jeudi 13 dcembre 2018 08:23:49

Protection des villes contre les inondations : L’État investit plus de 200 milliards DA

L’Etat algérien a investi plus de 200 milliards de dinars dans des infrastructures pour protéger les villes des inondations provoquées par les intempéries.

PUBLIE LE : 11-10-2018 | 0:00
D.R


L’Etat algérien a investi plus de 200 milliards de dinars dans des infrastructures pour protéger les villes des inondations provoquées par les intempéries. « Des infrastructures qui assurent la protection jusqu’à une certaine proportion, car il y a des mesures qu’il faut prendre aussi en parallèle ». Une déclaration faite, hier, par Hocine Necib, ministre des Ressources en eau, lors de son passage à l’émission de la radio Chaîne III « l’Invité de la rédaction ». Les pouvoirs publics ont réalisé dans ce contexte 600 projets et 120 autres  sont actuellement en cours d’achèvement pour protéger les villes. Les infrastructures en question sont, selon lui, « suffisamment efficaces pour contrer le phénomène d’inondations en jouant le rôle pour lequel elles ont été conçues, à savoir la protection des villes ». Néanmoins, comme le dira le ministre, «dans ce nouveau contexte de dérèglement climatique, caractérisé par des orages violents, ces projets doivent être accompagnés par une série de mesures impliquant d’autres secteurs ».
Il tient à noter que le pays s’est « heureusement » engagé, depuis les années 2000, dans un énorme programme d’investissements en matière de « construction de grands et petits barrages et de retenues collinaires ». Une chaîne d’ouvrages qui, explique-t-il,  contribue à influer fortement dans la rétention de l'impact des crues. Le ministre imputera les phénomènes d’inondations qui touchent des fois le pays aux effets du réchauffement climatique, causant d’énormes précipitations et dégâts en l’espace de quelques minutes.
Outre l’apport inestimable des barrages dans la diminution des crues, le ministre évoquera d’autres mesures, telles que la stratégie nationale de lutte contre les inondations élaborée en collaboration avec l’Union européenne et dont les mécanismes de mise en œuvre, précise-t-il, « vont impliquer plusieurs secteurs, dont ceux chargés de déclencher les alertes en cas de danger imminent ».
Pour éviter les scénarios des années précédentes et même comme celui survenu à Constantine, le ministre insistera sur le fait qu’il faut « agir très vite ». Comment faire ? Il explique qu’ « il est primordial, d’abord, de poursuivre la construction d’ouvrages de protection contre les crues», mais aussi la « mise en place d’un vaste programme de prévention à entreprendre en collaboration avec le ministère de l’Intérieur sur plus de 600 sites identifiés, consistant notamment à libérer les cours d’eau », dont les passages, souligne-t-il, sont, « au mépris de la loi, obstrués par des constructions illicites et autres décharges publiques », a-t-il regretté.
Le ministre précisera qu’il y a également d’autres aspects sur lesquels il faut agir pour en finir avec les écoulements dans les oueds, et aussi des facteurs entropiques qui aggravent la situation, dont il citera « les constructions dans les zones inondables qui rendent les villes plus vulnérables », accentuant les risques des inondations. Il révèlera aussi qu’il y a aussi une insuffisance en matière d’alerte d’inondations
Pour Hocine Necib, le mérite de cette nouvelle stratégie est le diagnostic détaillé qui a été effectué à travers les 689 sites identifiés dans ce cadre.
« Cette action multisectorielle prendra en charge la mise en place des instruments de prévention qui implique tous les secteurs concernés y compris le citoyen », dira-t-il.
Selon M. Necib, « plus de 50% des inondations observées dans les villes sont la conséquence de débordements d’oueds obstrués, parce que n’ayant plus la capacité d’assurer l’écoulement normal des eaux générées par les intempéries ».
Par ailleurs, le premier responsable du secteur de l’Hydraulique mettra en avant les différentes réalisations des pouvoirs publics pour sécuriser les villes des inondations provoquées par dame nature. « Tous ce que nous avons réalisé fait qu’aujourd’hui le pays se trouve dans une situation sécurisée », insistera M. Necib.
A propos de la distribution de l’eau, l’invité de la rédaction précisera qu’en 2017, du fait du recul des précipitations, « nous avons constaté une baisse de 65% de la distribution H24 et en 2018 nous avons atteint les 78%, ce qui représente une hausse par rapport à la période considérée ».
En dépit de la situation financière délicate, le secteur de l’eau, qui est un secteur prioritaire de la politique du Président de la République, au même titre que ceux de l’éducation et la santé, 400 milliards de DA ont été alloués au financement du programme en 2018. L’invité de la radio chaîne III a qualifié l’année 2018, d’ «année exceptionnelle en termes de réalisation de stations d’épuration avec la construction de 30 stations », a enfin rappelé le ministre.
Mohamed Mendaci

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