lundi 17 dcembre 2018 19:04:12

Virus du Nil occidental : Le ministère de la santé met en garde

Au moment où le virus du Nil occidental commence à se propager au niveau des zones frontalières, notamment celles que l'Algérie partage avec la Tunisie, l'heure est à la prévention.

PUBLIE LE : 11-10-2018 | 0:00
D.R

Au moment où le virus du Nil occidental commence à se propager au niveau des zones frontalières, notamment celles que l'Algérie partage avec la Tunisie, l'heure est à la prévention. En effet, des instructions ont été données aux directions de la santé publique et aux directeurs des centres hospitalo-universitaires (CHU), en vue d'activer le plan de veille contre cette maladie portée essentiellement par des moustiques infectés.
«La moindre apparition de symptômes de ce virus doit être déclarée», peut-on lire dans la correspondance émanant de la Direction de prévention du ministère de la Santé, qui affirme que des dispositions ont été prises par les autorités sanitaires relatives à la surveillance et à la déclaration des maladies. «Il s'agit de prévenir et de concentrer les efforts de lutte contre cette maladie, pour la contenir aussi rapidement que possible», a-t-on précisé.
Le ministère de la Santé a averti que cette épidémie menace de franchir les frontières via la Tunisie, la Libye et le Mali, où plusieurs cas ont été enregistrés. Face à cette situation, les responsables des structures de santé au niveau de 17 wilayas plus particulièrement sont appelés à envoyer des échantillons de sang des potentiels malades vers l'Institut Pasteur d'Alger.
Il s'agit, entre autres, des wilayas de Tébessa, Souk Ahras, El- Tarf, Skikda, Guelma, Khenchela, El-Oued, Illizi, Biskra, Adrar, Annaba, Sétif, Constantine, Batna, Béjaïa, Alger et d’Oran.
Les épidémiologues font savoir que cette maladie virale est, la plupart du temps, causée par des piqûres de moustiques communs appelés Culex, et non par le moustique-tigre, comme le prétendent les médias. «Ces Culex sont eux-mêmes contaminés en piquant des oiseaux infectés par cette maladie», précise-t-on, affirmant que la propagation est, essentiellement, favorisée par une pluviosité estivale importante, suivie de fortes températures en automne.
Après 2 semaines environ, le moustique est en mesure de transmettre le virus aux humains et aux animaux qu'il pique pour se nourrir. Le virus ne se transmet pas d'une personne à l'autre, pas plus qu'il ne peut être directement contracté d'un animal infecté comme un oiseau, un cheval ou un animal de compagnie.
Quant aux symptômes, la maladie se manifeste par des poussées de fièvres et des vomissements, ce qui le rend difficile à détecter, d'où la nécessité d'effectuer des analyses. « Chez environ 80% des personnes, l'infection est asymptomatique. Les 20% restants peuvent développer de la fièvre, des céphalées, des nausées et vomissements, accompagnés d'une grosse fatigue, voire, parfois, d'une éruption cutanée sur le tronc, et une adénopathie (gonflement des ganglions)», détaillent les spécialistes.
«Enfin, toute personne présentant une fièvre accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d'un gonflement des ganglions du cou, d'une éruption cutanée, voire des troubles du comportement ou des propos incohérents doit consulter son médecin», recommandent les médecins.
Cette maladie atteint son pic entre septembre et décembre, en raison des pluies et de l'humidité qui constituent un terrain favorable pour la multiplication des moustiques. Bien qu'il soit maîtrisable, ce virus peut toutefois, dans certains cas, mettre la vie des personnes infectées en danger
Pour un cas sur 150, l'infection peut évoluer vers une maladie grave, telle qu'une méningite du Nil occidental ou encore une paralysie de type poliomyélitique, rapporte l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
En matière de prévention, l'OMS conseille d'éliminer toute source d'eaux stagnantes. Celles-ci constituent des gîtes larvaires. Porter des vêtements amples et couvrants, et utiliser des répulsifs constituent également un bon moyen de défense. Il convient de rappeler que le virus du Nil occidental est courant en Afrique. Mais aussi en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie occidentale.
Sarah A. Benali Cherif

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