mardi 23 octobre 2018 05:53:09

Conjoncture : Un capital nécessaire à la croissance

La réalisation de la croissance hors hydrocarbures ne peut être portée que par des investissements productifs, notamment du secteur privé, appelé à s’engager davantage dans le processus de développement du pays.

PUBLIE LE : 11-10-2018 | 0:00
D.R

La réalisation de la croissance hors hydrocarbures ne peut être portée que par des investissements productifs, notamment du secteur privé, appelé à s’engager davantage dans le processus de développement du pays. Aussi, le contexte impose que, les banques s’impliquent, elles aussi, dans cette dynamique qui consiste à accompagner l’action des pouvoirs publics à travers la consolidation de leur rôle dans la sphère économique. Mission que les banques ont continué d’assurer, en dépit des difficultés financières vécues par le pays et, qui se traduit par les chiffres émanant de la Banque d’Algérie. Selon le bilan, un montant de 9.408,1 milliards de dinars de crédits a été alloué à l’économie, au 1er semestre de l’année, contre 8.880 mds DA à fin décembre 2017, dont plus de 50% ont été accordés au secteur privé. La structure des crédits ressort que la part des crédits au secteur public est passée à 49,3% à fin juin 2018, contre 48,55% à fin décembre 2017, totalisant 4.640,7 mds DA tandis que celle des crédits au secteur privé (y compris les ménages) est passée à 50,67% à fin 2018, contre 51,44% à fin décembre 2017 pour atteindre 4.766,8 mds DA à fin juin 2018, contre 4.568,3 mds DA à fin décembre 2017. Les données de la Banque d’Algérie précisent que les crédits accordés aux ménages, en majorité des crédits hypothécaires (achats de logements essentiellement), ont atteint 716,4 milliards DA à fin juin 2018 contre 656,7 mds DA à fin décembre 2017. Cet engagement bancaire dans le soutien de la croissance, la promotion de la production nationale et de l’investissement productif, s’inscrit dans le cadre de la politique de diversification de l’économie du pays initiée par l’Etat algérien pour sortir de l’emprise des hydrocarbures. Une orientation confirmée à travers l’évolution du portefeuille des crédits à l’économie qui ont enregistré une progression constante au cours de cette dernière décennie, avec prépondérance des affectations au profit du secteur privé, depuis 2005, un partenaire incontournable dans la nouvelle stratégie économique du pays. En fait, l’amélioration des conditions de crédit combinée au dispositif de soutien de l’Etat aux PME en matière d’accès aux crédits, est venue consolider les crédits au secteur privé. Ce dynamisme des crédits bancaires à l’économie, en particulier, au profit des entreprises privées, traduit en fait l’amélioration de la structure et des conditions de financement à la faveur des mesures prises par les pouvoirs publics, en 2013, pour stimuler les crédits à moyen et long termes aux PME. Dans le sillage de cette démarche, le rôle des banques commerciales dans le développement des crédits sains à l’économie est appelé à s’inscrire dans les objectifs de l’Etat en matière de développement. Dans le même contexte et pour optimiser les dispositifs et conditions d’accès au crédit bancaire, la Banque d’Algérie avait procédé à une révision des modalités relatives au plafonnement des taux d’intérêt excessifs, ce dernier étant considéré comme étant une pratique illégale et délictuelle appliquée par certains banquiers depuis le retour du crédit à la consommation. Une démarche destinée à protéger le consommateur et l’investisseur de tels agissements. Le plafonnement de taux d’intérêt ainsi fixé concerne les découverts bancaires, les crédits à la consommation, les crédits à court, à moyen et à long termes, les crédits de financement de l’habitat ainsi que le leasing. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Loukal, a précisé que les modalités de fixation des taux excessifs, objet d’une instruction datée de septembre 2016 de la Banque d’Algérie, s’inscrivaient «dans une logique de protection des consommateurs de services financiers, en prévention de toute tendance excessive en matière de facturation que les banques et établissements financiers peuvent administrer sur les différentes catégories de crédits qu’ils consentent à leur clientèle». Une action qui tend également à restaurer la confiance et inciter les banques à faire preuve de transparence, par tous les moyens appropriés, dans les opérations effectuées au chapitre des crédits accordés à leur clientèle, entreprises et ménages. Les différents rappels des obligations en matière de conformité aux instructions de la Banque d’Algérie, adressés aux banques et aux établissements financiers, en matière de publicité et de vulgarisation des conditions bancaires, obligation consacrée par le règlement actualisé d'avril 2013, devait contribuer, expliquait à ce sujet le gouverneur de la Banque d’Algérie, à l’amélioration et la consécration de l’inclusion financière, mais aussi, à mieux protéger la clientèle des banques et stimuler les facteurs d’une saine concurrence sur la place bancaire et financière du pays.
    D. Akila

 

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