mercredi 17 octobre 2018 16:12:28

Consécration du dialogue pour la résolution des conflits dans le monde : l’approche algérienne, une référence

M. Messahel : «Accompagner les opérateurs économiques pour investir les marchés extérieurs, notamment les marchés africains.»

PUBLIE LE : 09-10-2018 | 0:00
D.R

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a affirmé, hier, que la diplomatie algérienne poursuivra son processus de consécration de la paix et du dialogue pour la résolution des conflits, à travers son approche jouissant d'une reconnaissance internationale et introduite au sein des différentes initiatives onusiennes.
Invité de la Chaîne I de la Radio nationale, à l'occasion de la célébration de la journée de la Diplomatie algérienne, M. Messahel a passé en revue «les différentes haltes de la diplomatie algérienne marquées par une action prônant la paix et la négociation entre les parties concernées», par souci de «préserver l'intégrité territoriale des pays en conflit et de respecter leur volonté». Il a évoqué les principaux fondements de l'approche algérienne dans la résolution des différends et conflits, citant en premier lieu l'adoption du dialogue par les protagonistes et le bannissement des solutions imposées de l'extérieur. Ces principes «sont devenus une réalité» qui se cristallisent à travers les différents efforts onusiens consentis dans ce sens. Dans ce contexte, le ministre a passé en revue les principales réalisations de la diplomatie algérienne, «consolidées sous la direction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s'est fixé trois principaux objectifs : repositionner l'Algérie sur la scène internationale, éteindre le feu de la fitna (discorde) et réorganiser les affaires internes». Il a rappelé, dans ce sens, les acquis que l'Algérie continue à réaliser dans la résolution des conflits, à travers les processus de règlement pacifique et les initiatives dont elle a été l'un des fondateurs, à l'instar du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) qui a permis aux pays africains de parler d'une seule voix pour la préservation des intérêts du continent et d'assumer un nouveau rôle dans l'équilibre de forces en matière de relations internationales. La Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui célèbre son 15e anniversaire et qui a été choisie cette année comme slogan pour la célébration de la journée de la Diplomatie algérienne, constitue l'une des principales réalisations de l'Algérie ces dernières années, érigeant son expérience en matière de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent en plateforme pour l'action des commissions onusiennes, dans le cadre des efforts consentis pour l'instauration de la paix.
Le chef de la diplomatie algérienne a évoqué la question relative à la réforme des organisations internationales et continentales, à laquelle l'Algérie est très attachée, aussi bien l'ONU au niveau du son Conseil de sécurité et son Assemblée générale, «car convaincue (l'Algérie) du rôle important qu'elle doit assumer dans la résolution des conflits», ainsi qu'au sein de la Ligue des Etats arabes, «incapable actuellement de proposer des solutions, ouvrant ainsi la voie à l'imposition de solutions externes aux conflits dont souffrent certains de ses pays». Dans le même ordre d'idées, M. Messahel a évoqué le volet économique de la diplomatie, réitérant l'attachement de l'Algérie à accompagner ses opérateurs économiques pour investir les marchés extérieurs, notamment les marchés africains. Il s'agit là, a-t-il dit, d'une «nécessité impérieuse», au vu de la rude concurrence marquant le marché africain et le projet de zone de libre-échange à même d'ouvrir de larges perspectives en matière d'investissements. Consciente de l'importance que revêtent ces marchés, l'Algérie a toujours œuvré à la consolidation des infrastructures notamment la route transsaharienne liant Alger à Lagos, a souligné M. Messahel, ajoutant qu'il revient, désormais, au secteur économique de s'adjuger une place au sein de ces espaces, en se concentrant, notamment, sur la qualité du produit national qui devrait être concurrentiel». Evoquant, par ailleurs, l'avenir de l'Algérie, le chef de la diplomatie algérienne, s'est dit optimiste d'autant que cette génération «détient tous les facteurs du succès», indiquant, dans ce sens, que 47 femmes activant dans le corps diplomatique ont été recensées, en vertu du dernier mouvement qu'a connu ce secteur, décidé par le Président de la République».
Aussi, le ministre a révélé le riche agenda du secteur pour la prochaine période, à l'instar de la visite prévue le mois prochain du Premier ministre italien en Algérie ainsi que la rencontre de M. Messahel avec le ministre français de l'Industrie, le 29 octobre à Paris, dans le cadre du suivi de la commission économique algéro-française, outre sa rencontre avec son homologue français dans le cadre de la 3e session du dialogue stratégique entre les deux pays. Outre la visite de deux importantes délégations, américaine et russe, au mois de novembre, l'Agenda prévoit également la participation du ministre aux travaux de la réunion tripartite sur la Libye entre l'Algérie, la Tunisie et l'Egypte, avant la fin du mois en cours au Caire.

 

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