lundi 24 septembre 2018 15:33:29

Le sacrifice d’Ibrahim El-Khalil

Quels sacrifices exige l’Aïd ?

PUBLIE LE : 20-08-2018 | 0:00
D.R

Un jour, le prophète Ibrahim El-Khalil (Abraham) se vit en rêve en train d’égorger son fils Ismaël. Comme les rêves des prophètes sont toujours véridiques, il comprit que Dieu voulait éprouver sa foi en lui ordonnant d’immoler l’être le plus cher qu’il avait au monde. Le matin même, il demanda à Hadjar, son épouse, de laver et d’habiller l’enfant et il l’emmena pour l’égorger. Sur le chemin, Satan prit la forme d’un corbeau et se mit à crier : “Sauve-toi Ismaël, ton père veut t’égorger”.
L’enfant se retourna vers son père et lui dit : “Ecoute ce que dit cet oiseau, mon père”. Abraham répondit : “ne l’écoute pas, c’est Satan le lapidé, il veut jeter le trouble dans ton coeur et te pousser à renier Dieu”.
Ils marchèrent encore et cette fois-ci c’est un serpent qui parla : “Ibrahim veut t’égorger, sauve-toi vite”.
Ismaël dit à son père : “ce serpent m’a dit la même chose que le corbeau tout à l’heure, que faut-il penser ? - Ne l’écoute pas, c’est Satan le maudit !”. Quand ils arrivèrent à l’autel des sacrifices, Ibrahim se mit à pleurer. Ismaël comprit alors ce que son père attendait de lui. Il monta sur la pierre et tendit son cou : “Egorge-moi, mon père, puisque Dieu te l’ordonne”.  Ibrahim leva son couteau et avança. mais avant qu’il ne le pose sur le cou du jeune garçon, un ange descendit du ciel et tendit vers lui un magnifique bélier. C’est ainsi que fut sauvé Ismaël. Sans le sacrifice de substitution, les hommes auraient étécontraints, chaque année, d’immoler leurs enfants, ce qui à la longue aurait fait disparaître l’humanité.
Chaque année,  à l’époque du grand pèlerinage de la Mecque, les musulmans immolent des béliers en souvenir du sacrifice d’Ibrahim.
Tel est le récit, inspiré du Coran et de la Sunna du prophète que la tradition algérienne rapporte.
L’Aïd El Adha ( en Algérie on dit surtout l’Aïd El-Kebir, par opposition à l’Aïd Es-Seghir qui clôture le jeûne du Ramadhan) symbolise, dans l’Islam, le rattachement à Abraham, symbole de monothéisme pur que l’Islam, selon la tradition, restaure. C’est pourquoi, cette fête, en Algérie comme ailleurs dans le monde musulman, a avant tout une valeur religieuse et morale.

Quels sacrifices exige l’Aïd ?

Quels sacrifices exige l’Aïd El-Adha? Ce sont des sacrifices d’animaux dont la consommation est licite en Islam. Ce sont des ovins, caprins, bovins et camelins. cependant, dans la pratique, on égorge surtout des moutons en exécution d’une obligation traditionnelle.
A cet égard, les musulmans constituent trois groupes :
- Ceux qui, pubères et sains d’esprit, ont suffisamment de moyens financiers pour sacrifier; ils sont tenus de le faire à moins d’un cas de force majeure qui s’y oppose.
- Ceux qui sont dépourvus financièrement; ils en sont certainement dispensés. Ils n’ont pas à s’endetter ou à vendre leurs meubles pour pouvoir acheter un mouton et avoir le plaisir de l’égorger. Ce n’est pas parce que leurs voisins ont acquis des béliers pour la fête qu’ils doivent les imiter. Cette coutume que l’on remarque dans notre pays depuis plusieurs années et qui consiste à sacrifier un ou plusieurs moutons coûte que coûte, le jour de l’Aïd, n’a en réalité aucun rapport avec l’esprit de notre religion. - Ceux qui possèdent bien les moyens financiers pour sacrifier, mais vivent dans un milieu où le cheptel déficitaire est en voie de reconstitution comme c’est le cas dans certaines régions de notre pays. Ceux-là doivent, par civisme, renoncer à sacrifier : l’intérêt général passe avant tout, c’est notre droit religieux qui le proclame.
Il convient de noter que les fidèles qui, pour les raisons sus-indiquées, s’abstiennent de sacrifier, ont toute latitude d’acquérir au détail les quantités de viande dont ils ont besoin pour fêter l’Aïd et, le cas échéant, pour procéder à une répartition charitable parmi les déshérités du sort.
D’autre part, celui qui est appelé à sacrifier peut choisir son animal parmi les catégories signalées plus haut.
Le minimum de ce qui peut être considéré valable et suffisant pour cet acte de dévotion, c’est, s’agissant d’ovins, un “djadah”, c’est-à-dire un animal d’un an révolu. pour les caprins, c’est un “tsani”, c’est-à-dire un animal qui est entré dans sa deuxième année. Quand l’animal à sacrifier est un bovin, il faut qu’il soit dans sa quatrième année. Si c’est un camelin, il faut qu’il ait six ans.
A noter que pour les ovins, les mâles non châtrés sont préférés à ceux qui le sont. ces derniers sont préférés aux femelles qui, à leur tour, sont préférables aux caprins mâles puis femelles. Les caprins non châtrés sont préférables aux caprins femelles. Celles-ci sont préférables aux bovins et aux camelins dans les sacrifices de l’Aïd El-Adha. Il faut signaler que toutes ces éventuelles victimes ne doivent être ni borgnes, ni malades, ni réellement boiteuses, ni maigres sans aucune graisse. Il faudra éviter soigneusement de choisir une bête ayant un vice quelconque.
Pr feu A. BENDALI Amor

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