samedi 22 septembre 2018 05:20:01

Grand angle : échec

Annoncés pour le 6 septembre, les pourparlers indirects entre les belligérants yéménites, n’ont pas pu se tenir. Hier, l’envoyé de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est résigné à annoncer l’échec de cette nouvelle tentative, que devait abriter Genève, et ce avant même d’avoir commencé.

PUBLIE LE : 09-09-2018 | 0:00
D.R

Annoncés pour le 6 septembre, les pourparlers indirects entre les belligérants yéménites, n’ont pas pu se tenir. Hier, l’envoyé de l’ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est résigné à annoncer l’échec de cette nouvelle tentative, que devait abriter Genève, et ce avant même d’avoir commencé. Ces pourparlers étaient les premiers depuis l’échec en 2016 du processus de paix qui avait duré plusieurs mois au Koweït. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de réunir les représentants du gouvernement yéménite et les rebelles Houthis. En fait, Martin Griffiths aura tout tenté pour sauver cette initiative pour laquelle il avait arraché l’accord des deux parties. Mais in fine il a dû s’avouer impuissant et reconnaître l’échec. «Nous n’avons tout simplement pas réussi» a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. L’espoir entretenu depuis plusieurs jours de voir ces pourparlers se tenir, et évoluer dans un second temps, en des négociations de paix, quand bien même Martin Griffiths avait assuré qu’il ne s’agissait que de «consultations» en vue de futures négociations, s’est ainsi éloigné, repoussant de la sorte toute perspective de voir, du moins dans l’immédiat, ce conflit qui a plongé le Yémen dans la pire crise humanitaire au monde, connaître son dénouement. Cette fois ce sont les Houthis qui sont mis en cause. Ils n’ont pas fait le voyage en Suisse et sont restés dans la capitale yéménite en déplorant ne pas avoir bénéficié de garanties nécessaires pour pouvoir se rendre à Genève. Les trois conditions posées pour ce faire n’ont pas été satisfaites. « Nous ne sommes pas parvenus à faire venir ici (...) la délégation de Sanaa» a déploré devant la presse, l’envoyé de l’ONU pour le Yémen. Et en réponse à l’interrogation qui forcément est depuis hier présente dans les esprits, il ajoutera qu’il était «trop tôt de dire quand se tiendront les prochaines consultations». Mais pas question de baisser les bras. L’ambassadeur américain au Yémen Matthew Tueller avait anticipé cet échec en déclarant «Si la délégation des Houthis ne vient pas, nous tenterons de trouver un moyen de rassembler à nouveau le groupe de Sanaa avec le gouvernement afin de trouver un moyen pour donner de l’espoir aux Yéménites». Et pour cause, le conflit a fait à ce jour quelque 10.000 morts, selon l’ONU.
Nadia K.

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions