dimanche 18 novembre 2018 07:51:47

Nouvelles de Béjaïa, Surcharge des programmes scolaires : Sous le poids du cartable

La scolarité des enfants est devenue difficile et complexe à la fois, déclarent parents, élèves et enseignants.

PUBLIE LE : 20-10-2018 | 0:00
D.R

La scolarité des enfants est devenue difficile et complexe à la fois, déclarent parents, élèves et enseignants.

Les surcharges des classes,  qui atteignent 46 élèves par classe, les programmes d’enseignement chargés, le manque de transport scolaire et l’absence de cantines sont autant de contraintes que doivent affronter quotidiennement les élèves des différents établissements scolaires de la wilaya de Bejaia, en général, et ceux des écoles primaires et moyens en particulier. La surcharge des programmes implique des emplois du temps très chargés qui se répercutent sur le rendement et l’efficacité des matières enseignées. Ces emplois du temps occupent pratiquement la vie quotidienne de l’élève qui ne trouve plus de moment de loisirs pour se distraire et se soulager de ce fardeau des surcharges scolaires. Pour une classe de 5e année primaire, l’enfant doit suivre ses cours de 8h00 à 11h15 et de 13h00 à 17h00 dans différentes matières. Dans les cycles primaire et moyen, les élèves portent des cartables très chargés dépassant les 8 kilos, soit la moitié du poids de l’élève. Chaque cartable contient cinq ou six livres et autant de cahiers et autres fournitures et qui devient un véritable fardeau pour l’enfant scolarisé. Chaque jour, des milliers d’enfants portent des cartables lourds et parcourent plusieurs kilomètres pour rejoindre les bancs des écoles. Face à cette situation qui perdure à chaque rentrée scolaire, parents et élèves tirent la sonnette d’alarme et se plaignent du poids du cartable. Ils interpellent les responsables de l’éducation à trouver une formule adéquate à mettre en œuvre pour préserver la santé de l’élève. Lors d’une virée à travers certains établissements scolaires de Bejaia, nous avons constaté de visu cette situation. Le poids des cartables pesant jusqu'à dix kilos est intolérable pour cette tranche d’âge. Certains parents d’élèves, qui se voient obligés d’accompagner leurs enfants pour leur porter le cartable, déclarent : «Les responsables qui font ces programmes doivent penser à la santé de l’enfant. Des livres en grande quantité, alors qu’ils devraient être jumelés en un seul titre, comme l’histoire et géographie ou encore l’éducation civique et religieuse, ce qui allégera le contenu du cartable. De même, les emplois du temps doivent être allégés pour permettre à l’enfant de se consacrer à des moments de loisirs au retour de l’école.» En effet, à chaque rentrée scolaire, les responsables du secteur de l’éducation déclarent que des dispositions seront prises par la mise en place de casiers et armoires permettant aux élèves de laisser leurs livres en classes pour éviter de transporter ce fardeau de cartables, une promesse qui n’a jamais été concrétisée. D’ailleurs, les enseignants sont très réticents à cette proposition, car si elle pourrait être appliquée pour les écoles a une seule vacation, elle ne le sera pas pour les établissements a double vacation. De même, ces enseignants soulignent que l’élève a besoin de ses livres pour réviser et faire ses exercices chez lui à la maison. Autrement dit, ce n’est pas la bonne formule à préconiser pour l’élève. Par ailleurs, l’alerte est donnée également par les médecins que nous avons interrogés sur la gravité du poids de ces cartables, qui, selon eux, constituent un danger pour la santé de l’enfant, avec un risque de déformation de la colonne vertébrale. Ces médecins signalent à cet effet que «l’élève du primaire est un enfant qui doit grandir dans de bonnes conditions de santé. Transporter un cartable de cinq ou six kilos chaque jour et parcourir une longue distance peut provoquer des déformations de la colonne vertébrale comme la cyphose, la scoliose ou même la lordose. Aussi, ce poids peut se répercuter sur le cage thoracique de l’enfant en bloquant le développement des poumons, car l’élève est en pleine phase de croissance». Ainsi, les responsables du secteur de l’éducation doivent se pencher dans l’urgence et sérieusement sur ce problème crucial de surcharge auquel fait face l’élève durant toute sa scolarité, et également remédier à la qualité de l’enseignement par des actions concrètes en faveur des élèves avant de chercher la quantité des effectifs scolarisés à travers les bilans statistiques.

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Commune de Béjaïa
Le cadre de vie détérioré

La ville de Bejaia, chef-lieu de wilaya, connaît une grande morosité sur le plan amélioration du cadre de vie des citoyens. Une ville qui plonge de plus en plus dans l’insalubrité, l’absence d’éclairage, la détérioration des routes, les embouteillages au quotidien. En un mot, Bejaia s’est recroquevillée sur elle-même et étouffe.  La ville a perdu son véritable charme d’hospitalité et d’accueil et plusieurs visiteurs en témoignent. Aujourd’hui, il est difficile pour les responsables de cette commune de trouver des solutions. Le point noir qui pourrit la ville est incontestablement le problème de la collecte des ordures ménagères. La ville croule sous le poids des immondices. Des décharges sauvages à ciel ouvert prennent forme dans chaque quartier. Aucune cité n’est épargnée par le phénomène d’insalubrité qui prend de l’ampleur au fil des jours.
La fermeture à la hâte du Centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem, a été décidée par la ministre de l’Environnement lors de sa dernière visite à Bejaia, suite aux protestations des habitants du village Ahlil, qui avaient exigé sa fermeture totale après avoir constaté  qu’un liquide hautement toxique, à savoir le lixiviat, était déversé dans la nature, menaçant sérieusement les récoltes. Actuellement, il ne reste que la décharge de Boulimat, située sur la côte ouest, qui reçoit les tonnes d’ordures ramassées des différents quartiers.
Le manque d’engins de collecte des déchets ménagers bloquent également toutes les actions menées par la commune. La création d’une entreprise de wilaya de collecte de déchets ménagers (EPIC Bougie Net) dans des conditions irrégulières, après délibérations de l’APC qui a dégagé la somme de 70 milliards de centimes à ladite entreprise avec des clauses opaques et que la trésorerie communale a bloquée  à son niveau malgré les nombreuses interventions sans suite des responsables locaux et  des élus nationaux auprès des ministères de l’Intérieur, des Finances et de l’Environnement. L’entreprise n’a pas vu le jour, alors qu’une flotte d’une vingtaine de camions à bennes tasseuses a été acquise sans paiement auprès d’un fournisseur qui réclame toujours son argent ou la restitution de son matériel.
 Cette situation inattendue a nettement compliqué les opérations de nettoyage, surtout pour les marchés hebdomadaires de l’Edimco et Sidi Ahmed qui connaissent une situation dégradante. Autres tares, l’absence d’éclairage public dans les cités ainsi que les routes principales. Même les RN 9 et 12 sont dépourvues d’éclairage, rendant la circulation dangereuse. Les quartiers qui ne disposent d’aucun espace vert sont devenus de véritables cités dortoirs. La ville ne dispose plus de toilettes publiques et vespasiennes, celles déjà existantes étant transformées en kiosques et espaces commerciaux avec la bénédiction des élus locaux.
La place du 1er-Novembre (ex-Gueydon) qui surplombe le port, est dans un état piteux. Sol crasseux, des gobelets jetables jonchent toute la placette. La saleté est omniprésente dans chaque coin. Des poubelles pleines à craquer, des gravats sur les trottoirs, des nids-de-poule sur les routes, des murs pleins de lambeaux d’affiches dont certains datent de plusieurs mois. Bejaia respire la pollution. Tous les visiteurs témoignent de ce laisser-aller flagrant et rappellent surtout le charme et l’hospitalité dont jouissait jadis cette ville très connue. D’ailleurs, cette situation alarmante a fait de Bejaia la ville qui a connu le plus grand nombre de protestations des citoyens qui veulent l’amélioration de leur cadre de vie. Des citoyens qui ne réclament que l’éclairage public, l’accès a un logement décent, le bitumage des routes, l’alimentation en gaz de ville et de l’eau potable dans les robinets.
Des revendications légitimes ne nécessitant pas de gros efforts. Des revendications qui devraient être la priorité des responsables locaux dont certains ont fait des promesses sans lendemain. Cette situation n’a pas laissé indifférents les walis qui se sont succédé dans cette wilaya qui ont dénoncé a maintes reprises ce laxisme des élus de la commune de Bejaia qui disposent de tous les moyens humains, matériels et financiers. Jamais Bejaia n’a connu une dégradation du cadre de vie aussi alarmante que ces dernières années, un constat que toute la population vit au quotidien avec aucune solution à l’horizon.  Certes, Bejaia mérite de véritables gestionnaires capables de relever le défi pour impulser cette ville historique et millénaire à retrouver toute sa beauté et sa propreté et lui redonner son véritable élan socioéconomique des années quatre-vingts.

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Darguinah
Formation d’ambassadeurs de l’environnement

L'association Oxy-jeunes Darguinah  pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine naturel et historique a organisé une formation des ambassadeurs de l'environnement du 5 au 8 septembre 2018 à la commune de Darguinah, à quarante kilomètres à l’est de Bejaia, avec la participation de 20 bénévoles issus de 14 wilayas du pays, pour des séances d’information, de formation et de sensibilisation sur le milieu de l’environnement. Des visites pédagogiques guidées ont été organisées au niveau de Oued Agrioun et une autre sortie pédagogique encadrée par des cadres de la conservation des forêts au niveau de la forêt d'Agouni Ali, qui dispose de potentialités naturelles recensées par des statistiques faites par leurs instances  ainsi que les problématiques qui guettent le patrimoine forestier, et la mise en place des moyens nécessaires pour  protéger et sauvegarder les espèces naturelles .
La soirée a été clôturée par un film documentaire intitulé Une année sur terre, où un débat s’est installé entre les participants et les encadreurs. Par ailleurs, deux conférences-débats ont été animées par le Dr Khaled Abdeslam et le Dr Madani Khoudir, suivies de questions liées à l'environnement et l'engagement associatif.
Ensuite, un atelier sur l'action écologique et la protection de l'environnement animé par M. Karim Tidjan,i d'où les cinq piliers de l'écologie algérienne étaient les outputs de cet atelier.  De son côté, Mme Zahia Bachir a dirigé un atelier sur la gestion des déchets, lors duquel elle a traité le cas de son village Iguersafen, qui a remporté le prix du village le plus propre à Tizi-Ouzou en 2014, une femme qui a combattu et réalisé beaucoup de projets grâce a la démarche d'éco-citoyenneté mise en œuvre par le comité du village. La visite de plusieurs sites a été organisée dont une sortie pédagogique vers la cascade de Kafrida, encadrée par le Dr Saou Hamid. La dernière journée de la formation nationale des ambassadeurs de l'environnement a été consacrée à la restitution des travaux des ateliers, avec Karim Tidjani, suivie par l'élaboration d'une charte d'ambassadeur de l'environnement avec l'émargement des participants et formateurs. Une cérémonie de distribution  des attestations de participation aux ambassadeurs de l'environnement avec la collaboration du   parc national de Gouraya, la direction de la Jeunesse et des Sports, l'APW de Bejaia, l'APC de Darguinah, la direction de l'environnement de Bejaia et la conservation des forêts de Bejaia.

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