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Grand angle : C’est dit !

Les Américains cherchent à renverser le régime iranien et ils ne s’en cachent plus. «Le président (Trump) est très clair, nous voulons que les Iraniens puissent faire entendre leur voix dans le choix de leur direction», a déclaré le secrétaire d’Etat américain.

PUBLIE LE : 09-08-2018 | 0:00
D.R

Les Américains cherchent à renverser le régime iranien et ils ne s’en cachent plus. «Le président (Trump) est très clair, nous voulons que les Iraniens puissent faire entendre leur voix dans le choix de leur direction», a déclaré le secrétaire d’Etat américain. Et comme il n’est un mystère pour personne que l’actuelle direction iranienne ne convient pas à l’actuelle administration américaine, aucun doute n’est donc permis sur les objectifs américains. Pour les atteindre, l’administration Trump s’en donne les moyens. Le dernier en date, est le rétablissement des sanctions dont une première vague est entrée en vigueur le 6 août. Une mesure qui vise surtout à asphyxier l’économie iranienne. L’habillage verbal donné pour justifier cette décision est pour le moins cousu de blanc. Car en vrai, en y recourant, Washington espère surtout exacerber le sentiment de colère, légitime au demeurant, que les Iraniens ressentent devant l’incapacité de leurs autorités à répondre dans l’immédiat à toutes leurs attentes socio-économiques. Aussi en affirmant que les Iraniens «sont mécontents de l'incapacité de leur direction à tenir les promesses économiques qu'elle leur a faites», le Secrétaire d’Etat américain défonce une porte ouverte. Son «constat» vaut du reste pour la majorité des pays de la planète. mais ce que Pompeo occulte c’est que de par leur politique suivie vis-à-vis de l’Iran, les Etats-Unis contribuent à accentuer les difficultés financières auxquelles ce pays fait face. Car quand bien même Mike Pompeo ajoutera que  «les Iraniens sont mécontents, pas envers les Etats-Unis mais envers leur propre direction», il ne pourra déresponsabiliser Washington. En effet, il ne peut ignorer que c’est l’hostilité américaine à l’égard de Téhéran qui est pour une grande partie responsable des difficultés actuelles de l’Iran. Pour preuve menacera le président américain  «Toute personne faisant affaire avec l'Iran ne le fera pas avec les États-Unis» en vue d’assurer le plus grand impact possible de la première série de sanctions entrées en vigueur le 6 août et en attendant qu’une seconde ne s'abatte le 4 novembre prochain sur le secteur énergétique. Les nouvelles sanctions imposées à l'Iran sont «les plus mordantes», a aussi indiqué dans un tweet le Président américain, ajoutant qu'en novembre elles allaient «monter à un autre niveau». Le régime iranien qui ne compte pas céder aux pressions américaines, aura-t-il les ressources nécessaires pour surmonter cette conjoncture difficile ? Les Européens, soucieux de leurs intérêts se sont dits déterminés à «protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l'Iran». Reste à savoir si le soutien que l’Europe lui apporte sera suffisant.
Nadia K.

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