jeudi 18 octobre 2018 22:19:18

Courtier en assurance : Un catalyseur transactionnel

L’importance du métier du courtier dans le domaine des assurances est avérée. Au-delà de l’entremise qui consiste à mettre en rapport l’assuré avec une compagnie d’assurances, «le courtier doit étendre son champ d’activité au conseil et à l’assistance, en informant, notamment, son client sur l’état des couvertures d’assurances qui existent, ainsi que sur l’environnement juridique susceptible d’influencer les risques pris en considération».

PUBLIE LE : 10-09-2018 | 0:00
D.R

 L’importance du métier du courtier dans le domaine des assurances est avérée. Au-delà de l’entremise qui consiste à mettre en rapport l’assuré avec une compagnie d’assurances, «le courtier doit étendre son champ d’activité au conseil et à l’assistance, en informant, notamment, son client sur l’état des couvertures d’assurances qui existent, ainsi que sur l’environnement juridique susceptible d’influencer les risques pris en considération».
C’est le constat auquel a abouti Taoufik Cheddadi, courtier, dans un entretien accordé à la Revue de l’assurance, dans son dernier numéro trimestriel (avril-juin).
S’ajoute, selon lui, «l’étude et le montage de programme d’assurance, la gestion et le suivi des polices d’assurance dans le temps et le règlement des dossiers sinistres survenus et déclarés, afin d’aider l’assuré à être indemnisé dans les meilleurs délais. Relevant la concurrence qui règne sur le secteur des assurances, le même responsable dit que les courtiers d’assurances ont, plus que jamais, «un rôle à jouer, à condition de savoir mettre en avant leur différence et leur valeur ajoutée par rapport à l’ensemble des nombreux acteurs qui interviennent sur le marché». Aux yeux du même responsable, les courtiers «doivent savoir faire preuve d’ingéniosité et de créativité pour le développement de leur activité et de faire avancer le secteur des assurances».
Enchaînant, M. Chedaddi souligne que le courtier en assurance est le «moteur de l’innovation et de la préservation des équilibres techniques des compagnies par son rôle de Risk manager auprès de ses clients, ainsi qu’un «catalyseur transactionnel», à travers son rôle de réconcilier des assureurs ou assurés». Par ailleurs, il convient de souligner que ce métier, jusqu’à présent peu développé en Algérie, est régi par l’article 258 de la loi n° 06-04 relative aux assurances. Le texte stipule que «le courtier d’assurance est une personne physique ou morale qui fait profession à son compte de s’entremettre entre les preneurs d’assurance et les sociétés d’assurance», et que «le courtier est le mandataire de l’assuré et est responsable envers lui». Ainsi, il s’agit, d’une activité qui prend en charge l’aspect du Risk-management de l’entreprise économique assurée en contrepartie de rémunération sous forme de commission ou d’honoraire.
Un barème qui toutefois ne fait pas le consensus au sein des courtiers algériens. Rappelons que c’est l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR) qui, en l’absence d’association pour les courtiers, avait confectionné un protocole d’accord de courtage établissant, un barème de taux de commission d’apport et de gestion. L’ordonnance 95-07 et la loi 06-04 définissant l’activité du courtier en assurance, ces missions principales, donne à ce dernier la faculté d’être mandataire de l’assuré et de l’assureur dans la gestion des encaissements.
     Fouad Irnatene
 

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