samedi 17 novembre 2018 10:48:01

Dans la lucarne : Comme si de rien n’était

Cette présente saison qui n’est encore qu’à ses premiers balbutiements nous étonne déjà par les changements brusques qui peuvent s’y opérer d’un moment à l’autre.

PUBLIE LE : 13-09-2018 | 0:00
D.R

Cette présente saison qui n’est encore qu’à ses premiers balbutiements nous étonne déjà par les changements brusques qui peuvent s’y opérer d’un moment à l’autre. Tout le monde a encore à l’esprit ce qui s’était passé à des formations de l’élite dès l’enclenchement du présent exercice. En effet, il y avait quelques clubs, faute d’avoir réglé leurs problèmes financiers vis-à-vis de la LFP, notamment les frais d’engagement, le suivi médical des joueurs a rencontré des difficultés qu’on ne connaissait pas auparavant. C’est la première fois qu’on apprend que des clubs de première et deuxième divisions ne peuvent avoir des licences s’ils ne sont pas à jour sur le plan financier aussi bien vis-à-vis de la LFP que de leurs joueurs. En conséquence, des équipes comme le CRB, l’USMH, le RCK en avaient vu des « vertes et des pas mûres » à cause de cela. Il faut admettre que le nouveau président de la LFP, Abdelkrim Medouar, est assez pointilleux et ne veut rien savoir pour faire montre d’une fermeté sans pareille avec tout le monde. En dépit des sollicitations des uns et des autres, il n’est pas revenu sur sa décision. Il a tenu à ce qu’il avait dit jusqu’au bout. C'est-à-dire jusqu’à ce que ces clubs payent ce qui est leur demandé. Sur ce plan, on peut dire qu’il est resté ferme. C’est ce qui avait obligé ces clubs à «casquer» et régler ce qui devrait l’être. C’est vrai qu’entre temps, et après les sanctions prises à l’encontre de quelques présidents, il faut dire qu’il y a eu presque aussitôt une embellie. Ce qui avait étonné plus d’un. Tout le monde savait que nos clubs sont confrontés à des problèmes liés à la gestion des deniers publics et aussi la gestion globale dont le sponsoring en fait partie. Ce qui avait laissé «rêveurs certains» demeure le fait de connaître comment ces clubs ont fait pour que les ennuis financiers qui ont fait naître des «querelles interminables» entre les membres du même club se soient solutionnés rapidement, presque par enchantement. Comment ces clubs, confrontés quasiment à une situation de faillite, ont pu renflouer leurs caisses. Certes, il y eut l’apport du MJS, de la commune, mais aussi la Wilaya, mais…C'est-à-dire que malgré les apports de ces institutions, on ne peut pas affirmer et dire que le problème financier de nos clubs durant cette saison 2018/2019 est subitement aplani. On reste sceptique, puisqu’on est certain qu’il va ressurgir d’une manière ou d’une autre du fait que ces clubs en difficulté sur le plan financier ne font pas d’efforts pour que leurs ennuis soient effacés définitivement. Non seulement on n’utilise pas comme il le faut l’apport de l’action du sponsoring sur le renforcement des « ressources financières » du club. De plus, les actionnaires se trouvant en bonne position dans le Conseil d’Administration du club ne lui apportent rien. Un président qui est en conflit direct avec les actionnaires n’avait pas manqué de critiquer ceux qui travaillent avec lui et qui ont une responsabilité dans le club et qui ne ramènent même pas une bouteille d’eau minérale ». Ce qui traduit assez bien les inquiétudes des uns et des autres. C’est pour cette raison que les observateurs n’arrivent pas à avaler les dernières déclarations du président de la Ligue de Football Professionnel lorsqu’il dit que tous les « clubs sont à jour ». Est-ce qu’il parle uniquement de la situation des clubs qui avaient fait montre d’une certaine gêne pour payer les frais d’engagement et par conséquent, parvenir à recevoir leurs licences ou parle-t-il de toute la saison. C’est-à-dire qu’il doit adjoindre à son intervention les salaires des joueurs. Dans un tel cas, on se demande comment peut-il expliquer les efforts fournis par ces clubs pour que le financement de leurs clubs soit quelque chose de désuet ou  dépassé. Il y a lieu de rester sur ses gardes du moment que ce problème sera, dans un proche avenir, l’objet de toutes les palabres :
                         Hamid Gharbi

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