lundi 19 novembre 2018 02:48:16

Nouvelles d'Oran, Santé : des établissements réceptionnés à la fin de l'année

Projet Niya «une culture de la Paix» : Alternative à la violence

PUBLIE LE : 14-08-2018 | 0:00
D.R

 

Page animée par AMEL SAHER

Le secteur de la santé dans la wilaya d'Oran sera renforcé, d'ici moins d'une année,  par la réception de nouvelles structures dont cinq nouveaux hôpitaux, des unités d'urgences médicales  et chirurgicales et un institut spécialisé.

Ainsi et selon un état des lieux actualisé sur la situation du secteur, le projet de réalisation d'un hôpital de 240 lits à Gdyel, d’un investissement public de l'ordre de  4.519.311,00 DA  devra être réceptionné à la fin de l'année en cours. Ses travaux ont atteint un taux d'avancement de 80%, a-t-on appris d'une source autorisée. Un autre hôpital de la même capacité d'accueil est actuellement en chantier dans la commune de Sidi El Chahmi relevant de la daïra d'Es Sénia et sa réception est prévue, à son tour, à la fin  2018. Idem pour un autre établissement similaire de 60 lits, actuellement, en construction dans la commune d'El Karma  relevant de  la daïra d'Es Sénia.  Le budget consacré à ce dernier est de l'ordre de 1.080.000.000,00 DA. L'on saura, par ailleurs, que les gros œuvres du projet de l'hôpital, dont a bénéficié la commune de Oued Tlélat, ont été achevés à 100%, contrairement aux VRD et CES dont les taux d'avancement ont atteint successivement les 5% et 10%. La structure dispose de 120 lits et son coût est estimé à 3.066.515.000,00 DA. La fin de l'année verra également la réception de l'établissement hospitalier spécialisé destiné à la prise en charge des malades brûlés, selon les responsables locaux, ses gros œuvres ont été livrés. Pour ce qui est de l'institut des malades atteints du cancer (120 lits) en cours de réalisation dans la commune de Sidi El Chami, les travaux de ses gros œuvres ont atteint les 95% alors que les CES sont à 10%. Sa réception est prévue aussi vers la fin de l'année. Outre ces hôpitaux, le secteur s'apprête à réceptionner une annexe du laboratoire national des produits pharmaceutiques dont le financement s'élève à 360.000.000,00 DA, ainsi que de nouvelles unités d'urgences médicales et chirurgicales dont l'une est au profit de l'hôpital d'El Mohgen et deux autres au profit de l'hôpital de Canastel et service pédiatrique du CHU d'Oran.
Il est aussi prévu la réception de deux nouvelles polycliniques et Mers El Hadjadj et à Haï Bouâmama. Il y a lieu de savoir que durant 4 ans seulement (2005-2009) la wilaya a vu la réalisation de 800 structures entre établissements hospitaliers et  de proximité. Selon les déclarations d'un ancien haut responsable, Oran est la seule wilaya dans le pays qui n'a vu le gel d'aucun projet, en dépit de la crise financière. Les indices d'évolution du secteur font ressortir que le nombre de lits et celui du personnel médical dans cette wilaya sont supérieurs aux moyennes nationales et proches des normes fixées par l'Organisation mondiale de la santé. L'on relève ainsi que la wilaya recense 4.090 lits et va recevoir 1.000 lits supplémentaires, ce qui porte ses capacités à 5.090 lits. Elle compte, par ailleurs, 50 cliniques privées et 670 hospitalo-universitaires toutes spécialités confondues. Il faut savoir qu'Oran s'apprête à réceptionner une nouvelle faculté de médecine parmi les plus grandes du continent en termes de capacités d'accueil.

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Projet Niya «une culture de la Paix»
Alternative à la violence

Après la première session qui s'est tenue en avril dernier, l'association SDH (Santé Sidi El Houari) a organisé en fin juillet dernier la 2e session de la formation du projet "Niya, une culture de la Paix" qui s'est clôturée le samedi 28 du même mois à son siège à Oran. A l'occasion, une activité interculturelle a été animée par les 30 participants bénéficiaires de la formation. Cette dernière a été assurée par une équipe pluridisciplinaire de formateurs, des deux associations (SDH Oran et ACAQ Bordeaux) sur les thèmes liés à la culture de la paix, le développement personnel, la communication interpersonnelle, l'animation socioculturelle, les techniques d'animation, la citoyenneté, la culture et les droits culturels.
Selon SDH, la  formation en question sera suivie d'actions d'animation sur le terrain, simultanément à Oran et à Bordeaux dans les centres d'animation, les établissements scolaires et l'ensemble des lieux où vivent où activent les jeunes et les enfants. Le projet "Niya" sera couronné par un festival de visibilité en 2019, font savoir les organisateurs. La 1re étape du projet "Jeunes pour la Paix et la Vie" a été portée, quant à elle, par l'associations SDH et Jeunes Talents Jeune Espoir et le centre de santé mentale "El Kalima" sous le parrainage de la direction de l'éducation de la wilaya d'Oran. Ce projet mené avec le soutien de la fédération nationale des parents d'élèves de la wilaya d'Oran et la mutuelle d'assistance scolaire de la région ouest, financé par le SCAC de l'ambassade de France en Algérie, comprend 4 étapes et sa mise en œuvre intégrale est prévue sur deux ans. La première étape a touché la formation des enseignants de 14 établissements situés dans la ville d'Oran représentant les trois cycles et s'est déroulée au lycée Hammou Boutlélis. Ces établissements pilotes sont répartis sur trois quartiers identifiés conjointement avec la direction de l'éducation à savoir, Ibn Sina ex-Petit-Lac, Haï Sabah, Sidi El Houari et les Planteurs.
"L'objectif de cette formation est de trouver une alternative à cette violence constatée quotidiennement dans tous les espaces et qui est, malheureusement, en train de se banaliser et de toucher les relations humaines de façon générale", a assuré le docteur Kamel Brikci, président de l'association SDH. Il a ajouté à ce propos : "Nous avons constaté qu'aujourd'hui, aussi bien à l'école que dans la famille, les jeunes ont tendance à construire leurs relations sur la base d'une certaine agressivité qu'elle soit verbale, physique ou morale. Nous avons remarqué, aussi, que dans la classe, l'enseignant utilise la menace et la violence. Les élèves, entre eux, règlent leurs problèmes à coups d'injures et de disputes et dans la famille, les parents ont tendance à éduquer leurs enfants avec des méthodes autoritaires, souvent, en les humiliant. Pareil dans la rue. Et donc, nous nous sommes dits qu'il faut s'attaquer à ce phénomène dit "ordinaire" devenue "normal" et de lui trouver une alternative", a expliqué notre interlocuteur. Pour ce dernier, cette alternative réside dans la constructions de liens sociaux avec des éléments constructeurs et positifs, entre autres des activités sociales et culturelles, sportives autour desquelles doivent se réunir l'ensemble des acteurs (enseignants, jeunes et enfants, ou bien les parents d'élèves ou alors les animateurs socio-culturels).
Toujours concernant la 1re étape du projet, il faut savoir qu'elle a profité à 45 enseignants  répartis sur 14 établissements scolaires, sur la communication interpersonnelle basée sur le positif et le vivre ensemble, aussi sur les méthodes pédagogiques basées sur la participation des jeunes et des enfants à leur propre enseignement.

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Nouvelle zone industrielle à Béthioua
Une superficie de 592 Ha dégagée

Lancé en mars dernier, le projet de création d'une nouvelle zone industrielle à Béthioua vient de se voir attribuer son terrain d’assiette. Il s'agit d'une superficie de 592 hectares, située au cœur de la ville pétrochimique, plus exactement, entre le port et la RN11, a-t-on appris d'une source autorisée. C'est la direction de l'industrie et des mines de la wilaya d'Oran, en coordination avec la commission de wilaya des investissements, qui assure le suivi de la réalisation de cet important projet qui, rappelons-le, s'inscrit dans le cadre d'un programme national portant création de nouvelles zones industrielles à travers 9 wilayas.
Le centre d'étude et de réalisation en urbanisme Oran (URBOR) avait présenté, il y a quelques semaines, trois propositions d'études d'aménagement et de viabilisation de la nouvelle zone aux autorités locales, lors d'une réunion tenue au siège de la wilaya. À ce propos, le wali d'Oran, Mouloud Chérifi, a instruit URBOR d’accélérer l'étude afin de lancer les travaux de réalisation dans les plus brefs délais possibles. Parallèlement à ce projet, la direction compétente à l'échelle de la wilaya travaille aussi sur le projet de réaménagement et de mise à niveau de la zone d'activité d'El Hamoul qui s'étend sur une superficie de 80 hectares à Tafraoui et pour lequel une enveloppe financière de 60 milliards de centimes a été dégagée. Elle est destinée principalement à la réalisation des réseaux sanitaires, d'AEP, le revêtement, l'éclairage public, etc.
En attendant l'avancement et la livraison de ces travaux, l'on croit savoir que pas moins de 500  demandes  d'octroi de terrain ont été réceptionnées par les services de la wilaya. Outre cette nouvelle zone à Béthioua, la wilaya d'Oran verra la création de 17 zones d'activité pour lesquelles une superficie globale de plus de 400 ha à travers la wilaya a été prospectée pour les accueillir. Ainsi, une assiette foncière de 40 hectares dans la commune de Hassi Mefssoukh, a été sélectionnée pour abriter une zone d'activité, idem pour la commune de Tafraoui, qui verra, prochainement, la création d'une autre zone d'activité s'étendant sur plus de 85 hectares, et ce, en attendant la création de deux autres, dans les deux localités Hassi Benokba et Hassi Bounif à l'est de la wilaya, totalisant plus de 100 hectares.
L'on saura par ailleurs, que les deux zones d'activités de Gdyel et Sidi Benyebka sont en cours de réaction. À cela s'ajoute la réhabilitation de l'ancienne (ZA) de Boutlélis qui devra accueillir une catégorie d'activités spécialisées. Les responsables de la wilaya ont prévu l'élaboration d'un cahier de charges orienté, sur la base duquel, une catégorie d'activités y sera implantée. L'on croit savoir, en outre, que les terrains sus-indiqués dont le choix a été confirmé pour accueillir les futures nouvelles zones, relèvent des domaines publics.
D'autres opérations sur le terrain de prospection de nouvelles assiettes ont été menées, mais n'ont pas encore abouti, car cela concerne des terrains à vocation agricole "à Oran, la demande d'octroi du foncier est en hausse et les zones existantes sont insuffisantes. Il faut savoir aussi, que les procédures de restitution des terrains, dont les attributaires possèdent des actes de propriété sont compliquées, tandis que les terrains qui ont été octroyés sur la base d'un simple acte de concession, les services de domaines publics peuvent enclencher la procédure de leur récupération en cas de non-respect du cahier de charges" avait indiqué un responsable local à notre journal. Ce dernier a ajouté qu'une opération de recensement des terrains susceptibles d'être récupérés, sera bientôt lancée.
 

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