samedi 18 aot 2018 21:36:42

Environnement urbain : Que sont devenus les laveurs de vitrines d’antan ?

Prévoir un contrat périodique d’entretien, ne serait-ce que moral.

PUBLIE LE : 09-08-2018 | 0:00
D.R

Durant les années 1960-70-80, ils arpentaient quotidiennement les grandes artères de la capitale, nettoyant ici et là les vitrines des magasins en échange d’un pécule donné de bon cœur par les commerçants. Aujourd’hui ils ont pratiquement disparu sans qu’on ne sache trop pourquoi, ni comment ?

Ils, ce sont bien sûr ces laveurs traditionnels de vitrines qui alors, pour le plus grand bien des commerçants de la capitale faisaient partie —et d’une grande utilité—du paysage urbain. On les voyait matin et soir s’atteler avec ardeur à leur tâche qui consistait à nettoyer du mieux possible les devantures de magasins, ainsi que leurs enseignes et auvents.
Or, à bien y regarder, que constate-t-on aujourd’hui lorsqu’on parcourt ne serait-ce que les grandes artères de la capitale ? D’abord cette anomalie qui d’emblée agresse le regard du passant, en l’occurrence ces quelques auvents lacérés par le temps et enseignes, lesquels, telles des survivances d’une époque lointaine, sont à présent dans un tel degré d’encrassement qu’on se demande pourquoi, à défaut d’avoir été nettoyés comme il se doit lorsqu’ils étaient encore en bon état, n’ont pas tout simplement été enlevés ou remplacés entre-temps car, voyez-vous, ils continuent de choquer sans façon le regard du citoyen avisé. Et de se demander aussi pourquoi une telle négligence, surtout qu’il s’agit de la capitale qui est censée être, vis-à-vis de l’étranger de passage, la vitrine attitrée du pays.
Eh oui, il est difficile de croire qu’aujourd’hui ces traditionnels laveurs de vitrines, avec, l’on s’en souvient, pour seul équipement un seau d’eau, une raclette et un chiffon sec, assuraient tant bien que mal la netteté, signe de propreté et de fierté, des vitrines de nombreux magasins et commerces de la capitale.
Faut-il savoir, à ce titre, que pour un commerce donné, les vitrines reflètent l’image de l’enseigne en question. Une vitrine ou un showroom poussiéreux ou mal entretenu ne peut donner, à coup sûr, qu’une bien mauvaise impression au client qui risque alors de devenir plutôt indécis, voire ne plus entrer dans le magasin ou le showroom en question.

Prévoir un contrat périodique d’entretien,  ne serait-ce que moral.

Cela dit, dans les commerces et boutiques d’une manière générale, il est courant, même si cela a entre-temps diminué quelque peu en intensité, que le personnel de vente soit chargé du nettoyage de vitrines. Or, depuis peu, cela s’avère peu pratique et dans de nombreux cas risque à la limite d’être dissuasif vis-à-vis de la clientèle potentielle, surtout si des clients entrent au même moment dans le magasin ; il faudra alors tout recommencer par la suite. Le temps ainsi pris pour le nettoyage, croit-on savoir, n’est pas dédié à des tâches spécifiques telles que la réception de livraisons ou le ré-achalandage des rayons. Faire donc appel à un laveur individuel ou éventuellement, si elles existent encore, à une des entreprises de nettoyage de vitrine signifie moins de temps consacré à celui-ci, et donc forcément gain d’argent.
Le commerçant scrupuleux de son environnement urbain pourrait alors convenir d’une périodicité en contractant, avec un préposé en nettoyage de vitres, soit-il individuel ou une entreprise, c’est selon les moyens de chacun, un contrat d’entretien —ne serait-ce que moral— qui soit de périodicité diverse, hebdomadaire, bimensuelle ou même mensuelle. Mais encore faudrait-il que ces «nettoyeurs» de vitrines existent à nouveau, ce qui n’est pas tout à fait garanti dans la mesure où, observation faite, la plupart des commerçants, peut-être par souci d’économie financière, préfèrent s’en occuper eux-mêmes, mais très rarement faut-il le préciser. Ou bien n’envisagent même pas, une fois leur activité commerciale démarrée, ne serait-ce qu’un tout petit budget dédié périodiquement aux charges récurrentes telles que le nettoyage des vitrines ou l’intérieur du commerce proprement dit. Toutefois, il ne faut pas désespérer. Nous croyons toujours en une possible intervention des services concernés de la wilaya ou des APC d’Alger-centre, de celles qui inciteraient les commerçants à entretenir régulièrement l’aspect extérieur de leurs magasins et boutiques, car pour ce qui est de l’intérieur, il faut bien admettre que, dans la plupart des cas, les commerces de la capitale font plutôt bonne figure.
Kamel Bouslama
 

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