lundi 17 dcembre 2018 11:53:40

Surcharge des classes : Le recours au préfabriqué est « conjoncturel »

Le recours aux chalets pour faire face à la surcharge des classes est une solution qui ne va pas durer dans le temps, c’est ce qui ressort d’une rencontre d’évaluation de la rentrée scolaire 2018-2019 qui a réuni, lundi dernier, la ministre de l'Éducation nationale, Nouria Benghabrit, avec les partenaires sociaux.

PUBLIE LE : 13-09-2018 | 0:00
D.R

Le recours aux chalets pour faire face à la surcharge des classes est une solution qui ne va pas durer dans le temps, c’est ce qui ressort d’une rencontre d’évaluation de la rentrée scolaire 2018-2019 qui a réuni, lundi dernier, la ministre de l'Éducation nationale,  Nouria Benghabrit, avec les partenaires sociaux.

Cette réunion à laquelle ont pris part les neuf syndicats de l'éducation ainsi que l'Association nationale des parents d'élèves (ANPE), a été mise à profit pour débattre plusieurs sujets, entre autres la surcharge des classes que connaissent certains établissements scolaires, notamment au niveau des grandes wilayas du pays.
En effet, une série de mesures pédagogiques et structurelles a été préconisée pour faire face au problème de la surcharge des classes dans les établissements scolaires.
Dans une récente déclaration, la ministre de l’Education nationale avait indiqué que le taux de redoublement ou de l'échec scolaire, qui est, en fait, l’une des causes de la surcharge de classe, constitue un véritable problème pour le secteur.
A ce sujet, Mme Benghabrit a fait savoir que parmi les solutions adoptées pour cette année scolaire afin de faire face à cette situation on trouve le recours aux classes préfabriquées dans les zones d'Alger Est et d'Alger Ouest en raison de la forte affluence de nouveaux élèves, notamment pour le cycle obligatoire, suite aux opérations de relogements dans ces régions.
Elle a, dans ce sens, fait savoir que pour pallier à cette situation "exceptionnelle et temporaire", il a été procédé à l'installation de 2 à 4 classes "préfabriquées" dans des établissements scolaires ou au niveau d'espaces vacants contigus.
En outre, la ministre a évoqué d'autres mesures pédagogiques et structurelles à travers l'élargissement des examens de rattrapage aux élèves ayant obtenu, pour le cycle primaire, des moyennes entre 4 et 4,99 sur 10 et à ceux ayant obtenu, pour le cycle moyen, des moyenne entre 9 et 9,99 sur 20.
«L’élève qui a obtenu une moyenne légèrement en dessous de 5 sur 10 ou de 10 sur 20 mérite une deuxième chance», a-t-elle dit, précisant de ce fait qu’il a été décidé d'élargir les examens de rattrapage à toutes les classes, à l'exception de celles des examens nationaux (5e année primaire, 4e année moyenne et 3e année secondaire).
La ministre a, également, fait état de l'adoption du système de la double vacation, notamment pour le cycle primaire, outre les classes mobiles au cycle moyen.
Mme Benghabrit a relevé la nécessité d'un accompagnement et d'une formation continue d’autant plus que la surcharge des classes exige de l'enseignant un effort supplémentaire, particulièrement en matière pédagogique. «Les directeurs de l'Education ont été instruits à l’effet d'accorder une attention particulière aux élèves des 1re et 2e années primaires et ceux des classes d'examen de fin de cycle pour ne pas être affectés par le problème de la surcharge des classes», a-t-elle dit.
Dans une déclaration à l’issue de cette réunion, le président de l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF), Sadek Dziri, a fait savoir que la décision du recours aux classes préfabriquées pour juguler le problème de surcharge des classes ne doit pas être une solution durable, soulignant de ce fait la nécessité de doter les nouveaux quartiers de structures éducatives et sanitaires.
Pour ce qui est du phénomène de la déperdition scolaire, le syndicaliste a relevé la nécessité de trouver les solutions nécessaires et de prendre en charge cette catégorie d'élèves. Le président de l'UNPEF a salué la décision d'ouverture de 45.000 postes d'emplois, pour l'encadrement des écoles primaires, réclamant le recrutement de superviseurs de l'éducation au premier cycle de l'enseignement pour encadrer les élèves.
Le président de l'Association nationale des parents d'élèves (ANPE), Ahmed Khaled, a, pour sa part, qualifié la rentrée 2018/2019 de positive, en dépit des problèmes relevés, à l'instar de la surcharge des classes et le recours aux classes préfabriquées qui est, selon lui, une solution conjoncturelle, tout en saluant la décision de l'Etat de consacrer une enveloppe financière de 76 milliards de dinars au cycle primaire.
Notons que plus de 9 millions d'élèves ont rejoint les bancs de l'école, à travers le territoire national, dans le cadre de la rentrée scolaire 2018-2019.
    Synthèse Kamélia H.
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions