mercredi 17 octobre 2018 16:14:07

Développement des zones frontalières algéro-tunisiennes : l’enjeu d’aujourd’hui

Appel à une coopération sécuritaire plus étroite

PUBLIE LE : 08-10-2018 | 0:00
D.R

En visite dans la capitale tunisienne, le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire soutient que le développement des zones frontalières demeure un vrai enjeu, vu leurs «spécificités» par rapport aux autres régions de l’Algérie et de la Tunisie, et assure que le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, accorde un intérêt particulier à ce dossier.

S’exprimant, en effet, samedi, à l’occasion des travaux du Comité bilatéral frontalier algéro-tunisien, Noureddine Bedoui a affirmé que le développement doit englober toutes les conditions d'une vie « décente » pour les populations de ces zones et leur désenclavement, à partir de la mise en place des infrastructures de base qui « ouvrent la voie » à la réalisation des grandes infrastructures socioéconomiques.
« L'aménagement de la bande frontalière commune est à même d'impacter positivement les déplacements des personnes en leur permettant de bénéficier des services mutuels, notamment dans les domaines sanitaire, touristique et éducatif », a-t-il expliqué, saluant, au passage, les résultats enregistrés dans le domaine sécuritaire dans les zones communes entre les deux pays. Des résultats obtenus grâce, selon lui, à la « coordination étroite » et à l'action « commune » entre les dispositifs sécuritaires des deux pays. « Au final, la sécurité de l'Algérie et de la Tunisie sont intimement liées. Nous devons de ce fait travailler en symbiose », a-t-il souligné.
Dans le même ordre d’idées, le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire n’a pas caché sa grande satisfaction quant aux résultats jugés probants et positifs et aux acquis réalisés dans le cadre des discussions entre les corps de sécurité des deux pays, et a tenu à cette occasion à rappeler la signature, en mars 2017, d'un accord sécuritaire qui définit les axes majeurs de coopération entre les deux parties.

Appel à une coopération sécuritaire plus étroite

« J’appelle de cette tribune les acteurs des deux parties à la conjugaison de leurs efforts et à l'échange d'expériences et d'expertises pionnières en matière de lutte contre le crime organisé sous toutes ses formes », a-t-il plaidé, citant dans la foulée la « facilitation » de la coordination et de l'échange d'assistance entre les corps de la protection civile en cas de catastrophes naturelles dans l'un des deux pays et la garantie de « plus » d'efficacité aux services sécuritaires face aux différentes formes de criminalité dans la bande frontalière commune. S’attardant sur les acquis réalisés par les deux pays en matière de coopération décentralisée entre les collectivités territoriales algériennes et tunisiennes, Bedoui a évoqué la signature de plusieurs conventions entre Alger et Tunis mais aussi entre les wilayas frontalières visant le «noble» objectif du développement de ces régions aux différents plans social, économique, culturel et touristique, et émis le souhait de voir les experts et les walis aboutir, à l’issue de cette rencontre, à des mesures et solutions « pratiques » à même de « booster» le développement au niveau des régions frontalières. « Cependant, ce développement doit toucher tous les domaines et prendre en considération les spécificités de chaque région », a-t-il insisté lors des travaux de ce Comité bilatéral frontalier algéro-tunisien, auxquels participent les walis des régions frontalières des deux pays, en l’occurrence El Tarf, Souk Ahras, El Oued et Tébessa, côté algérien, et Jendouba, El Kef, Tozeur et Gafsa côté tunisien. S’étalant sur deux jours, cette rencontre, qui porte sur la problématique du développement et de la relance des régions frontalières, aura permis aux walis concernés d’aborder la question du développement et de la relance des régions frontalières sous tous ses angles.

Coordination et concertation  pour assurer le développement  des zones frontalières

L’opportunité a été mise à profit pour  « renforcer » la coordination et la concertation afin de « définir » les mécanismes devant « accompagner » le développement des régions frontalières, dans l’espoir de répondre aux aspirations des populations locales et d’être à la hauteur de leurs attentes, à la fois nombreuses et légitimes.
Il faut souligner que le développement des régions frontalières a toujours été au centre des différentes rencontres bilatérales algéro-tunisiennes, notamment celle de la Grande commission mixte, dont la 21e session, tenue à Tunis en mars 2017, a été couronnée par un accord sur le projet d’approvisionnement de la région tunisienne de Sakiet Sidi Youcef en gaz algérien. Et dans l’optique de « relancer» le développement dans les régions frontalières, les deux parties aspirent à « mettre à profit » les atouts naturels que recèlent ces régions afin de lancer un « nouveau » partenariat axé sur la « valorisation » des ressources minières disponibles et la création d’activités industrielles et tertiaires pérennes autour des grands projets. Parmi les domaines de coopération que les deux pays aspirent à renforcer, il y a lieu de citer l’exploitation des interconnexions électriques entre les deux pays, l’examen de la possibilité d’augmenter le seuil de transit de l’énergie et de développer les échanges commerciaux en matière d’électricité, ainsi que les échanges d’expérience en matière de raccordement des régions isolées et frontalières aux réseaux d’électricité et de gaz, conformément aux conclusions du Comité bilatéral Énergie algéro-tunisien.
S. A. M.

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