lundi 15 octobre 2018 23:36:33

Célébration de la journée nationale de la presse : Riche programme d’activités

Une presse libre et professionnelle, pilier de la construction démocratique

PUBLIE LE : 08-10-2018 | 0:00
D.R

A l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse, le 22 octobre 2017, le ministère de la Communication a prévu l’organisation d’un riche programme. Cette célébration consacre le rôle historique qu’a joué et joue encore la presse algérienne dans la dynamique du débat au sein d’un espace public ouvert, où l’opinion publique et la volonté démocratique parviennent à se concilier et se compléter.
Et justement, lors de cette journée, le département de M. Djamel Kaouane va procéder à la remise du Prix du Président de la République du Journaliste professionnel, dans sa 3e édition. La cérémonie va se dérouler au prestigieux Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (CIC), en présence de tout le gotha médiatique.
Le Prix du Président de la République du Journaliste professionnel qui a pour thème, cette année, «le vivre ensemble en paix», sera décerné aux journalistes lauréats qui se seront distingués par le travail. Seront ainsi récompensés, les travaux d’excellence sur différentes catégories d’expression médiatique, y compris la photographie et la presse en ligne.
Cette célébration devrait être l’occasion, également, de l'émission d'un timbre spécial qui sera rendu public pour commémorer l’événement. Le ministère de la Communication entend perpétuer aussi la mémoire des journalistes sportifs décédés.
A cet effet, il est prévu de rebaptiser plusieurs structures sportives de leurs noms, en hommage à leurs contributions.
Avant cette date, le ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane, présidera le samedi 17 octobre, à Mostaganem, l’ouverture des travaux d’un séminaire international sur «le journalisme sportif», organisé par le bureau local de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA). En parallèle, d’autres activités seront organisées au niveau de plusieurs wilayas du pays.
Ainsi, dans le cadre de la célébration de cette journée, et afin de marquer la thématique du Prix du Président de la République de cette édition, le ministère de la Communication organisera également un colloque à l’université Abdelhamid-Ben-Badis de Mostaganem, le 18 octobre prochain.
Ce colloque aura pour thème «La consécration du vivre ensemble ; quel rôle pour les médias ?». Seront invités à ce colloque des spécialistes, des universitaires, ainsi que les journalistes.
L’institution de la Journée nationale de la presse par le Président de la République, le 22 octobre de chaque année, est un hommage à la parution, le 22 octobre 1955, du premier numéro du journal El-Mouqawama El-Djazaïria (La résistance algérienne), mais surtout, la consécration de l'effort constant dans le processus de consolidation des bases d'une presse libre.

Une presse libre et professionnelle, pilier de la construction démocratique

La liberté de la presse est avant tout une liberté vis-à-vis des intérêts partisans. La construction démocratique exige au préalable l'instauration de ce qui est convenu d'appeler «l'espace public» où toutes les opinions, contradictoires soient-elles, peuvent partager les mêmes droits et acquis.Une liberté de la presse est aussi la reconnaissance du droit d'accès du public au savoir, car sans une information partielle, objective, véridique, le citoyen lambda n’exercera pas son droit légitime de choisir et de se faire une opinion.
Dans ce contexte, l'évocation de la déontologie, de l'éthique et de l’objectivité ne doit pas être le propre des cours théoriques dans les amphithéâtres des écoles de journalisme, mais une «conviction».
M. Djamel Kaouane a insisté récemment, lors d’une intervention au Conseil de la nation, sur l’importance de «prévaloir le droit du citoyen à l'information». En fait, le ministre voulait passer un message très fort à la corporation. L’absence de valeurs éthiques et déontologiques transforme le produit médiatique en une simple marchandise.
L’information coûte cher, c’est vrai, mais elle n’a pas de prix, car quand elle est de qualité, elle rapporte gros, pas seulement en termes d’économie d’entreprise, mais d’abord pour celui qui l’a produite, dans le but d’éclairer le public récepteur. «Être au plus près des préoccupations d’un citoyen, c’est la vocation d’un journal. Il est question d’être le reflet de la société, et rester au plus près de ses préoccupations », a déclaré encore le ministre lors de la célébration de l’anniversaire du journal En-Nasr.

Soutenir la presse :  un devoir d’État

De ce fait, «le soutien des autorités publiques à la presse n’a jamais cessé. Sans les pouvoirs publics, il n’y aurait pas de presse en Algérie. C’est un devoir que l’État continuera à accomplir, mais les responsables des différents titres de presse doivent également dégager leurs propres ressources », a également affirmé M. Kaouane. Ce qui confirme la volonté de l’Etat à œuvrer à la préservation d’une démocratie solide. Le public a besoin d'avoir accès aux idées et à l'information, et non d'être endoctriné ou d'ignorer les controverses.
Maintenant que les réseaux sociaux numériques «absorbent» la masse de l’audience des médias classiques, le journalisme dans sa version papier vit une crise existentielle. Les challenges sont nombreux et les défis tout autant. La presse traditionnelle a-t-elle un avenir ? Aux journalistes professionnels de répondre à cette question. «La bataille du numérique doit être gagnée», a encore dit le ministre, gageant que celle-ci permettra à la corporation d’asseoir ses acquis et d’aller au-delà !
Tahar Kaidi

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