lundi 15 octobre 2018 23:38:19

Exposé sur le secteur de la santé au Conseil de la Nation : Pour une bonne prise en charge

Vaccination : des résultats encourageants.

PUBLIE LE : 10-10-2018 | 0:00
Ph. Billal

Aucun cas de choléra n’a été enregistré depuis quelques semaines.
Décision du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour « la création de deux CHU au sud du pays ».

«Nous œuvrons au lancement d’un nouveau système de déclaration en matière de suivi d’approvisionnement de sérum anti-scorpionique en plus de la création d’un réseau de gestion du sérum qui sera implanté à Ouargla», a annoncé, hier, le ministre le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui.
S’exprimant lors d’une séance d’audition devant les membres de la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la solidarité nationale, le ministre de la Santé est revenu sur plusieurs questions concernant son secteur, notamment la gestion de la crise du choléra, l’actualisation du calendrier de vaccination (CV) , ainsi que les mesures de prévention contre les risques des piqûres de scorpion.
Expliquant le fait que «60% de la population nationale est exposée au risque des piqûres», le ministre a mis en avant l’importance de l’élaboration d’un «plan stratégique national 2019-2023 dont le défi est de pouvoir réduire l’incidence des morsures de scorpion à 30% et la mortalité de 50% d’ici cinq ans».
Pour ce faire, le ministre a détaillé «les actions prioritaires» à travers «la création d’unités d’extraction du venin du scorpion et de production du sérum au niveau de la wilaya de Ouargla supervisées par l’institut Pasteur», à cela s’ajoute «la création d’un observatoire de scorpion dont le siège sera à l’université de Ghardaïa».
Entre temps, explique M. Hasbellaoui, « le département de la santé s’active pour la finalisation de système d’information, de fiches de déclaration des cas d’envenimation scorpionique (ES)» en parallèle à l’établissement d’une «cartographie des risques scorpioniques par wilaya»
En matière de recherche scientifique, le ministre a annoncé «la création d’une unité mixte de recherche, dont un mémorandum sera signé avec l’université de Ouargla» où seront impliqués pour les travaux d’études «les hôpitaux civils et militaires de cette wilaya».
M. Hasbellaoui, a affirmé que pour la réalisation de ces objectifs, son département «œuvre dans le cadre d’une action gouvernementale coordonnée» c’est pourquoi «la synergie multisectoriel doit être une priorité pour la préservation de la santé publique», la réalisation des objectifs de ce programme de prévention exige des actions sectorielles et intersectorielles a-t-il dit, en affirmant, au passage «l’installation d’un dispositif de surveillance de cette pathologie».
Le ministre a détaillé, lors de son exposé les actions à prendre dans le futur comme «l’élaboration de nouvelles modalités de production et d’extraction du sérum, révision de la cartographie scorpionique au niveau national».
Il a par ailleurs rappelé «la décision du Président pour la création de deux CHU dans le Sud cette année».

Une enveloppe financière supplémentaire de plus de 140 millions DA pour les structures de prise en charge des malades du choléra

Le deuxième axe de l’intervention du ministre a concerné le calendrier vaccinal. Sur ce sujet, il a commencé par affirmer de prime abord que «la vaccination reste une option stratégique dans la politique nationale de santé et constitue une composante essentiel du droit à la santé».
« Obligatoire et gratuite», la vaccination, explique-t-il a pour objectif «de réduire significativement la morbidité et la mortalité attribuées aux maladies cibles contrôlables par la vaccination». Pour ce faire, M. Hasbellaoui a affirmé : «Nous avons élargi le programme à des infections transmissibles qui n’étaient pas dans le calendrier vaccinal».
Le ministre de la Santé a regretté, les campagnes qui visent la politique de vaccination, «les gens qui ont envie de nuire à la santé du citoyen prônent que la vaccination est néfaste».   Dans ce contexte il a affirmé que «les objectifs ambitieux de la vaccination en Algérie ont eu des résultats très encourageants».
Malgré les tentatives de remise en question, M. Hasbellaoui a haussé le ton «la vaccination a permis d’éradiquer la poliomyélite (une maladie virale qui touche plutôt les enfants) depuis 2016 (…) nous avons pu éliminer la diphtérie depuis 2016 et éliminé le tétanos maternel et néonatale et cela a été validé en  février 2018».
À propos de la rougeole qui a refait face en 2017, il a fait savoir que le retour de cette épidémie est dû en grande partie aux effets des campagnes de désinformation reposant «sur des publications qui n’avaient aucune valeur scientifique qui ont terni l’image de la vaccination a tel point que le citoyen se détournait de la vaccination».
Allant plus loin, il dira que «la vaccination a protégé la population jusqu’en 2016, mais  qu’un vide s’est créé dans le calendrier vaccinal où des centaines de milliers d’enfants n’ont pas été vaccinés dans plusieurs communes à travers les wilayas entre 2014 et 2017».
Les résultats qu’a communiqués le ministre, attestent de la volonté de l’Etat à protéger la santé du citoyen, «nous avons réduit la mortalité infantile qui était 46,8 cas pour 1.000 naissances  avant, et nous sommes arrivés à moins de 21 cas pour la même proportion, en 2018».  
Le ministre a terminé son exposé en déclarant que «le calendrier vaccinal sera actualisé au regard des exigences de la situation épidémiologique du pays et conformément aux recommandations internationales».
A signaler qu’au début de son intervention, M. Hasbellaoui a mis le point sur la gestion de l’épidémie de choléra en affirmant «qu’aucun cas n’a été enregistré ces dernières semaines», faisant état de «110 cas confirmés et 2 décès depuis le  début de l’épidémie au mois d’août dernier».
Néanmoins, celui-ci signalera que le gouvernement a dégagé «une enveloppe financière supplémentaire de plus  de 140 millions DA», pour renforcer en moyens les structures concernées par la prise en charge des malades du choléra, tout en rappelant que «les deux structures hospitalières d’El-Kettar (Alger) et de Boufarik (Blida) ont été choisies. 
«Il faut maintenir une vigilance vis-à-vis des maladies à transmission hydrique (MTH) surtout en raison des inondations et des pluies, l’élimination des MTH, notamment le choléra,  dans un cadre multisectoriel et la société civile l’implication pleine des citoyens et des médias» a-t-il ajouté.
Kaidi Tahar
 

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