samedi 17 novembre 2018 21:18:37

Yémen : à la recherche d’une solution politique

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, a annoncé mardi au Conseil de sécurité qu'il se rendrait dans les jours prochains notamment à Oman et Sanaa, après l'échec des pourparlers de paix la semaine dernière à Genève.

PUBLIE LE : 13-09-2018 | 0:00
D.R

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, a annoncé mardi au Conseil de sécurité qu'il se rendrait dans les jours prochains notamment à Oman et Sanaa, après l'échec des pourparlers de paix la semaine dernière à Genève. "Je vais continuer mes discussions avec une première série de visites dans les prochains jours incluant Mascate et Sanaa", a-t-il dit lors d'une liaison vidéo depuis la Jordanie. "J'ai deux objectifs : faire des progrès sur la base des discussions à Genève sur des mesures de confiance. Cela inclut un échange de prisonniers et l'ouverture de l'aéroport de Sanaa", a-t-il ajouté. "Et deuxièmement, obtenir un engagement ferme des parties pour poursuivre les consultations. Je rencontrerai aussi le gouvernement du Yémen à Ryadh et chercherait à rencontrer le président (Abd Rabbo Mansour) Hadi dont le soutien à mes efforts est crucial pour moi et le processus politique". "Je suis heureux de dire à ce Conseil qu'en dépit de l'absence de l'une des parties aux consultations de Genève, même si cela ne s'est pas passé comme prévu, nous avons pu cependant relancer le processus politique avec le soutien solide du peuple yéménite et de la communauté internationale", a souligné Martin Griffiths. Samedi à Genève, les consultations très attendues sous l'égide de l'ONU —les premières depuis plus de deux ans— ont échoué avant même d'avoir commencé : après avoir posé des conditions à leur présence, les rebelles Houthis n'ont finalement pas fait le déplacement. Le Yémen est en guerre depuis 2014 et l'entrée à Sanaa de rebelles. Depuis 2015, une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite vient en aide au gouvernement. Le conflit a fait quelque 10.000 morts. Si les parties au conflit sont piégées dans "un cycle vicieux de violence", le peuple yéménite, à l'inverse, aspire à une solution politique pacifique pour mettre fin à la guerre et avoir un gouvernement qui puisse satisfaire ses besoins fondamentaux, a expliqué M. Griffiths, faisant état de la "course contre la montre pour sauver ce qui reste des institutions publiques" du pays. Le processus politique yéménite connaîtra des hauts et des bas, a prédit M. Griffiths. Cela ne démontre pas forcément que la situation politique et militaire n'est pas propice à des consultations officielles. "Certes, ce processus n'est pas facile. Il faut de la volonté politique, de la détermination et l'engagement de tous les acteurs, y compris des membres du Conseil de sécurité", a-t-il recommandé. Les parties ne doivent pas se laisser entraîner dans de nouveaux affrontements militaires de grande envergure, a mis en garde M. Griffiths, cité par l'ONU dans un communiqué publié mardi. L'envoyé spécial prévoit également de rencontrer plusieurs acteurs du sud du pays pour trouver un accord sur leur participation au processus politique, processus au sein duquel les femmes ont un rôle à jouer, l'inclusivité étant cruciale. Ce chemin vers la paix ne sera pas linéaire, a insisté M. Griffiths. "Il n'est pas surprenant que certains trouvent difficile d'y participer", a-t-il dit. "Avancer vers la paix est urgent à présent, c'est là une leçon que l'on tire de Genève."
M. T. et Agences

 

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