samedi 15 dcembre 2018 04:09:39

Centenaire de Nelson Mandela : Un brillant parcours salué à Alger

« Un soutien algérien que Madiba n’a jamais oublié. »

PUBLIE LE : 11-10-2018 | 0:00
D.R

Des ambassadeurs, des représentants de missions diplomatiques, des universitaires et des étudiants sont venus, hier, rendre un autre hommage à Nelson Mandela lors d'une rencontre organisée par l’université Alger 3 en coordination avec l’ambassade de l’Afrique du Sud en Algérie, à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance.
Une occasion pour revenir sur le parcours d'un des plus grands militants contre la discrimination raciale de notre époque, qui a «prouvé que les résolutions, la solidarité des nations unies pouvaient l'emporter face à la violence et l'injustice».
Premier à prendre la parole, le recteur de l’université Alger 3, Rabah Cheriet, a qualifié ce militant historique de « modèle à suivre en matière de défense des droits de l'homme et la lutte contre toutes les formes de discrimination raciale», ajoutant que l'homme a «consacré sa vie à la défense de la justice sociale».
Faisant un large rappel des «relations solides» qui unissaient Mandela et l’Algérie, le recteur citera des extraits des mémoires de ce leader de la lutte antiapartheid, dans lesquels il a souligné que la Révolution algérienne est «le modèle le plus proche de la lutte du peuple sud-africain contre la politique de discrimination raciale».
Partant de là, celui-ci a appelé les étudiants à «étudier en profondeur l'étude de ce dirigeant africain sous tous ses aspects afin de tirer les leçons de l'histoire de la lutte de ce héros qui a remporté le prix Nobel de la paix en 1993».
De son côté, la représentante de la fondation Nelson Mandela, Thuliswa Nkabinde, a présenté une conférence sur la vie et le parcours du dirigeant africain, dans laquelle, cette parlementaire a tenu à rappeler à l’assistance les hauts faits d’armes de Madiba, notamment la période de son emprisonnement qui a duré 27 longues années.

« Un soutien algérien que Madiba n’a jamais oublié. »

L’universitaire Smail Debech, a axé, lui, son intervention sur les relations qu’entretenait Nelson Mandela avec l’Algérie. Il dira que Madiba s’inspira particulièrement de la Révolution algérienne dans sa lutte contre le régime d'apartheid. Il réitérera le fait que la Révolution algérienne a représenté une inspiration particulière pour Nelson Mandela qui a indiqué, dans ses mémoires intitulés Le long chemin vers la liberté qu'elle était le «modèle le plus proche du nôtre, parce que les Algériens affrontaient une importante communauté de colons blancs qui régnait sur la majorité indigène».
Aussi, comme il le rappellera, «dès les premiers jours de l’indépendance, Alger devint une plaque tournante des mouvements de libération africains. Elle est à la pointe du combat libérateur du continent. Une Mecque des révolutions». Aussi selon Smail Debech, «il était naturel qu’Alger apporte son soutien à l'ANC et son leader dans sa lutte contre l'apartheid et obtient en 1974 l’exclusion de l’Afrique du Sud par le Conseil de l’ONU.» Un soutien que Madiba n'a jamais oublié.
Et de souligner que «la première visite de Mandela à l’étranger, après ses 27 années de prison, faut-il le rappeler a été l’Algérie en 1990. Il lui a rendu le plus beau hommage en déclarant : «C’est l’Algérie qui a fait de moi un homme !».
Pour sa part, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud en Algérie, Denis Dlomo, après un rappel de la lutte du héros africain, a souligné que «l'Algérie et l'Afrique du Sud coopèrent sur les projets de l'Union africaine, notamment ceux des infrastructures, tels que le projet de satellite, le rail Est-Ouest/Nord-Sud, des projets routiers et autres. Un des avantages de ces projets comprend, entre autres, la libre circulation des personnes et des biens à travers l'Afrique et entre les pays africains, ce qui est actuellement très difficile».
Sur un autre plan, l'ambassadeur a affirmé que les deux pays œuvrent avec d'autres pays africains à «la création de la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises, afin de résoudre les conflits en Afrique, l'instauration de la paix, la stabilité et la sécurité». Né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013 à Johannesburg, à l’âge de 95 ans, Nelson Mandela est l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non ségrégationnistes de l'histoire du pays. Arrêté le 5 août 1962, puis  condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité, Mandela devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et a bénéficié d'un soutien international croissant. Après vingt-sept années d'emprisonnement, Mandela est relâché le 11 février 1990. Il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la Paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.
Salima Ettouahria
 

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