les relations russo-américaines. Mais cela ne signifie pas que nous ne voulons pas de dialogue», a-t-il constaté, après des élections de mi-mandat qui ont débouché sur un Congrès divisé. Pourtant, avec l’avènement de Donald Trump à la Maison-Blanche, tout portait à croire que le rapprochement russo-américain n’était qu’une question de temps. Donald Trump en a même fait un slogan de campagne. Mais c’était compter sans la résistance, y compris dans son propre camp, sur fond d'enquête fédérale aux États-Unis sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur des soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du magnat de l'immobilier et le Kremlin. Si un nouveau sommet Trump-Poutine est en préparation pour 2019, beaucoup de choses pourraient interférer d’ici là, d’autant que pour bon nombre dans l’entourage du locataire du bureau ovale, Moscou demeure «une menace qui ne cesse de grandir». Une manière de torpiller «délicatement» les rêves «insensés» d’un président d’entrevoir des perspectives de normalisation qui, selon Moscou, s’éloignent avec ce nouveau congrès divisé. Un retour à la case départ. 
M. T.

 

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