lundi 12 novembre 2018 19:50:58

Utilisation effrénée du papier : Un gouffre budgétaire pour les administrations

Quand la technologie remplace la « cellulose »

PUBLIE LE : 07-11-2018 | 0:00
D.R

Se passer du papier, sous toutes ses formes, est carrément une possibilité à écarter de nos jours. Ce dernier, en effet, occupe une place de choix dans les administrations, les établissements scolaires, les foyers et même la rue où la fameuse cellulose, transformée, est présente un peu partout autour de nous. L’industrie du papier, c’est un fait, a connu une véritable révolution. Et le résultat ne tarde pas à venir avec une explosion pure et simple de la consommation de cette matière dans le monde et, bien entendu, en Algérie. Il faut dire que ce marché juteux suscite un grand engouement auprès des investisseurs qui misent gros sur ce créneau porteur.   
La tendance, à vrai dire, dans beaucoup de pays a été au remplacement même du sac en plastique par celui en papier, écologique et biodégradable. Cette nouvelle orientation s’est frayée, depuis quelques années, son chemin, y compris en Algérie, dans une tentative de déclarer la guerre au fameux sachet noir, qui met  pas moins de quatre siècles pour se décomposer, devenu pas seulement une plaie visible dans toutes les grandes villes, mais aussi une menace pour l’environnement. Aujourd’hui, l’industrie du  papier est en plein essor chez nous. Il suffit de savoir que nos besoins sont passés de 110.00 tonnes par  an en 2010, à plus de 500.000 tonnes actuellement. Mieux encore, cette filière reste, avec le bois, parmi les secteurs les plus rentables. La transformation du papier a enregistré une hausse qui dépasse les 12%, comparée aux années précédentes. Cet intérêt pour le papier est  prouvé, par ailleurs, par des entreprises qui ont vu le jour, dans le cadre du dispositif ANSEJ, versées dans le recyclage du papier.

Quand la technologie remplace la « cellulose »

Le recours à l’utilisation de la rame de papier a encore de beaux jours devant lui. Cette vieille méthode fait toujours partie de nos mœurs administratives, malgré l’apport des nouvelles technologies lesquelles ne sont pas arrivées, il faut bien le dire, à réduire cette dépendance au papier. Pourtant, la production nationale ne couvre que 2% des besoins exprimés en la matière. Nous sommes de gros gaspilleurs de papier, et certains organismes battent tous les records dans ce domaine. C’est le cas de de la CNAS. Il faut signaler que l’imprimerie de la Caisse Nationale des Assurances Sociales a lancé, en janvier dernier, un appel d’offres pour la fourniture de 1.200 tonnes de papier et de 3 millions d’enveloppes. De nombreuses entreprises, de nos jours, ont bel et bien pris le train des solutions informatiques,  mais les vieux réflexes continuent malheureusement à avoir pignon sur le mode de travail. Le résultat : une perte de temps et d’argent qui hypothèquent l’éco-efficacité de ces derniers.

Les collectivités locales, la justice et la SEAAL revoient leur copie

Aujourd’hui, s’il y a un secteur qui a su tirer profit du progrès technologique, c’est bien celui du service public. L’état civil en particulier a été le grand gagnant de ce passage à l’ère des supports et moyens technologiques. En effet, conformément aux orientations du Président de la République, l’administration  électronique est devenue une réalité, et la demande de la carte nationale, un passeport, un permis de conduire biométriques se fait en un simple clic. Idem pour le casier judiciaire vierge ou encore le certificat de nationalité qui peuvent être demandés en ligne. La modernisation du service public est engagée, ces dernières années, pas seulement par l’intérieur et la justice, mais  aussi par d’autres établissements à caractère économique qui ont misé sur des procédés nouveaux, plus adaptés et plus efficients pour communiquer avec leurs clients. De nos jours, tout le monde a compris l’urgence de passer à la vitesse de croisière pour améliorer leurs services et même s’imposer sur le marché, notamment pour les entreprises économiques qui font face à une rude concurrence. Ce n’est pas étonnant que  celles-ci  aient des pages facebook, des portails électroniques ou encore recourent à la téléphonie mobile, les sms, pour annoncer leurs  nouvelles offres ou le paiement de factures et redevances.
L’ère du papier est elle révolue ? En tout cas, certains ont  déjà fait leur choix et tranché sur la question du non-retour aux procédés archaïques. L’époque du «sans papier» a commencé et l’on va certainement s’acheminer, dans les années à venir, vers une consommation moindre du papier, d’autant plus que le prix de celui-ci ne cesse d’enregistrer des hausses sur le marché.
Samia D.

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