mercredi 17 octobre 2018 13:48:31

Céréaliculture : Une priorité de l’état

54.000 hectares équipés de systèmes d’irrigation d’appoint

PUBLIE LE : 09-08-2018 | 0:00
D.R

Filière stratégique, la céréaliculture bénéficie de mesures et d’appuis spécifiques destinés à en optimiser  le potentiel de productivité à travers l’amélioration du niveau de rendement à l’hectare conformément  à l’objectif de sécurité alimentaire fixé dans le cadre de la politique agricole, dont les axes ont été définis lors de la conférence de Biskra sur l’agriculture, en 2009.

Les actions engagées dans ce sens visent, ainsi à étendre la surface irriguée, pour la filière, dont l’intérêt relève des priorités de l’Etat, pour atteindre, d’ici 2020, une production globale de 69,8 millions quintaux à la faveur d’une extension de 5% des superficies dédiées à cette culture. Aussi, l’autosuffisance en blé dur et en orge constituent les priorités des responsables du secteur de l’agriculture. Un objectif souligné par le directeur général de l’office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), dans une déclaration à la radio Chaîne III, mardi dernier. M. Mohamed Belabdi a précisé que 600.000 hectares en irrigué suffiraient pour assurer l’autosuffisance du pays en blé dur, mais à condition que les agriculteurs suivent les itinéraires techniques afin de produire un minimum de 50 quintaux à l’hectare. Il s’agira aussi, a-t-il souligné, de maîtriser l’utilisation des équipements et l’introduction massive des systèmes d’économiseurs d’eau. «L’effort doit être doublé. Il faut travailler pour l’irrigation à point», dira dans ce sens, M. Belabdi qui mettra l’accent sur la poursuite des différents soutiens de l’Etat, au profit de la filière céréalière, notamment en ce qui concerne l’acquisition de matériels d’irrigation avec un apport de 50 %.

54.000 hectares équipés de systèmes d’irrigation d’appoint

Les superficies destinées à la céréaliculture, en Algérie, sont dépendantes pour 98% de la pluviométrie, d’où la démarche des autorités pour la mise en place d’un vaste programme pour assurer leur irrigation en période défavorable. Un programme qui suscité l’engouement des agriculteurs, et qui a donné des résultats, a-t-il souligné tout en précisant que, quelque 54.000 hectares réservés à cette culture ont été équipés de ces systèmes d’irrigation. L’Algérie couvre actuellement la moitié de ses besoins en blé dur et une partie infime en blé tendre, le reste étant importé pour quelques 3 milliards de dollars/an ce qui explique cette détermination de l’Etat à œuvrer pour l’intensification de la production céréalière dans la prochaine phase, entre autres filières stratégiques. Le même responsable avait déclaré dernièrement, à partir de Mascara, en marge de la signature d’un accord de coopération entre l’OAIC et l’université Mustapha-Stambouli, qu’une autosuffisance en blé dur sera réalisée dans 3 à 4 années, en application du programme arrêté par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. M. Mohamed Belabdi a fait savoir que l’Office qu’il dirige a mis en place un programme sur décision du département de tutelle pour développer et augmenter la production de blé dur et dont les résultats se révélaient déjà prometteurs pour atteindre l’autosuffisance dans ce créneau, voire réaliser des excédents à l’exportation. Le DG de l’OAIC devait préciser que l’intérêt va en particulier aux régions de production conventionnelle s’appuyant sur l’irrigation d’appoint et un parcours technique.

Une autosuffisance de 90% en blé dur et de 100% en orge, dès 2020

Les efforts consentis au cours de ces dernières années, ont permis d’augmenter le rendement de 7 à 20 quintaux à l’hectare et même plus grâce notamment à l’accompagnement de la recherche scientifique, a-t-il indiqué. Un segment que le ministère en charge du secteur a intégré dans sa démarche de par son importance dans l’amélioration de la qualité du produit et l’optimisation de la production. Le directeur du département des céréales et du soutien de la production à l’office algérien interprofessionnel des céréales avait déclaré, en avril dernier, (programme «Madar El Iktissad» (La sphère de l’économie) du service audio-visuel de l’APS), que l’office ciblait, d’ici deux ans, soit, en 2020, une autosuffisance à hauteur de 90% en blé dur et de 100% en orge.
M. Noureddine Amrani précisera, pour la circonstance que, «l’Office a donné des instructions pour le soutien des agriculteurs dans l’utilisation des semences traités et des engrais afin d’augmenter le niveau de la production à cette échéance et, de combler également un déficit de 15 millions de quintaux par le recours aux techniques et procédés modernes, en matière d’irrigation et de mécanisation. «Grâce à ces mesures dans les activités de labour, de semis et de récolte sur une superficie totale de 80.000 hectares, le rendement prévu est de 40 quintaux/ha, soit un gain de production d’un million de quintaux», avait-t-il souligné.
Aussi, l’OAIC œuvre au perfectionnement des systèmes d’irrigation sur une superficie totale de 220.000 ha afin de sécuriser la production céréalière, et permettre une production supplémentaire de 3,3 millions quintaux, devait-il ajouter.
D. Akila
 

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