mercredi 19 septembre 2018 14:58:06

Foncier industriel : Des mesures pour optimiser l’offre

Le portefeuille foncier national compte 77 zones industrielles. Aussi, 12.000 hectares ont été affectés à l'investissement industriel.

PUBLIE LE : 04-06-2011 | 20:05

l 40% des superficies disponibles sont inexploitées.

Le portefeuille foncier national compte 77 zones industrielles. Aussi, 12.000 hectares ont été affectés à l'investissement industriel. Toutefois, 40% de ces superficies ne sont pas exploités.  
De même, le foncier n'est  pas utilisé dans les conditions les plus optimales. Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement  a affirmé dans le même ordre d’idées que le mode des enchères publiques, institué en 2006 pour la concession du foncier industriel, a nettement contribué au recul de l'investissement local. M. Mohamed Benmeradi qui a fait ce constat a plaidé, par conséquent,  pour la déconcentration du pouvoir d'octroi des concessions du foncier destiné à l'investissement et l'amélioration du dispositif Calpi (Comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements) lequel, en dépit des insuffisances, a permis de construire un tissu industriel important, a-t-il affirmé.
La question du foncier, qui demeure encore à l’ordre du jour du débat économique national,  reste au centre de la problématique de la croissance économique et du développement de l'investissement et exige, par voie de conséquence, un traitement radical pour une exploitation équitable et optimale. Conscient de cette réalité, le gouvernement a décidé d’engager une enveloppe de  70 milliards de dinars pour l’aménagement de 36 nouvelles zones industrielles et ce, sur les cinq prochaines années. L’opération sera financée à hauteur de 10 % sur le budget de l’Etat et par des crédits bancaires. Ces zones seront réparties à travers 20 régions, notamment au niveau des Hauts Plateaux, dans un souci d’équilibre dans la répartition des investissements.
Concernant la gestion de ces zones, deux formules sont imaginées, à savoir que les actifs fonciers seront soit cédés de gré à gré par l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière (Aniref), soit affectés à  l’Etat, propriétaire qui accorde un mandat à cet organisme pour l’aménagement et la gestion de ces espaces ou, autrement, créer un nouvel organisme qui associera l’Aniref à des privés pour la réalisation et la gestion de ces zones. Les zones prévues seront  conçues en «projets intégrés», autrement dit, elles seront  dotées des commodités et structures nécessaires.
Pour rappel, le recensement réalisé par l’Aniref fait état d’un besoin en foncier industriel estimé à  6.400 hectares,  alors que l’offre, 20 fois moins que cette demande, se raréfie de plus en plus, particulièrement à Alger.
D. Akila



 

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