samedi 17 novembre 2018 14:57:01

Grand angle : Calcul ?

A une semaine du troisième sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in prévu du 18 au 20 septembre à Pyongyang pour discuter du désarmement nucléaire, la Corée du Nord a organisé hier un défilé militaire pour célébrer son 70e anniversaire.

PUBLIE LE : 10-09-2018 | 0:00
D.R

A une semaine du troisième sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in prévu du 18 au 20 septembre à Pyongyang pour discuter du désarmement nucléaire, la Corée du Nord a organisé hier un défilé militaire pour célébrer son 70e anniversaire. Un événement important durant lequel, et pas uniquement en Corée du Nord, il est fait état de sa puissance militaire en vue d’en mettre plein les yeux et intimider les «ennemis». Toutefois, pour ce 70e anniversaire, les dirigeants Nord-Coréens, se sont abstenus de faire de ce défilé une nouvelle démonstration de force. Les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et les missiles de portée intermédiaire (IRBM) n’ont pas été exhibés. Seuls ont été exposés des missiles de courte portée et des chars d'assaut, a constaté un journaliste de l'AFP. De l’avis de certains analystes trop montrer ses muscles aurait été mal vue en cette phase marquée par d’intenses efforts diplomatiques en vue d’aboutir à une dénucléarisation de la péninsule coréenne. Pis, cela aurait mis en danger le processus en cours, après la rencontre le 12 juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et Kim Jong Un, et jeté une ombre sur celui que tiendra ce dernier avec le président sud-coréen Moon Jae-in à la mi-septembre. «Apparemment, Kim Jong Un a jugé que ce n'était pas le moment de provoquer inutilement Trump», a estimé un enseignant d'études nord-coréennes à l'Université Dongguk de Séoul. Et ce d’autant que le processus n’avance pas au rythme que le président américain Donald Trump aurait souhaité lui insufflé. Il avait souhaité «une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible». Mais le processus «patine depuis plusieurs semaines» constate-t-on avec regret. En fait le souci est que la déclaration du 12 juin est jugée ambigüe par certains et partant donne lieu à des interprétations sur mesure. Ainsi, si les signataires étaient parvenus à un compromis en faveur d'une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», il restait aussi que les modalités et le calendrier de ce processus avaient été repoussés à des négociations de suivi. De plus, le Nord exige une déclaration qui mette fin officiellement à la guerre de Corée, laquelle a cessé sur un simple armistice. Une exigence à laquelle Séoul ne peut satisfaire tant que les Américains n’ont pas donné leur ok. Reste à craindre que la «patience» de Kim Jong Un qui multiplie les gestes de bonne foi, n’ait des limites. A moins que cela ne soit le président Trump qui décide de tout arrêter.
Nadia K.
 

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