samedi 17 novembre 2018 12:50:28

Canicule : Une conséquence du réchauffement climatique

Canicule en été, hiver sans neige… dérèglement du climat car on ne fait plus la différence entre les saisons… Quelles conséquences auront concrètement ces changements climatiques sur notre environnement ? Jusqu'à quel point l’homme est-il responsable de ces évolutions négatives ?

PUBLIE LE : 07-08-2018 | 0:00
D.R

Canicule en été, hiver sans neige… dérèglement du climat car on ne fait plus la différence entre les saisons… Quelles conséquences auront concrètement ces changements climatiques sur notre environnement ? Jusqu'à quel point l’homme est-il responsable de ces évolutions négatives ?

Tout au long de l'histoire de notre Terre, celle-ci a connu des changements climatiques. Ces modifications du climat étaient toujours du à des causes naturelles. Le changement climatique actuel est, quant à lui, davantage la conséquence des activités de l'homme. Il a également des impacts importants au niveau mondial tant pour l'humanité que pour l'environnement. Les saisons les plus chaudes du siècle dernier seront les saisons les plus froides du siècle prochain. Réchauffement de la planète, catastrophes naturelles, augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies torrentielles, les tempêtes et les sécheresses, élévation du niveau de la mer… Ce sont-là les prédictions affolantes des climatologues et météorologues pour les années à venir.  L’Algérie échappera-t-elle à ces prévisions alarmantes ?
Notre pays connaît des étés de plus en plus chauds. Cette année encore, la saison estivale est extrêmement caniculaire. Les fortes chaleurs enregistrées depuis juin dernier et  particulièrement en juillet, témoignent d’un réel réchauffement climatique…
Depuis le début du mois de juillet, l’Algérie a déjà connu «six périodes caniculaires alors qu’elle en a enregistré cinq en 2017 aux mois de juin et juillet», note la directrice de communication de l'Office national de météorologie (ONM), Mme Houaria Benrekta. Néanmoins, l’ONM rappelle que les mois de mai et de juin ont à l’inverse été particulièrement doux avec des orages, des chutes de pluie et de grêle ainsi que des températures agréables.
Il faut dire que la situation de l'Algérie est des plus précaires du fait que le GIEC (instance des Nations unies regroupant plus de 2.500 chercheurs qui étudient les changements climatiques) prévoit, pour le nord de l'Afrique, des épisodes violents de pluies, de froid, mais aussi, une sécheresse qui sera de plus en plus structurelle. Le plus dramatique dans tout cela, c'est qu'aucune des variétés agricoles qui poussent aujourd'hui dans les champs n'est adaptée aux conditions qui seront les nôtres dans 50 ou 60 ans. Si nous ne trouvons pas une solution pour permettre à l'agriculture de s'adapter aux changements climatiques. «Les changement intervenus dans la stratosphère sont à l’origine d’une réduction du couvert végétal en Algérie.

Prévention et sensibilisation  à l’économie de l’eau

L’impact négatif du changement climatique au niveau des zones arides et semi-arides est flagrant, au vu du recul du taux des précipitations estimé à 17%, dans le Centre et l’Est du pays, et de 27% à l’Ouest», estime le responsable du département de l’élevage animal au Haut-commissariat au développement de la steppe (HCDS), M. Brouri Lakhdar. Le changement climatique dans certaines régions au climat froid a eu un impact considérable sur le rendement des surfaces pastorales, dont le rendement à l’hectare ne dépasse plus les 70 unités fourragères, contre 140 unités, durant les années 1970 du siècle dernier, a ajouté ce responsable, estimant à 50% le taux de recul du stock des fourrages au niveau de ces surfaces. Cet ingénieur de formation a estimé que le recul des surfaces d’armoise et la perte de surfaces d’alfa dans le sud-ouest du pays ont eu un impact direct sur le changement des méthodes d’élevage animal dans ces zones, où les éleveurs s’appuient désormais sur d’autres types d’aliments de bétail, à l’exemple de l’orge, qui est soutenu par l’État. Le HCDS œuvre actuellement à la réhabilitation de près de 3 millions d’hectares de parcours sur une surface globale de 7 millions d’hectares. Par ailleurs, et afin de remédier un tant soit peu à ces conséquences, l’Algérie a inscrit la lutte contre les changements climatiques dans ses programmes de développement, à travers la mise à niveau de son cadre institutionnel et législatif, et île lancement de projets-pilotes. Rappelons que l’Algérie fait partie des rares pays qui ont réalisé un projet de capture et de stockage du carbone dans les formations géologiques à Aïn-Salah, dans le Grand Sud. D’un autre côté, des efforts sont particulièrement axés sur la réalisation d’actions de plantation, de protection et de multiplication des points d’eau, en vue de la préservation de la ressource animale dans ces régions, estimée à plus de 21 millions de têtes, et constituant une source de revenu pour une population globale de 7 millions d’âmes. Parmi les actions urgentes que l’Algérie doit mener c’est de renforcer la campagne de prévention et de sensibilisation à l’économie de l’eau, ce précieux liquide avec des gestes forts et tout au long de l’année à travers l’ensemble des moyens de communication.
Le réchauffement planétaire introduit un facteur supplémentaire d'inégalité et de disparité entre les différentes zones géographiques du globe. Les populations des pays les plus pauvres du monde sont les plus vulnérables face aux effets du changement climatique, alors qu'ils sont les moins responsables. Il faut savoir que d’ici 2030 la planète comptera 100 millions de personnes supplémentaires vivant dans l'extrême pauvreté si aucune action n'est prise pour limiter l'impact du réchauffement climatique, selon un rapport de la Banque mondiale publié tout récemment.
Farida Larbi

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions