Conjoncture : Seule une économie compétitive

La politique de rationalisation des importations à travers l’imposition de mesures restrictives est une orientation adoptée par le gouvernement dans le cadre de sa nouvelle stratégie économique fondée sur l’encouragement de la production nationale et la préservation des ressources du pays.
PUBLIE LE : 10-09-2018 | 0:00


La politique de rationalisation des importations à travers l’imposition de mesures restrictives est une orientation adoptée par le gouvernement dans le cadre de sa nouvelle stratégie économique fondée sur l’encouragement de la production nationale et la préservation des ressources du pays. La démarche s’inscrit, en définitive, dans le sillage des efforts visant à recadrer le commerce extérieur du pays. Une entreprise devenue incontournable, tant il s’agit de mettre un terme à l’hémorragie de la devise. Aussi, le gouvernement, dans son plan d’action quinquennal, a initié une série de mesures économiques destinées à soutenir la production locale et à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, objectifs retenus dans la politique d’import-substitution tracée par l’État. Notre pays qui traverse une conjoncture financière particulière, née de la chute des prix du pétrole, a tout intérêt, en fait, à opérer un usage judicieux de ses ressources. Et c’est grâce aux mesures d’interdiction de l’importation de certains produits que la production nationale a réalisé «un bond qualitatif», a affirmé le ministre du Commerce. M. Saïd Djellab a annoncé, dans ce contexte, la levée «dans les prochains jours» de l’interdiction d’importation de certains produits en fonction des besoins du marché national.
Toutefois, a-t-il souligné, les produits concernés seront soumis à une taxe supplémentaire, conformément au principe de priorisation et d’encouragement de la production nationale, en application des orientations du Chef de l’État. Cette mise à jour de la liste des produits suspendus temporairement à l’importation répond au souci d’assurer l’approvisionnement du marché interne tout en veillant au rééquilibrage de la balance commerciale. La stratégie nationale d’exportation (2019-2023) vise, dans ce sens, à encourager la diversification des exportations hors hydrocarbures.
Dans cette optique, une priorité à l'exportation est accordée à huit secteurs, à savoir l'industrie agroalimentaire, les produits agricoles, les matériaux de construction, les produits pharmaceutiques, le papier et l'électronique, identifiés à l'issue d'une concertation avec les opérateurs économiques.
En fait, notre modèle de croissance, au cours de sa transition vers la vision 2030, comporte des défis majeurs que notre économie doit relever dans le cadre du processus de la diversification, «qui appelle des politiques résolues et un engagement rapide des réformes nécessaires, car l’accentuation de notre dépendance des hydrocarbures réduit le domaine des réalisables et la faisabilité de la diversification et d’une croissance économique accélérée».
 Par conséquent, les défis et enjeux recommandent une démarche concertée pour construire bâtir une économie compétitive, émergente et diversifiée basée, en priorité, sur la promotion et la protection de la production nationale, ce qui suppose une maîtrise des importations.
    D. Akila

 


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