samedi 15 dcembre 2018 04:13:27

Hausse des prix des fruits et légumes : L’offre et la demande... Pas seulement

Une équation insoluble ? La hausse parfois inexpliquée des prix des fruits et légumes hérisse le portefeuille de certaines catégories. Un kilo de pomme de terre oscille entre 60 et 85 dinars, l’oignon frôle les 65 DA, les carottes et les aubergines atteignent les 100 DA, pendant que les haricots verts et la laitue tutoient les 160 voire 180 DA le kilo.

PUBLIE LE : 11-10-2018 | 0:00
D.R

Une équation insoluble ? La hausse parfois inexpliquée des prix des fruits et légumes hérisse le portefeuille de certaines catégories. Un kilo de pomme de terre oscille entre 60 et 85 dinars, l’oignon frôle les 65 DA, les carottes et les aubergines atteignent les 100 DA, pendant que les haricots verts et la laitue tutoient les 160 voire 180 DA le kilo.
Le constat est là, implacable. La flambée a touché aussi de façon inhabituelle les autres légumes, à l'instar du piment et du poivron (100 DA), le concombre (80 DA), le chou-fleur (130 DA). A cette facture salée, s’ajoutent les prix des fruits dont la majorité est au-dessus des 250 DA. Faites le calcul ! Au-delà de ce refrain de l’offre et la demande, cette hausse trouve sa réponse dans d’autres raisons. Sollicité par nos soins, Hadj Tahar Boulenouar, président de l'Association nationale des commerçants et artisans algériens dira que cette hausse est souvent enregistrée entre septembre et octobre. Explicite, il dira que les produits de saison d’automne ne sont pas encore prêts, et ceux d’été disponibles en petites quantités. Une même situation se produit entre mars et avril. S’ajoute, selon M. Boulenouar, la nécessaire construction de 500 marchés de proximité à travers le pays.
«A défaut de ces espaces, nous tolérons les vendeurs informels comme solution provisoire qui facilite au consommateur l’accès à différents produits, notamment agricoles. Pour nous, il est inutile de chasser les commerçants informels en l’absence de lieux de substitution», poursuit-il. Ce n’est pas tout. «L’absence de contrôle mène, certainement, à la spéculation», a-t-il expliqué, ajoutant que «près de 70% des aviculteurs et des acteurs de cette filière, à travers le territoire national, ne bénéficiaient d’aucun programme d’encadrement et d’accompagnement». Quant à Mustapha Zebdi, président de l'Organisation algérienne pour la protection et l'orientation du consommateur et son environnement, il a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place des mécanismes stratégiques urgents afin de définir les marges bénéficiaires de certains produits, en obligeant les producteurs locaux et les commerçants à les appliquer. D’autre part, il souligne la nécessité de redynamiser le rôle des mécanismes de régulation et de contrôle, outre la redynamisation du décret définissant la chaîne de commercialisation. Sur sa lancée, il relève l’incohérence de voir les services de contrôle au ministère du Commerce ne pas intervenir dans le contrôle des prix des produits non réglementés.
Corollaire ? «C’est le champ libre à la spéculation», explique M. Zebdi, tout en appelant les autorités publiques à revoir l’efficacité de l’action du Conseil de la concurrence qui tarde beaucoup dans le traitement des questions posées et leur résolution.
Fouad Irnatene
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions